© Metra et Associés Architectes
© Metra et Associés Architectes
© Metra et Associés Architectes
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Besançon
France
- Taille de l'opération : 29 logements
- Nature : 10 PSLA, 15 PLUS, 4 accession libre et un espace de bureaux
- Typologies : T2 (2), T3 (9), T4 (18)
- Espace commun : 110,89 m² d'espace de bureaux
- Surface SDP : 2851 m²
- Surface SHAB : 2429 m²
- Innovations : filière bois territoriale, aménagements à la carte
L’innovation de ce projet de logements abordables et évolutifs en secteur NPNRU repose sur la mobilisation de la filière bois/matériaux biosourcés territoriale, avec les acteurs du territoire et les communes forestières qui permet une maîtrise des coûts de construction pour garantir le caractère abordable des logements.
Tous les acteurs (Ville, maîtrise d'ouvrage, filière territoriale, habitants, laboratoire de recherche, etc.) sont associés dès l’amont du projet. Cette méthodologie de travail est rendue possible à travers un processus de "Design thinking" associant l’ensemble des partenaires et un travail à bilan ouvert. La qualité des logements est garantie par une grande diversité typologique des logements et des aménagements à la carte avec une forte présence d’espaces extérieurs privatifs et partagés.
Tous les logements sont traversants avec des espaces extérieurs privatifs. Les deux premiers niveaux (RDC bas et RDC haut) accueillent des duplex traversants, avec les qualités des maisons de ville (jardins avant et arrière).
Les niveaux R+1 et R+2 accueillent des logements traversants (pour les T3 et T4) ou à double orientation (pour les T2), desservis au nord par une coursive extérieure. Enfin, en R+3 sur la toiture terrasse, trois « maisons sur le toit » accueillent le haut des 3 duplex du R+2.
Le début des travaux est prévu pour le deuxième semestre 2026.
L’opération devait initialement servir la diversification du NPNRU : des logements individuels en PSLA, c’est-à-dire en accession sociale, et en accession libre, confiés respectivement au bailleur social Neolia et à un promoteur privé. Le contexte économique global (notamment les coûts de construction et les taux d'emprunts des ménages accédants) et la situation de Planoise se sont révélés intenables. Ces difficultés ont amené les opérateurs privés intéressés à finalement renoncer.
Trois décisions ont alors été prises, chacune contournant le verdict du bilan d’opération :
- Une dérogation exceptionnelle de l’Etat pour autoriser la production de 15 logements locatifs sociaux (PLUS) portés par Néolia en plus des 10 logements en PSLA.
- L’architecte concepteur s’est constitué en co-maître d’ouvrage via une SCI dédiée pour porter quatre logements en accession libre permettant d’atteindre l’équilibre entre nombre de logements et coûts de construction, se transformant de prestataire en investisseur.
- La filière bois locale a été mobilisée non plus seulement comme ambition environnementale, mais aussi comme levier de maîtrise des coûts par le circuit court, le bois provenant de la forêt de Chailluz, propriété de la ville, est vendu de gré à gré au titulaire du marché par l’ONF qui exploite la forêt pour la collectivité.
Au total, un projet initialement déséquilibré est devenu faisable par la réorganisation de la maîtrise d'ouvrage.
L’opération avait initialement pour objectif de contribuer à la diversification de l’offre de logements dans le cadre du NPNRU, en associant des maisons individuelles en accession sociale (PSLA) et en accession libre, portées respectivement par le bailleur social Néolia et un promoteur privé.
Toutefois, le contexte économique – marqué notamment par la hausse des coûts de construction et des taux d’emprunt des ménages accédants – ainsi que les spécificités du marché immobilier à Planoise ont rapidement compromis la viabilité du projet. Face à ces difficultés, l'opérateur privé qui s’était positionné a finalement renoncé à son engagement. Or, l'équilibre de l'opération n'était pas atteignable uniquement avec la production des 10 logements en PSLA.
Afin de rendre l’opération réalisable, trois décisions majeures ont été prises, chacune permettant de dépasser les contraintes mises en évidence par le bilan d’opération.
La première a consisté en l’obtention d’une dérogation exceptionnelle de l’État autorisant Néolia à produire 15 logements locatifs sociaux (PLUS) en périmètre NPNRU, en complément des 10 logements prévus en PSLA.
La deuxième a vu l’architecte concepteur devenir co-maître d’ouvrage, en créant une SCI dédiée destinée à porter quatre logements en accession libre. Cette évolution inédite de son rôle, de simple prestataire à investisseur, a permis d’atteindre un équilibre économique entre le nombre de logements réalisés et les coûts de construction.
Enfin, la filière bois locale a été mobilisée non seulement comme réponse aux ambitions environnementales du projet, mais également comme levier de maîtrise des coûts grâce au recours à un circuit court. Le bois, issu de la forêt de Chailluz, propriété de la Ville, est exploité par l’ONF pour le compte de la collectivité puis vendu de gré à gré au titulaire du marché.
Au final, un projet dont l’équilibre économique apparaissait initialement compromis a pu être rendu réalisable grâce à une recomposition de la maîtrise d’ouvrage et à l’activation de leviers juridiques, économiques et territoriaux.
- Collectivité : Commune de Besançon
- Maitrise d’ouvrage : Neolia et SCI ARTHIS
- Architecte : Metra et Associés Architectes
- Structure de recherche : Laboratoire AMP
- Autres membres de l'équipe : Simonin – Cluster Robin (acteurs clé de la filière bois territoriale)