Projets

Photo
© Atelier de l'Ourcq

© Atelier de l'Ourcq

Equipe
Communes d'Essay et de Ports-sur-Vienne, Atelier de l’Ourcq
Région
Centre-Val de Loire
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 8 logements : 6 logements neufs, 2 logements réhabilités.
  • Innovations : Réhabilitation, construction individuelle dense en milieu rural.
Description

L'expérimentation a été lancée dans deux communes rurales aux caractéristiques comparables, Ports-sur-Vienne et Essay, avec l'ambition d'inventer une méthode de production de logements à la fois abordables, sobres et adaptés au contexte des territoires ruraux peu tendus. L'hypothèse de départ consistait à faire des constructeurs de maisons individuelles, principaux producteurs de logements dans ces territoires, de véritables partenaires de la revitalisation des centres-bourgs, en les associant très en amont à la conception et à la programmation des opérations.

L'objectif était de conserver les atouts économiques du modèle « lot à bâtir + contrat de construction de maison individuelle » — coûts maîtrisés et commercialisation progressive adaptée à une faible demande — tout en faisant évoluer les pratiques des constructeurs vers des formes d'habitat plus denses, mieux intégrées au tissu ancien, moins consommatrices de foncier et plus vertueuses sur le plan environnemental, notamment grâce au recours à des maisons en bois et à des matériaux biosourcés. En conciliant qualité urbaine, maîtrise des coûts et sobriété écologique, cette expérimentation cherchait à proposer un nouveau modèle de production du logement en milieu rural.

Retour d'expérience

Toutefois, l'expérimentation n'a pas pu se déployer plus avant à Ports-sur-Vienne du fait d'un arbitrage de la collectivité de produire des logements dans le cadre d'une concession d'aménagement avec l'aménageur locale qui n'aboutissait pas à cause d'un équilibre entre volume à produire et commercialisation difficile à trouver. Cela a conduit à recentrer l'expérimentation sur Essay. 

Parallèlement, la crise traversée par le secteur de la construction de maisons individuelles a amené à faire évoluer l'hypothèse de départ, les constructeurs de maisons individuelles ayant recentré leurs activités sur des zones plus denses dans cette période. 

Grâce à une démarche de programmation associant élus, habitants, partenaires institutionnels et experts, le projet s'est progressivement transformé en une opération de réhabilitation de l'ancien presbytère, complétée par la création d'une dizaine de petits logements locatifs, principalement destinés aux seniors mais également ouverts aux jeunes actifs, organisés autour d'espaces communs. Cette évolution illustre la méthode développée par l'Atelier de l'Ourcq : partir d'une intuition, la confronter aux réalités locales et faire évoluer le projet jusqu'à construire une réponse véritablement adaptée aux besoins du territoire.

Au-delà du projet lui-même, cette expérimentation constitue un retour d'expérience particulièrement riche. Elle montre qu'une démarche de coconstruction, associant très tôt habitants, élus, services de l'État, organismes financeurs et partenaires techniques, permet de faire émerger des projets plus justes, plus sobres et mieux adaptés aux capacités des petites communes. À Essay, cette méthode a permis de fédérer un large réseau d'acteurs, parmi lesquels la Carsat, les services de l'État et le programme Villages d'avenir, et de construire un plan de financement qui était en voie d'aboutissement. 

Malgré cette dynamique, la municipalité a finalement choisi de ne pas poursuivre l'opération. Cette issue rappelle les difficultés auxquelles sont confrontées les petites collectivités : le coût des études préalables, l'incertitude sur les subventions, les contraintes de trésorerie et d'endettement, mais aussi la nécessité de maintenir un portage politique solide tout au long d'un projet complexe. Si l'opération n'a finalement pas vu le jour, elle laisse derrière elle une méthode éprouvée et de précieux enseignements pour accompagner les futures démarches de revitalisation des centres-bourgs ruraux.

Equipe du projet
Photo
© Equipe du projet

© Equipe du projet

© Keno extraction des sols

© Keno extraction des sols

©photographe : Sandrine Iratçabal, Préparation manuelle d’un mélange pour la fabrication de briques de terre crue

©photographe : Sandrine Iratçabal Préparation manuelle d’un mélange pour la fabrication de briques de terre crue

©photographe : Sandrine Iratçabal entrepôt pour les briques de terre crue

©photographe : Sandrine Iratçaball, entrepôt pour les briques de terre crue

©photographe : Sandrine Iratçabal, entrepôt pour les briques de terre crue

©photographe : Sandrine Iratçabal, entrepôt pour les briques de terre crue

© Gaëtan Amossé

© Gaëtan Amossé

Equipe
Commune de Lormont, Domofrance, KENO Architectes
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 73 logements
  • Innovations : les terrains de seconde main comme support de logements résilients
Description

Le projet "Sols Contraints, Bien(s) Commun(s)" vise à transformer des sols urbains contraints (proche des infrastructures de transport, soumis à des plans de préventions de risques, pollués) en ressources collectives, en s’appuyant sur une logique d’économie circulaire et d’innovation territoriale.

Ancré sur la rive droite de Bordeaux, il part du constat d’un territoire riche en fonciers stratégiques mais bloqués par des contraintes environnementales et techniques. La démarche repose sur l’analyse des flux de matériaux sortants de la métropole, notamment les terres excavées, majoritairement considérées comme des déchets. Le projet propose de revaloriser localement ces déblais de chantier, en limitant leur évacuation, afin d’en faire des ressources collectives pour l’aménagement et la construction. Deux axes principaux sont explorés : la régénération écologique de sols pollués via des dispositifs de phytomanagement et la transformation d’argiles excavées non polluées en matériaux de construction en terre crue (terre allégée et briques de terre extrudées).

Le projet s’appuie sur une logique collaborative, mobilisant acteurs publics et privés pour structurer une filière locale « TERRE CRUE », sans investissement industriel lourd, en valorisant & en hybridant les savoir-faire existants.

La démarche adopte une approche performantielle et expérimentale, visant à démontrer la faisabilité technique, économique et environnementale de ces solutions, tout en s’inscrivant dans un cadre réglementaire et normatif en évolution.

Retour d'expérience

Dans le cadre de l'accompagnement permis par l'incubateur du programme Engagés pour la qualité du logement de demain, l'équipe de recherche et développement composée de Keno architectes et Nobatek a décidé de mettre en récit le processus de projet en s'associant avec le dessinateur Gaétan Amossé pour produire une fresque.

A mi-chemin entre l’artefact culturel et la mise en récit du processus empruntant certains codes à la bande dessinée, la fresque vise à valoriser ce projet collaboratif en déroulant sa complexité et en la rendant aussi bien accessible au grand public qu’aux experts. Il nous a paru nécessaire de donner à voir les ficelles du territoire et du monde que tire cette volonté de bifurcation écologique et sociale. Nous pensons que dévoiler au plus grand nombre la complexité de son processus, c’est infuser positivement l’imaginaire collectif et rendre partout possible une telle bifurcation.

Plongez vous dans la fresque

fresque A3

Equipe du projet
 
 
Parole de lauréats

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© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

© Ablomé

Equipe
Grand Poitiers, Benjamin CHATEAU & Émilie PIRAT, ABLOME
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 4 logements
  • Innovations : nouveau modèle de production avec les acteurs du bâtiment à partir d’une étude d’impact afin de développer l’utilisation de la technique constructive de la terre crue
Description

La Fab'Hab est un projet expérimental d'habitat partagé locatif développé à Poitiers. Il prolonge une première expérience réussie de colocation intergénérationnelle implantée sur le même site et explore une question encore peu abordée : comment produire un habitat partagé lorsque les futurs habitants ne sont pas encore connus ? Plutôt que de constituer une communauté avant la conception du projet, la démarche consiste à créer une architecture ouverte, évolutive et réversible, capable de faire émerger progressivement des usages collectifs. Le projet prévoyait la réalisation de 4 à 5 logements locatifs autour d'espaces mutualisés (jardin, structure capable, ateliers, locaux communs), conçus comme une véritable infrastructure de communs favorisant les rencontres, l'entraide et l'appropriation collective. Cette approche associait sobriété constructive, recours aux matériaux biosourcés et géosourcés, réemploi, confort climatique passif et gouvernance évolutive, afin de faire du logement un support des transitions écologiques et sociales plutôt qu'un simple objet immobilier.

