Martin Fessard
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Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Lille
Mélusine Pagnier
Face à l'urgence climatique, la rénovation énergétique des logements en France représente un enjeu majeur du XXIe siècle. Malgré les directives gouvernementales successives visant à atteindre l'objectif « zéro carbone » à l'horizon 2050, les opérations mises en œuvre attestent d'un retard quantitatif et qualitatif considérable. La réduction des consommations énergétiques espérée reste insuffisante, en partie parce que l'efficacité des travaux entrepris dépend pour moitié des comportements des habitants. Dans ce contexte, cette recherche interroge la portée des démarches participatives dans la rénovation des logements sociaux, qui concentrent des défis démocratiques particulièrement importants. Plus spécifiquement, elle s'appuie sur l'expérimentation de permanence architecturale de recherche dans une cité minière. Le Bassin Minier du Nord et du Pas-de-Calais, avec ses enjeux socio-économiques, environnementaux et patrimoniaux, constitue un terrain propice au développement de ce type d'approches participatives territorialisées. À partir d'une étude approfondie de l'histoire, des pratiques et des critiques de la participation, cette thèse interroge simultanément l'implication des habitants dans la conception des rénovations et celle du chercheur en architecture dans les communautés avec lesquelles il collabore. Elle dessine de nouveaux horizons démocratiques dans la rénovation des cités minières et propose, plus largement, un regard prospectif sur la rénovation permanente du logement social, envisagée comme un soin quotidien et durable envers l'existant et ses évolutions.