Le projet a fait partie de l'incubateur du programme Engagés pour la qualité du logement de demain.

Retour d'expérience

Au-delà du projet architectural, la Fab'Hab propose une évolution profonde de la manière de concevoir et de produire le logement. L'expérimentation montre que la qualité d'un habitat partagé repose moins sur la définition exhaustive des espaces que sur la capacité du projet à accompagner leur appropriation dans le temps. Elle place ainsi l'Assistance à Maîtrise d'Usage, les ateliers participatifs, les chantiers collectifs et une gouvernance progressive au cœur du processus, depuis la conception jusqu'à la vie du bâtiment. Le projet considère que la livraison des logements ne marque pas la fin de l'opération, mais le début d'une nouvelle phase où les habitants construisent progressivement les usages, les règles de fonctionnement et les communs du lieu. Cette temporalité longue permet d'expérimenter un modèle reproductible conciliant qualité d'usage, maîtrise des coûts, résilience climatique, sobriété des ressources et renforcement des solidarités de proximité. La Fab'Hab se présente ainsi comme un démonstrateur à l'échelle réelle, destiné autant à produire des logements qu'à générer des connaissances et des méthodes transférables à d'autres opérations d'habitat partagé locatif.

Au cours de son développement, l'équipe projet a toutefois été confrontée aux difficultés de montage propres aux opérations expérimentales privées, notamment dans un contexte de forte hausse des taux : équilibre économique fragile, hausse des coûts de construction, recherche de financements complémentaires et nécessité d'adapter à plusieurs reprises le programme pour préserver l'ambition initiale. Plusieurs scénarios ont ainsi été étudiés afin de maintenir la faisabilité du projet, en optimisant son phasage, son montage financier et ses choix constructifs. Malgré ces ajustements, le projet a finalement été abandonné par la maîtrise d'ouvrage. Cette issue renforce néanmoins la valeur du travail mené, qui constitue aujourd'hui un retour d'expérience précieux sur les conditions nécessaires à l'émergence de nouvelles formes d'habitat partagé.

Dans sa phase de réalisation, le projet aurait permis d'expérimenter des solutions constructives sobres fondées sur l'utilisation de matériaux biosourcés et géosourcés, notamment la terre crue issue du site et le béton de chanvre. La « Structure Capable » aurait servi de support à ces essais, tout en intégrant une réflexion sur le réemploi des matériaux, la conception bioclimatique et le confort d'été. Bien que le projet n'ait pas pu être réalisé, ces recherches ont contribué à enrichir les réflexions sur des modes de construction plus durables, reproductibles et adaptés aux enjeux de la transition écologique.

Deux livrets ont été produits par la maîtrise d’œuvre présentant le projet et des éléments de capitalisation qui sont disponibles ici :

Equipe du projet
  • Collectivité : Grand Poitiers
  • Maîtrise d'ouvrage : Benjamin CHATEAU & Émilie PIRAT
  • Architecte : ABLOMÉ Architecte
  • Structure de recherche : Calyxis
  • Autres membres de l'équipe : Climat Conseil, INTERSECTIONS, UX’it
Parole de lauréats

Photo
Jardin d'hiver ©Rotunno Justman Architectes

Jardin d'hiver ©Rotunno Justman Architectes

Vue d'ensemble ©Rotunno Justman Architectes

Vue d'ensemble ©Rotunno Justman Architectes

Coquilles d'huîtres de Cancale (c) Juliette Pavy

Coquilles d'huîtres de Cancale (c) Juliette Pavy

(c) Juliette Pavy

(c) Juliette Pavy

La Plage de Cancale (c) Juliette Pavy

La Plage de Cancale (c) Juliette Pavy

A la Plage de Cancale (c) Juliette Pavy

A la Plage de Cancale (c) Juliette Pavy

Equipe
Commune de Cancale, Association Vivons Ensemble, Rotunno Justman Architectes
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 28 logements
  • Nature : libre, 5 PLS
  • Typologies : studios et collocations (20), T2 (4), T3 (4)
  • Locaux : espaces communs mutualisés (100m2), MAM (150m2), tiers-lieux (150m2)
  • Innovations : Habitat permettant de maintenir l’autonomie des personnes séniors par le lien social
Description

À proximité d’un hôpital et d’un EHPAD, ce projet expérimente la construction de quatre maisons multigénérationnelles, composées autour d’un lieu commun afin de permettre aux personnes âgées isolées de vivre dans une petite collectivité familiale en restant le plus possible actives pour conserver leur autonomie. La forme d’habitat propose différents gradients d’intimité : chambre individuelle, maisonnée de 4 à 5 personnes et résidence globale composée de 4 maisonnées.

 

Equipe du projet
Expérimentation

L’expérimentation « Béton de Cancale » (BéCOQ) avait pour ambition de développer un béton structurel intégrant des coquilles d’huîtres issues du gisement ostréicole local, en substitution des granulats minéraux traditionnels, dans une logique d’économie circulaire et de réduction de l’empreinte carbone du secteur de la construction. Menée avec le laboratoire BGEA, la démarche a consisté à caractériser puis tester une formulation à base de coquilles concassées et criblées (fractions 0/6 et 6/14), sans traitement thermique, afin d’évaluer son aptitude à un usage en environnement marin sévère de classe d’exposition XS3. Le choix méthodologique reposait sur une recherche indépendante visant à produire une formulation réplicable et non brevetée, permettant à terme une appropriation par l’ensemble de la filière plutôt qu’une solution dépendante d’un industriel unique.

Conclusions et retours d’expérience
L’expérimentation a montré que l’objectif initial consistant à remplacer totalement les granulats traditionnels par des coquilles d’huîtres dans un béton destiné à des usages structurels en bord de mer n’était pas encore atteignable. Les essais ont mis en évidence que les coquilles, par leurs caractéristiques propres, modifient le comportement du béton et limitent ses performances lorsqu’elles sont utilisées en trop grande quantité. Toutefois, ce résultat constitue un enseignement précieux : il a permis d’identifier les conditions dans lesquelles la valorisation des coquilles reste pertinente. La piste la plus prometteuse consiste désormais à intégrer une part plus mesurée de coquilles dans le béton, tout en conservant les qualités nécessaires à son usage. Cette approche permettrait de valoriser un déchet local, de réduire l’impact environnemental du matériau et d’ouvrir la voie à de nouvelles solutions de construction plus circulaires. Au-delà du résultat technique, le projet BéCOQ démontre l’intérêt d’expérimenter, de tester et d’apprendre collectivement pour faire émerger des matériaux innovants adaptés aux usages réels.

Retours d'expérience

Deux grands objectifs stratégiques sont portés par la maîtrise d'ouvrage et l'équipe du projet.

Une innovation dans l'utilisation des matériaux avec la récupération et la transformation d'huîtres en béton. Le choix de travailler avec un laboratoire a été retenu, adossé à la désignation précoce d’un contrôleur technique. Une fois la formulation validée, n’importe quelle entreprise aurait pu reproduire ce type de béton, la filière des coquilles n’étant verrouillée par aucun brevet privé. Au terme du travail de mise au point en laboratoire, la formulation envisagée n’a toutefois pas pu être validée pour des raisons techniques liées au comportement du matériau. L’expérimentation produit malgré tout un résultat utile à la filière : la documentation rigoureuse d’une voie testée, ses limites identifiées, et un référentiel méthodologique pour des équipes futures qui chercheront à valoriser d’autres coproduits ostréicoles.

Concernant l'objectif de créer un habitat intergénérationnel, des difficultés se sont posées notamment du point de vue du modèle économique capable d'assumer la programmation initiale. Le travail de montage juridique et financier par l'Association Vivons Ensemble est toujours en cours, avec un tour de table d'investisseurs pour sécuriser le projet.

 

Ressource(s) liée(s)
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©LAPS Architecture

©LAPS Architecture

©LAPS Architecture

©LAPS Architecture

©LAPS Architecture

©LAPS Architecture

Equipe
Ville de Houilles, QUARTUS, LAPS Architecture
Région
Île-de-France
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 57 logements neufs
  • Innovations : typologies de logements évolutifs et « à la carte », espaces communs, la terre comme matériau de construction
Description

Le projet Maison Terre vise à explorer conjointement deux innovations majeures pour le logement de demain :

  • L’habitat codividuel, qui propose un équilibre entre espaces privatifs et espaces mutualisés afin de renforcer les solidarités de voisinage et d’adapter le logement aux évolutions des modes de vie ;
  • L’utilisation de la terre crue comme matériau de construction bas carbone, issu notamment des terres excavées du Grand Paris, afin de réduire l’impact environnemental du secteur du bâtiment.

Le projet repose sur l’idée que la transition écologique du logement ne peut être limitée aux seules performances techniques des bâtiments mais doit également intégrer une réflexion sur les formes contemporaines d’habiter. La terre crue est ainsi envisagée à la fois comme une ressource constructive locale et comme un matériau apportant des qualités de confort thermique, hygrométrique, acoustique et sensible favorables à la vie collective.

Evolutions du projet

Au cours de son développement, Maison Terre a connu plusieurs évolutions majeures qui ont profondément enrichi la démarche de recherche.

  • Évolution du site d’implantation : Le projet devait initialement être réalisé sur un terrain identifié à Sevran. Cependant, les évolutions de la stratégie urbaine de la commune ont conduit à réserver ce foncier à des équipements publics. Cette contrainte a nécessité une réorientation du projet vers un nouveau site d’étude à Houilles.

Ce changement a permis de tester la transférabilité du modèle codividuel dans des contextes immobiliers plus ordinaires et d’approfondir les questions de gouvernance, de montage juridique, de financement et de constitution des groupes d’habitants.

  • Évolution du modèle constructif

Les premières hypothèses reposaient sur des techniques ambitieuses :

- pisé préfabriqué porteur ;

- briques de terre comprimée innovantes ;

- fabrication numérique et impression 3D terre ;

- panneaux de terre fibrée et remplissages en terre.

Les recherches ont toutefois montré les limites techniques et économiques de certaines solutions dans le contexte francilien. Les caractéristiques des terres locales, la fermeture de Cycle Terre et la nécessité de développer des systèmes réellement reproductibles ont conduit l’équipe à privilégier des solutions plus sobres, plus robustes et mieux adaptées aux ressources disponibles.

Repositionnement des objectifs

Progressivement, le projet a déplacé son centre de gravité :

  • d’une logique principalement centrée sur la filière terre vers une réflexion plus large sur le confort des habitants ;
  • d’une recherche sur les espaces partagés vers la notion de refuge climatique, capable d’apporter fraîcheur en été et confort en hiver grâce aux propriétés intrinsèques de la terre crue et à une conception bioclimatique.
Expérimentation sur la terre

L’expérimentation constitue le cœur du projet Maison Terre. L’équipe a mené un important travail de recherche sur les caractéristiques des terres franciliennes, leur disponibilité, leur état hydrique et leur compatibilité avec différentes techniques constructives. L’objectif a été d’adapter les procédés de construction aux ressources réellement présentes sur le territoire plutôt que d’imposer une technique unique.

Les travaux se sont concentrés sur l’étude des performances de différentes combinaisons terre-fibres afin d’améliorer :

  • le confort thermique ;
  • la régulation hygrométrique ;
  • le confort acoustique ;
  • le confort d’été face aux effets du changement climatique.

L'expérimentation permet aussi de mettre en avant les limites rencontrées :

  • abandon progressif du pisé porteur comme solution principale ;
  • abandon de l'impression 3D terre ;
  • prise en compte de la fermeture de Cycle Terre ;
  • recentrage sur des systèmes compatibles avec les terres réellement disponibles en Île-de-France.

Dans le cadre de l’accompagnement de l'incubateur Engagés pour la qualité du logement de demain, un démonstrateur à l’échelle 1 avait été envisagé pour expérimenter physiquement les qualités spatiales de l’habitat codividuel et les propriétés sensibles de la terre crue. Bien que ce démonstrateur grandeur nature n’ait finalement pas pu être exposé pour des raisons scénographiques, le travail de conception réalisé a permis de définir trois types de parois expérimentales :

  • une paroi extérieure à dominante fibreuse pour l’isolation thermique ;
  • une paroi terre-fibres entre logements pour le confort acoustique et hygrométrique ;
  • une paroi en adobe à forte inertie entre logements et espaces codividuels.

Ces prototypes restent aujourd’hui au cœur de la stratégie expérimentale et doivent permettre de tester les performances acoustiques, thermiques, hygrométriques, la résistance au feu et les qualités d’ambiance des solutions développées. Ils correspondent aux verrous techniques qui restent à lever avant une opération réelle de logement collectif.

Retours d'expérience

Le programme Engagés pour la Qualité du Logement de Demain a constitué un cadre particulièrement favorable à la maturation du projet. L’incubation a permis de faire évoluer Maison Terre d’un projet démonstrateur localisé à Sevran vers une réflexion plus systémique sur les conditions réelles de développement d’un habitat codividuel bas carbone.

L’incubation du projet a permis de transformer le concept de codividualité en un modèle opérationnel et reproductible. Fondé sur l’association de logements privatifs et d’espaces mutualisés favorisant les usages partagés, l’entraide et l’adaptabilité des modes de vie, ce modèle a été approfondi grâce à une étude qui en a validé la faisabilité juridique, économique et organisationnelle. L’étude a notamment défini un schéma reposant sur des ensembles d’environ huit logements partageant 15 à 25 % d’espaces communs, adossés à un montage associant copropriété classique et SCIA pour la gestion des espaces mutualisés. Elle a également identifié les principales conditions de réussite du dispositif : accompagnement des habitants, gouvernance collective, intégration dans les processus de promotion immobilière et sécurisation des montages financiers. Cette phase d’incubation a ainsi permis de passer d’une réflexion théorique sur de nouvelles formes d’habiter à une feuille de route concrète pour le développement d’opérations codividuelles conciliant innovation sociale, qualité d’usage et transition écologique.

Les principaux enseignements à l'échelle du projet sont par ailleurs :

  • l’importance déterminante des questions foncières dans la réalisation des projets innovants ;
  • la nécessité d’articuler innovation constructive, gouvernance, montage juridique et accompagnement des habitants ;
  • la difficulté de structurer une filière terre crue à grande échelle sans adaptation aux ressources locales ;
  • l’intérêt de privilégier des solutions techniques simples, sobres et reproductibles ;
  • la complémentarité entre innovation sociale (codividualité) et innovation environnementale (terre crue).

Au final, le projet n’a pas seulement produit des pistes constructives. Il a permis de construire une méthode de travail fondée sur l’expérimentation, l’adaptation aux réalités territoriales et la recherche de solutions transférables pour le logement collectif. Maison Terre apparaît ainsi comme un laboratoire de réflexion sur les liens entre transition écologique, confort d’usage, filières locales et nouvelles formes d’habiter, pleinement en cohérence avec les ambitions du programme Engagés pour la qualité du logement de demain.

Equipe du projet
Photo
Perspective du projet de renouvellement de la rue Guynemer © Le COL

Perspective du projet de renouvellement de la rue Guynemer © Le COL

© Le COL

© Le COL

© GIP EPAU

© GIP EPAU

© Le COL

© Le COL

© Le COL

© Le COL

Equipe
Ville de Pau, Le Comité Ouvrier du Logement (COL)
Région
Occitanie
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 24 logements
  • Nature : 24 en accession à la propriété encadrée (BRS)
  • Typologies : T1 bis/T2 (1), T2 (8), T3 (8), T4 (7)
  • Surface SDP : 1577 m²
  • Surface SHAB : 1498 m²
  • Innovations : urbanisme favorable à la santé et nouveaux usages au service du vieillissement
Description

Implantée dans un contexte de renouvellement urbain en cœur de ville, la résidence Guynemer combine réhabilitation et construction neuve, pour un total de 24 logements en accession sociale à la propriété. Le projet intègre un enjeu fort de protection patrimoniale, avec la conservation de plusieurs façades remarquables dans un secteur au patrimoine identifié. En réponse aux attentes des jeunes ménages et des familles dans leur parcours résidentiel, il s’appuie sur la notion de « qualité d’habiter », avec pour objectif la co-construction d’un référentiel partagé.

Avancement du projet

Un appel d'offre a été obtenue en avril 2026 et le lancement de la commercialisation est prévu pour juin 2026 pour un démarrage du chantier idéalement prévu au T4 2026 lorsque 40% de la commercialisation sera atteint.

Retours d'expérience

Le projet a subi plusieurs modifications afin de répondre à un coût de construction maîtrisé et des contraintes réglementaires urbaines en secteur Site patrimonial remarquable (SPR) : 

  • Modification et simplification de serrureries et menuiseries exigeantes en secteur SPR.
  • Simplifications d'éléments structurels gros œuvre (alignement de façades et de refends).
  • Optimisation de l'installation du chantier.

Le programme de santé porté dès l'origine a été maintenu dans sa majeure partie. Seule la salle commune a été transformée en logement de type T1 bis / T2, amenant une notion d'évolutivité et d'adaptabilité afin de toujours répondre aux enjeux fixés.

23 logements étaient prévus à l'origine pour évoluer jusqu'à 25 lors du deuxième appel d'offre (janvier 2025). Finalement, le programme a été porté à 24 logements en avril 2026 car l'extension dans la continuité du bâtiment réhabilité a été identifiée comme trop onéreuse à la construction au regard du prix de vente affiché.

Equipe du projet
  • Collectivité : Ville de Pau
  • Maîtrise d'ouvrage : Le Comité Ouvrier du Logement (COL)
  • Architecte : Catherine MATVEIEFF
  • Structure de recherche : Le COL en partenariat de recherche avec l'Ecole Supérieure des Technologies Avancées à Anglet et  NOBATEK Inef 4 
Photo
témoin

appartement témoin dans la partie réhabilitation

installation Pod

installation des pods 3D en surélévation

chantier
Perspective

© Canal Architecture

Faire corps avec le bâtiment de 1986

© Canal Architecture

Volumétrie du projet

© Canal Architecture

Levage des pods © BHS

Levage des pods © BHS

Levage des pods © BHS

Levage des pods © BHS

Equipe
Ville de Rosny-sous-Bois, Batigère Habitats Solidaires, CANAL Architecture
Région
Île-de-France
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 169 logements
  • Typologies : T1 (169)
  • Surface SDP : 4721m²
  • Surface SHOB : 5200m²
  • Surface SHAB : 3153m²
  • Locaux : 7 locaux gestion (175m²), 8 communs (397m²), 14 locaux technique (163m²)
  • Innovations : « faire corps avec l’architecture originale tout en doublant les surfaces"
Description

Ce projet de réhabilitation des bureaux de l’ancien Centre National d'Information Routière (CNIR – Bison Futé) en une résidence sociale propose de faire corps avec l’architecture originale de 1986, tout en doublant les surfaces de leur projet sans dénaturer la composition de départ. Proposant une transformation des bureaux en une résidence sociale de 169 logements grâce à une surélévation en bois et en béton, l’équipe relève le défi d’offrir un usage optimal des petites typologies du programme (T1 /T1Bis) pour les futurs résidents.

Ce projet comporte plusieurs leviers d’innovation et d’expérimentation qui en feront un projet démonstrateur au plan national :
Tout d'abord, une valorisation de la qualité d’usage des logements avec un travail d’enquête sociologique et de recherche & développement pour adapter le logement et son ameublement aux usages spécifiques des résidents.

Ensuite, le projet s'inscrit dans une démarche ambitieuse qui conjugue innovation et respect du patrimoine. Il met en avant la préfabrication hors-site en bois, un véritable défi constructif qui permet de challenger la filière industrielle française tout en préservant une forte ambition architecturale.En parallèle, une attention particulière est portée à la valorisation du caractère patrimonial du site. Cela passe par le réemploi de matériaux et la préservation de l'architecture singulière du lieu, lui offrant ainsi une seconde vie tout en enrichissant le projet de nouvelles perspectives. Cette approche garantit des coûts maîtrisés, un chantier propre et un calendrier optimisé pour la livraison des logements.

Retour d'expérience

Cette opération a montré l’importance d’adapter l’organisation du projet à sa complexité. Le choix d’un allotissement en corps d’états séparés a généré de nombreuses interfaces entre entreprises, avec pour conséquence une multiplication des points de coordination et des sujets de responsabilité.

Par ailleurs, le chantier a démarré alors que certains points de synthèse n’étaient pas totalement finalisés, notamment sur les altimétries, les interfaces entre structure et modules 3 D (PODS), le clos-couvert ou encore les VRD. Or, les modes constructifs industrialisés nécessitent une préparation particulièrement rigoureuse et une coordination fine entre les différents intervenants.

Cette expérience rappelle la nécessité de confronter régulièrement les ambitions architecturales aux réalités techniques et budgétaires, ainsi que d’encadrer dès le départ les éventuelles réclamations et travaux supplémentaires par un suivi contractuel solide. Pour les opérations à venir, une phase de préparation plus aboutie, une simplification des interfaces et une gouvernance renforcée constitueraient de véritables leviers de sécurisation du projet.

Equipe du projet
Ressource(s) liée(s)
Photo
Vue de l'escalier principal © Totem

Vue de l'escalier principal © Totem

Coupe transversale © Totem

Coupe transversale © Totem

Quartier Davu Dago © Totem

Quartier Davu Dago © Totem

Vue d'une composition de module © Totem

Vue d'une composition de module © Totem

Equipe
Commune de Mamoudzou, EPFAM, Julien Beller Architecte
Région
Mayotte
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 17 logements
  • Nature : 17 PLAI
  • Typologies : T1 (3), T2 (4), T3 (3), T4 (3), T5 (4)
  • Surface SDP : 980 m²
  • Innovations : matériaux biosourcés et locaux, logements modulables, modèle reproductible
Description

Implanté au coeur du village de Doujani, le projet Davu Dago s’inscrit dans le cadre de l’aménagement de la ZAC portée par l’EPFAM. Cette opération de Logement Locatif Très Social Adapté (LLTSA) vise à reloger des ménages vivant actuellement en situation d’habitat informel, dans des logements décents, durables et adaptés aux usages locaux. Le projet propose un nouveau mode constructif visant à réduire les coûts de construction, valoriser les ressources locales (notamment en développant la filière du bambou), et régionales afin de faire monter en compétences les constructeurs et entreprises locales.

Le projet s’inscrit dans une démarche globale fondée sur les principes de bio-climatisme, de circuits courts, de développement d’une économie locale, de l’utilisation de matériaux bio et géo sourcés, d’innovation, de contemporanéité et de réplicabilité.

Le système constructif mis au point pour le prototype de logement à bas coût DAVU DAGO est simple et répétitif.
Le bâtiment se divise en trois grandes parties : 

  • une base en béton posée sur des pilotis et fondations isolées afin de permettre l’implantation dans un terrain en pente importante, celle-ci assure une assise stable, antisismique, anticyclonique et pérenne pour l’ensemble du bâtiment,  
  • une ossature légère composée de portiques en bambou et de murs en lattis bambou avec un remplissage en terre allégée sous la forme de torchis, 
  • une couverture, des casquettes et des façades en tôle, matériau industriel simple et efficace que l’on retrouve fortement dans le paysage architectural mahorais.

La structure associe béton et charpente en bambou, tandis que les murs de pignon sont réalisés en torchis, protégé par des enduits en terre et chaux. Les façades principales, légères et largement ouvertes, favorisent la ventilation et la relation à l’extérieur.

Les murs en torchis sont constitués d’une ossature en bambou, d’un remplissage en torchis, puis d’un enduit en terre, dont la composition fait l’objet d’un suivi spécifique. L’ensemble présente une épaisseur totale de 24 cm. Afin d’obtenir un rendu lisse et contemporain, l’enduit en terre est recouvert d’un badigeon à la chaux. En façade extérieure, ce revêtement est maintenu et protégé par une cornière métallique.

Le projet mise également sur les espaces végétalisés, qui permettent de gérer la chaleur. Ils sont présents entre les immeubles, sous forme de parcelles potagères attribuées à chaque logement, et au centre du quartier, où un espace plat est dédié aux usages des habitants.

Avancement du projet

Forts de la mission de maitrise d’œuvre confiée par l’EPFAM, de l’accompagnement par les programmes Engagés pour la qualité du logement de demain et TOTEM (PUCA), le projet DAVU DAGO s’est précisé et concerne aujourd’hui la réalisation de 17 logements répartis dans 6 bâtiments. Les études du projet ont débuté par un travail de recherche approfondi sur les techniques constructives traditionnelles en bambou et en terre, à la fois localement et à l’international, afin d’identifier des modes de mise en œuvre adaptés au contexte mahorais, à ses usages, à son climat et à la diversité de ses terrains. Ces études continuent tout au long du projet et de son chantier pour ajuster et adapter les techniques en fonctions des entreprises et des aléas. 

Le projet se compose de 17 logements, répartis au sein de 6 bâtiments, conçus comme des modules seuls, doubles ou triples, permettant une grande souplesse d’adaptation au site et au programme. Deux gabarits de bâtiments se développe sur trois niveaux et sur une largeur de 6,5m permettant des espaces traversants, favorisant la ventilation naturelle nord/sud, indispensable au confort thermique en climat tropical.

Le chantier a démarré en octobre 2024 et se poursuit actuellement, les techniques constructives ont été stabilisées, des prototypes ont permis d’affiner certains détails et la livraison prévisionnelle est pour fin 2026.

Retours d'expérience

Initialement, les concepteurs avaient le souhait de mettre en œuvre des planchers béton avec des chaumes de bambous à l’intérieur afin d’alléger la dalle. Cette technique est utilisée en Amérique latine, décrite dans des livres de construction bambou, mais ne peut être réellement calculée. Cette expérimentation a du être retirée du projet car rejetée par le bureau de contrôle.

Dans le cadre de l'utilisation de la terre crue pour le torchis, l’objectif étant d’utiliser la terre issue du site et de valoriser la ressource d’excavation, les recherches préliminaires ont été réalisées à partir d’un échantillon de la terre du site, associé à six sources de fibres différentes récoltées sur le territoire.

Les résultats obtenus seront mis en comparaison avec ceux issus des essais en laboratoire, afin d’évaluer les écarts éventuels entre les tests empiriques et les analyses scientifiques. Dans l’hypothèse où la terre du site ne conviendrait pas à la réalisation des murs en torchis de remplissage et des enduits, ces tests permettront néanmoins de caractériser les propriétés de la terre requise pour ce type d’application.

Suite aux tests de Carazas et du cigare, la terre présente une dominante argileuse marquée, entraînant des phénomènes de retrait et de fissuration. L’ajout de fibres végétales apparaît donc nécessaire afin de stabiliser le matériau, de limiter les fissures au séchage et d’assurer une meilleure cohésion du torchis.
Enfin, pour une terre très argileuse telle que celle étudiée, l’incorporation de sable ou de fibres permet de stabiliser le mélange.

Les tests et prototypes à l'échelle un ont permis de confirmer l’intérêt du mélange padis / feuille de bananier. Toutefois, bien que l’ajout de sable se soit révélé pertinent, celui-ci n’était pas prévu dans le marché initial. Les deux mélanges suivants ont donc porté sur la variation de la teneur en eau du mélange padis / feuille de bananier, afin d’aboutir à une formulation plus simple à mettre en œuvre et de valider, ou non, la nécessité d’un ajout de sable au marché.

Ces essais ont également mis en évidence une difficulté organisationnelle : en termes de composition et de mise en œuvre, il aurait été plus cohérent que le lot 05 (torchis et enduits) soit également en charge de la chaux, initialement attribuée au lot 13 (peinture). Ce point constitue un retour d’expérience important pour les projets futurs.

Les livrets de retours d'expérience, réalisés dans le cadre de l'incubateur du programme Engagés pour la qualité du logement de demain avec le soutien de la Banque des territoires, sont disponibles en cliquant sur les liens sur la colonne de droite de la page.

 

Equipe du projet
Ressource(s) liée(s)
Photo
Vue de l'ensemble de bâtiments à réhabiliter © Cyrus CORNUT

Vue de l'ensemble de bâtiments à réhabiliter © Cyrus CORNUT

Perspective du projet à l'intérieur © Collectif Encore

Perspective du projet à l'intérieur © Collectif Encore

© Mathilde Morières

© Mathilde Morières

© Cyrus Cornut
© Cyrus Cornut
© Cyrus Cornut
Perspective du projet © Collectif Encore

Perspective du projet © Collectif Encore

Plan global RDC © Collectif Encore

Plan global RDC © Collectif Encore

© Collectif Encore

© Collectif Encore

Equipe
Commune de Navarrenx, SCI Bailko, Collectif Encore
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 16 logements et 1 chambre d'amis dont 11 dans le silos et 5 dans les écuries
  • Nature : 9 en locatifs libres et 7 en LLS conventionnés ANAH 
  • Typologies : T1 (1), T2 (11), T3 (2), T4 (2), T5 (1)
  • Locaux : Silo, espace communs (581 m²), Minoterie, espaces polyvalents (910 m²)
  • Surface SHAB : 1076 m²
  • Innovations : développer une méthodologie de projet, logement abordable

     
Description

Delphine Saint-Quentin et Pierre Meauzé sont engagés depuis plusieurs années dans un projet d'écolieu collectif à Bardos (64). Il s'agit  d'un projet exigeant qui demande de l'engagement en temps, en argent, en compétences, avec de profondes remises en question humaines : de celles qui font grandir, mais découragent aussi nombre de candidats en chemin. C'est précisément cette expérience qui les interroge : toujours les mêmes profils, toujours les mêmes ressources. L'habitat participatif reproduit-il les déterminismes sociaux qu'il prétend dépasser ? Reste-t-il massivement réservé à ceux qui peuvent attendre, investir, se consacrer à des années de montage collectif ? Comment le rendre accessible à d'autres ?

Les protagonistes imaginent alors un autre cadre. Non plus un projet pour un groupe déjà constitué de futurs propriétaires occupants, mais un projet locatif, à vocation sociale. Ils créent la Société Civile Immobilière (SCI) Bailko avec une ambition précise : proposer des logements participatifs à des prix abordables. Le travail a été mené aux côtés du Collectif Encore (agence d'architectes et de paysagistes).

Au bord du gave d'Oloron, l'ancienne Minoterie de Navarrenx se compose de trois bâtiments industriels du XIXe siècle dédiés à la production de farine puis d'électricité jusqu'aux années 1970. La Minoterie proprement dite, bâtiment industriel le plus proche du gave, est construite sur cinq niveaux dédiés initialement à l'ensilage, l'ensachage et le tamisage. Le Silo, au centre, est un imposant bâtiment sur quatre niveaux, composé de magnifiques voûtes en pierres en rez-de-chaussée et d'une charpente de style Eiffel au dernier étage. Enfin, les anciennes Écuries, plus modestes et sur deux niveaux, dédiées un temps aux bureaux de l'usine Masseys, viennent encadrer une place centrale formée par l’ensemble de ces bâtiments.

Le projet propose des logements en locatif social et libres participatifs avec différentes typologies de logements et une terrasse en façade du silo. Il prévoit également la création d’un tiers-lieu dans le bâtiment principal de la Minoterie, complété par des espaces communs et des jardins partagés. 

Après un travail d'analyse du montage de l'opération réalisé dans le cadre de l'incubation du programme Engagés pour la qualité du logement de demain, le programme retenu a été le suivant :

  • 17 logements participatifs à vocation locative, dont 5 logements sociaux (30 % du programme conventionné ANAH) au sein du Silo et des Écuries.
  • 1 tiers-lieu de 5e catégorie ERP dans l’ancien bâtiment de la Minoterie (espace associatif, restaurant en rez-de-chaussée, espaces de travail partagés aux étages).
  • Des espaces partagés (30 % de la surface totale : ateliers, terrasses collectives, paliers généreux) ainsi qu'un parc et des potagers collectifs non clôturés.

Cette programmation est engagée autour de 3 innovations : 

  • Innovation programmatique et sociale : développer un modèle d'habitat participatif locatif à vocation sociale porté par une structure privée (SCI Bailko), pour dépasser les blocages habituels de l'accession participative.
  • Innovation patrimoniale et architecturale : inverser l'usage des structures industrielles verticales (les silos de stockage de grain) afin de les rendre habitables sans dénaturer la modénature en pierre.
  • Sobriété radicale (le "déjà-là") : postulat écologique consistant à construire le moins possible en exploitant au maximum l'inertie, la portance et les volumes existants, plutôt que de s'en remettre à des solutions technologiques standardisées.
Avancement du projet

Le projet est rentré en phase chantier malgré un retard accumulé important et une économie du projet qui a tout de même été affectée, nécessitant parfois des arbitrages face aux surcoûts générés.

L'évolution de ce projet a rencontré un certain nombre d'enjeux d'ordres réglementaire, économique ou technique. Pour autant les efforts déployés par la maîtrise d'œuvre pour pallier les différentes problématiques rencontrées ont permis de ne pas dégrader le projet, voire sur certains aspects, de gagner en efficacité et en rationalité.

Pour la suite, la SCI Baïlko envisage la constitution d'une Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) afin de fédérer habitants, associations, collectivités et usagers du tiers-lieu dans une gouvernance partagée par collèges. Dans l'attente de sa constitution, une association préfigurative (gestionnaire de l'ensemble du bâtiment, collectant les redevances de tous les occupants permanents) pourra prendre le relais dans un premier temps pour que la dynamique collective ne soit pas suspendue à l'aboutissement d'un montage juridique.

Retours d'expérience

L'accompagnement de l'AMI Engagés pour la qualité du logement de demain a constitué, au de-là d'une aide financière, un véritable levier de transformation : 

  • un apport en temps, permettant de maintenir la recherche au cœur du projet ;
  • un apport méthodologique, favorisant la transversalité, le dialogue entre acteurs et l'expérimentation ;
  • un apport de connaissances, par l'identification concrète des freins à l'innovation.

Ces apports ont permis d'identifier une série d'enjeux, qui sont de plusieurs natures.

Il y a les enjeux d'ordres réglementaire et technique : 

  • Inadaptation des normes au bâti ancien : le cadre normatif applique au patrimoine ancien des logiques pensées pour le neuf.
  • Arbitrages patrimoniaux contre performants : les Architectes des bâtiments de France (ABF) ont interdit la pose de panneaux solaires thermiques en toiture, obligeant à opter pour des solutions plus énergivores et impactant l'ambition environnementale du projet.
  • Incohérence des règles de gestion des risques : les règles sur les argiles gonflantes imposent d'éloigner les arbres des bâtiments, niant ainsi l'effet vertueux d'un écosystème végétal mature qui maintient la fraîcheur des sols et stabilise naturellement les structures.
  • Le paradoxe des assurances et des fondations : face à des demandes d'études de sol contraignantes exigeant des reprises sous-œuvre coûteuses et risquées, l'équipe a opté pour une surélévation du sol plutôt que de creuser.

Enjeux économiques : 

  • Le coût du non rentable : un bilan d'opération classique et une banque ne sont pas capables de valoriser 30% d'espaces partagés, ces espaces aux nombreuses vertus sont ainsi économiquement "offerts" par la MOA.

  • Un modèle public inadapté à la petite échelle rurale : la SCI Bailko a dû réduire son ambition sociale initiale, passant de 50% à 30% de logements conventionnés ANAH, afin de maintenir l'équilibre financier global.

  • Fiscalité punitive pour la vertu : la fiscalité actuelle pénalise les changements de destination et favorise fiscalement la construction neuve périphérique, à rebours de l'objectif de sobriété foncière.

Enjeux de qualité d'usage et bénéfices pour l'habitant final : 

  • Générosité spatiale hors-norme : les logements aménagés dans les anciens silos offrent des qualités et une robustesse structurelle impossibles à obtenir dans l'immobilier standardisé contemporain.
  • Relation vécue au milieu vivant : L'aménagement paysager n'est pas un simple décor. L'absence de clôtures entre les potagers, la gestion de l'eau ainsi que la cohabitation avec la faune locale inscrivent concrètement l'habitant dans un milieu vivant.
  • Coopération ordinaire et maîtrise des coûts : L'habitat participatif, bien qu'ajusté en cours de route (les locataires n’ayant pas pu co-concevoir les plans initiaux à cause de la rapidité du chantier global), se matérialise par la gestion partagée des règles de vie, le choix des finitions et la mutualisation d'espacesCela permet aux résidents ruraux à revenus modestes d’expérimenter des solidarités de proximité concrètes (partage d'outils, potagers, entraide intergénérationnelle) dans un cadre qualitatif et abordable.

Toutefois, certains freins se sont révélés trop structurants pour être levés dans le cadre opérationnel, ce qui n'est pas un échec en soi, mais plutôt une étape essentielle qui permet d'éprouver les difficultés et les réalités opérationnelles dont les leçons et l'expérience pourront être mobilisées dans des projets futurs. 

Enfin, la participation a également joué un rôle important. La SCI Bailko a confié l'intermédiation locative à Soliha dès la phase de chantier (un an avant la livraison) afin de montrer que le collectif se construit pendant l'opération et non pas après. Sous la supervision d'une AMU, une charte relationnelle et un règlement intérieur ont été élaborés collectivement.

Le livrable, produit par Collectif Encore, est disponible au téléchargement.

Equipe du projet
Pour aller plus loin

Consulter l'article de Diagonal :
 

Photo
Vue aérienne de Awala : habitat éclaté sur des grands terrains de sable.

Vue aérienne de Awala : habitat éclaté sur des grands terrains de sable.

Equipe
Commune de Awala-Yalimapo
Région
Guyane
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 6 logements
  • Innovations : Un nouveau type de logement adapté aux modes d’habiter, aux changements des modes de vie, au climat équatorial qui favorise une démarche participative.
Description

Cette opération de logements sociaux, située à Awala en Guyane, propose de respecter la structure des familles élargies, ainsi que la possibilité d'agrandissement de l'habitation. Elle intègre la typologie de l'habitat éclaté et valorise le rapport à l'espace extérieur, notamment par la construction de carbets — une construction en bois traditionnelle amérindienne.

Le projet s’inscrit dans la Zone de Droits et d'Usages Collectifs, un dispositif qui permet aux habitants Kali'na de vivre sur ces terres, sans être propriétaires du foncier, en accord avec les droits coutumiers reconnus aux populations autochtones de cette région.

 

Equipe du projet
Photo
© Lieux FAUVES

© Lieux FAUVES

Cour intérieure © Lieux FAUVES

Cour intérieure © Lieux FAUVES

Vue d'ensemble © Lieux FAUVES

Vue d'ensemble © Lieux FAUVES

Une démarche environnementale © Lieux FAUVES

Une démarche environnementale © Lieux FAUVES

Ilot de fraîcheur © Lieux FAUVES

Ilot de fraîcheur © Lieux FAUVES

Cour d'accueil © Lieux FAUVES

Cour d'accueil © Lieux FAUVES

20 logements bioclimatiques © Tekhnê Architectes

20 logements bioclimatiques © Tekhnê Architectes

Equipe
Annemasse Agglomération, CoopEtoile (SAS Coopérative), Lieux FAUVES
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 20 logements
  • Nature: 7 PLS, 7 PLI, 6 libres
  • Typologies : T2 (7), T3 (4), T4 (8), T5 (1)
  • Surface SHAB : 1418 m²
  • Surface SDP : 1647 m², 3 bâtiments (2 R+2, 1 R+3), 120m² d'espaces partagés (buanderie, salle commune, salle d'activité)
  • Opération d'aménagement : ZAC Etoile
  • Innovations : Trouver un cadre juridique et économique duplicable, créer une 3ème voie d’accès au logement
Description

La Coopérative CoopEtoile est une éco-coopérative d'habitants sous forme de Société par action simplifiée (SAS) qui porte un projet de 20 logements au sein de la ZAC Etoile à Ambilly (74). Ce projet propose la construction d’un immeuble conçu par ses habitants sur un modèle de frugalité écologique et de solidarité sociale.

Afin de favoriser cette solidarité, des mécanismes de solidarité financière ont été mis en place entre les habitants afin d’ajuster le loyer en fonction des ressources de chaque foyer. Cette dimension collective passe aussi par la mutualisation de certains espaces et ressources.

Les 20 logements sont répartis en 3 bâtiments (R+2 et R+3) et accompagnés d’espaces communs (1 grande salle commune 85 m², 1 chambre partagée 15 m², 1 buanderie 20 m²). 

Les toitures hébergent pour deux d'entre elles des panneaux photovoltaïques et la troisième une terrasse potagère et un espace de convivialité.

Avancement du projet

Le projet s'est développé dans un contexte particulièrement complexe associant habitat participatif, exigences environnementales élevées et contraintes urbaines fortes liées à son implantation dans une ZAC. La conception a reposé sur une démarche de co-conception approfondie avec les futurs habitants, impliquant de nombreux ateliers, arbitrages et adaptations successives. Le projet a été accompagné dans le cadre de l'incubateur du programme Engagés pour la qualité du logement de demain ce qui a permis de stabiliser un montage juridique et financier et le plan de financement prévisionnel. Après un premier avant-projet jugé économiquement insoutenable en 2022, le projet a été réétudié à partir de 2024 afin de préserver les qualités d'usage, les ambitions environnementales et les spécificités coopératives tout en retrouvant un équilibre financier. Cette phase a conduit à une refonte importante du système constructif, passant d'une structure bois à une solution associant béton et façades en briques alvéolaires, tout en maintenant des objectifs ambitieux de confort d'été, de sobriété énergétique, de qualité architecturale et de décarbonation.

Le démarrage des travaux est prévu pour le dernier trimestre 2026.

Retours d'expérience

Le projet a buté sur deux obstacles concernant le montage juridique et financier, qui ont ralenti la mise en oeuvre opérationnelle du projet : 

  • Les banques conditionnent leur concours à une garantie de rachat par un organisme de logement social en cas de défaillance, sécurité classique pour un bailleur, inhabituelle pour une coopérative d’habitants en plus de la garantie du prêt PLS octroyée à 50% par la commune d’Ambilly et 50% par Annemasse Agglo.
  • La coopérative a souhaité acquérir directement le foncier plutôt que recourir à un bail emphytéotique : option plus lourde en trésorerie de démarrage, mais plus sécurisante à long terme. Le scénario initial prévoyait un bail à construction inversé avec un loyer foncier annuel de 11 000€ en dialogue avec la commune d’Ambilly. Cependant, France Domaine a estimé par la suite que ce loyer était sous-évalué et que, par conséquent, à ce montant du loyer la commune consentait à une libéralité.

Combinées à un protocole de cession difficile à stabiliser avec la collectivité, ces tensions ont fait passer le budget prévisionnel de 3,3 à plus de 4 millions d’euros.

Par ailleurs, la maîtrise d'œuvre n'a pas seulement conçu un bâtiment. Elle a accompagné pendant plusieurs années un processus de co-construction complexe, réétudié un projet devenu économiquement irréalisable et permis de maintenir les ambitions sociales, architecturales et environnementales de l'opération. Le retour d'expérience montre ainsi que l'habitat coopératif et la co-conception produisent une valeur importante pour la qualité du logement, mais au prix d'un investissement en ingénierie et en coordination sensiblement supérieur à celui d'une opération de logement classique.

Il est retenu de cette expérience quelques enseignements qui traversent les projets de coopératives habitantes : 

  • La co-conception produit de la qualité mais génère un temps d'étude important. La participation active des habitants permet d'obtenir des logements fortement appropriés et adaptés aux besoins réels des ménages. En contrepartie, elle allonge considérablement les phases de conception et nécessite un accompagnement technique renforcé.

  • L'habitat coopératif entre en tension avec les logiques de rationalisation économique. Le choix de logements entièrement personnalisés conduit à une grande diversité de plans, ce qui limite les possibilités de standardisation constructive. Cette spécificité augmente mécaniquement les coûts d'études et de construction.

  • Les espaces mutualisés créent de la valeur d'usage mais représentent un coût supplémentaire. Les espaces partagés (salle commune, chambre d'amis, buanderie, etc.) renforcent la qualité de vie collective mais doivent être intégrés dans l'équation économique globale du projet. 

  • Les ambitions environnementales doivent être conciliées avec la soutenabilité économique. L'un des enseignements majeurs est qu'il a fallu hiérarchiser les objectifs afin de préserver les qualités d'usage, le confort d'été et la durabilité des matériaux tout en adaptant les choix constructifs aux capacités financières des habitants. 

  • L'innovation génère également une complexité assurantielle et réglementaire. La réflexion sur le photovoltaïque, les toitures végétalisées et certaines solutions innovantes a nécessité des démarches spécifiques impliquant maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'œuvre, entreprises et assureurs.

Equipe du projet

 

Parole de lauréat

Photo
Plan du projet

Plan du projet

Equipe
Commune de Montjustin / Collectif des 21, Concorde
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Arrêté provisoirement
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 5 logements
  • Innovations : commande citoyenne, matériaux bio et géosourcés et artisans à moins de 100km, logement abordable
Description

"Colline Commune, ou bienvenue à Montjustin" consistait en la création de 5 logements sociaux communaux et un petit espace d'activités comprenant des ateliers et bureaux en cœur de village. Le projet prévoyait une partie de constructions neuves sur des parcelles communales anciennement bâties, ainsi qu'une partie de rénovation de bâtiments patrimoniaux (presbytère et ancienne école). La démarche expérimentale devait reposer sur l'exploitation de ressources locales proches, ainsi que l'usage de matériaux géo et biosourcés.

Un premier concours pour la maîtrise d'œuvre avait été lancé, mais après des échanges avec la municipalité, les équipes choisies n'ont pas été retenues vis-à-vis de leur proposition. Afin de mieux insérer le projet dans son territoire, une révision du PLU sera nécessaire. Par conséquent, l'équipe municipale a proposé de relancer le projet après les prochaines élections municipales.

Avancement du projet

Le projet est actuellement suspendu et la décision de reprendre ou non a été laissée au nouveau conseil municipal.

Retours d'expérience

L'ambition portée par le projet était de tester un mode constructif original. Au lieu de faire émerger une filière locale, l'intention était de s'appuyer sur un écosystème déjà existant et finement cartographié, même si ce dernier n'avait jamais été formalisé comme une filière au sens industriel du terme. 

L'objectif principal était donc d'identifier les ressources constructives disponibles et qui seraient adaptées au projet, de comprendre leurs modes de production, de transformation, de repérer les professionnels, les filières et leur niveau d’organisation. Si Montjustin était le point focal, en réalité la démarche dépassait largement le projet spécifique de la commune pour s’interroger plus largement sur les conditions dans lesquels l’architecture peut avoir recours à ces matériaux.

Un livrable, réalisé par l'agence Concorde architectes-urbanistes, est disponible en ligne et retrace tout le travail pré opérationnel réalisé.

Photo
© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

Vue aérienne © Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

Perspective coeur d'ilot © Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

Emplacement de l'appartement servant de référence au prototype spatial démonstrateur © Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

Emplacement de l'appartement servant de référence au prototype spatial démonstrateur © Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

Perspective Immeubles de logements sur cours Charlemagne © Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

Plan de l'îlot RDC et végétal © Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

© Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

Charlemagne Sud - plans du N01 au N08 - logements © Lipsky-Rollet Architecture et Environnement

Equipe
SPL de Lyon, Groupe Vinci , Lipsky-Rollet Architecture et Environnement
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : îlot urbain E4N (cinq bâtiments sur une parcelle d’environ 4,45 ha, ZAC Lyon Confluence)
  • Nature : Charlemagne Sud neuf (R+8), 24 logements, au sein d’un ensemble urbain composé de 80 logements en accession, une résidence sociale pour étudiant.e.s de 102 studios T1, un gymnase/salle polyvalente municipale, des bureaux (R+1 et R+2) et des commerces situés à RDC.
  • Typologies : T2 (8), T3 (16)
  • Surface SAHB : 1341 m² (bâtiment Charlemagne Sud)
  • Innovations : développer une méthodologie de projet pour l’habitat écoresponsable abordable en milieu urbain dense ; tester et mettre en œuvre des matériaux bio et géo sourcés pour respecter le seuil 2028 de la RE2020 sur un bâtiment démonstrateur R+8. Dimensionnements spécifiques de la largeur des coursives et loggias considérées comme des prolongements extérieurs habitables offrant une promenade architecturale avec vues sur le jardin intérieur et le grand paysage
Description

Le projet initialement lauréat à Ivry-sur-Seine n'a pas pu voir le jour pour des raisons liées à des désaccords entre les collectivités au sujet de la cession foncière. Dans ce cadre, la démarche expérimentale a été transférée dans le secteur sud de la Confluence à Lyon, le long du cours Charlemagne, au sein d’un quartier emblématique du renouvellement urbain mené par la Ville de Lyon. 

Les Grands Ateliers-Innovation-Architecture (GAIA), la chaire partenariale « Habitat du futur » et l’agence Lipsky+Rollet architecture et environnement (LRae) sont engagés dans une recherche sur l’habitat écoresponsable en milieu urbain dense avec l’ensemblier urbain Vinci immobilier et l’aménageur SPL Lyon Confluence.

Le projet de recherche prend pour support opérationnel l’aménagement de l’îlot urbain E4Nord composant un ensemble de logements, bureaux, commerce et d’un équipement public municipal de type gymnase/salle polyvalente, sur une parcelle d’environ 4,45 ha. Au sein de cet ensemble, la recherche se concentre sur un appartement type T3 dans l’immeuble Charlemagne Sud conçu comme un démonstrateur des dispositions spatioconstructives nécessaires pour adapter l’habitat aux nouvelles conditions du milieu de vie lyonnais d’ici 2030.

L’objectif est de tester des solutions typologiques innovantes d’appartements traversants desservis par coursives extérieures et dotés de prolongements extérieurs protégés qui agrandissent psychologiquement les surfaces habitables et offrent des espaces tampons de régulation climatique. 

L’expérimentation s’appuie sur la réalisation d’un prototype à l’échelle 1:1, didactique du fonctionnement spatial d’un appartement de l’immeuble Charlemagne Sud, et démonstrateur des techniques de construction en bois, en paille et en terre crue employées pour atteindre les objectifs de la RE2020, seuil 2025.

L’opération est accompagnée par l’unité de recherche Architecture, Environnement & Cultures Constructives (AE&CC) de l’école d’architecture de Grenoble – Université Grenoble-Alpes, et le laboratoire Architecture, Milieu, Paysage (AMP) de l’école d’architecture de Paris-La-Villette. Une thèse financée par le ministère de la Culture réalisée en participation observante analyse le processus de conception et le jeu des acteurs de l’opération afin d’en dégager les freins et les difficultés rencontrées, ainsi que les atouts de l’utilisation de l’expérimentation à l’échelle 1:1 en resituant la démarche dans le contexte historique et actuel de cette méthode de recherche en architecture. Le but de ce travail est d’établir les conditions nécessaires pour la conduite de programme de R&D liant pratique et recherche par le projet d’architecture.

Avancement du projet

La programmation de l’îlot E4N comprenant la réalisation d’un gymnase-salle poyvalente municipale, la procédure d’attribution du développement de l’îlot a pris la forme d’un dialogue compétitif entre des groupements rassemblant un ensemblier urbain et une équipe de conception (deux équipes d’architectes, un paysagiste, et des BET structure, environnement, fluides, VRD et économie de la construction). Au terme d’études de niveau APS+ menées de mars 2023 à février 2024, le groupement conduit par Vinci Immobilier Rhône-Alpes, Lipsky+Rollet architecture et environnement et Tectoniques architectes, a été désigné lauréat en avril 2024.
Les équipes de conception ont signé des contrats de maîtrise d’oeuvre (avec mission complète et mission de coordination) en juin 2025. La répartition entre les équipes de conception est la suivante :

  • Lipsky+Rollet architecture et environnement : Coordination urbaine, Charlemagne Nord, Charlemagne Sud et Résidence pour étudiant.e.s. (avec Phytorestore, Milieu, Tectoniques
    ingénieurs, Katène, Studis, Peutz, CEAC, VPEAS).
  • Tectoniques architectes : Panama, Gymnase avec les mêmes paysagistes et ingénieurs).

Le projet support de la recherche est actuellement en phase d’étude (APD-PC). Le chantier est prévu sur la période 2027-2031. 

La réalisation du prototype à l’échelle 1:1 est programmée aux GAIA pour le premier trimestre 2027.

Expérimentation

Le projet LYCE4N-EQLD se caractérise d’abord par une maximisation de l’emploi de matériaux biosourcés afin de respecter le seuil d’émission de GES défini par la RE2020, au seuil 2028.

Cet objectif est atteint en utilisant des poteaux et des poutres en bois massif pour les superstructures se développant au-dessus du socle en béton des commerces et des locaux de services situés au rez-de-chaussée, ainsi que des murs-manteaux en bois avec un remplissage isolant en paille. L’utilisation de façades à ossature bois (FOB) avec un remplissage isolant en paille est soumise à la réalisation d’une ATEX afin d’obtenir les garanties assurantielles pour un immeuble R+8.

La région Rhône-Alpes possède par ailleurs une tradition de construction en terre crue. La tradition de la construction en pisé était notamment répandue dans la ville de Lyon jusqu’à ce que les crues catastrophiques de la Saône et du Rhône de juin 1856. S’il n’est pas question de réutiliser directement du pisé pour les ouvrages de structure et de superstructure porteuses du bâtiment Charlemagne Sud, il sera en revanche examiné comment les qualités physiques de la terre peuvent être exploitées dans le cadre du prototype, notamment sous la forme d’un bloc massif intégrant les parties techniques ou sous la forme d’enduits dotés de capacités hygrothermiques améliorant le confort intérieur grâce à leur inertie thermique. 

Le projet porte également une recherche d’amélioration de la qualité d’usage grâce à des prolongements extérieurs modulables permettant d’agrandir psychologiquement les logements. La quête d'un meilleur confort thermique est également intégrée à cette recherche : confort d'été avec des protections solaires, amovibles pour permettre au contraire l'apport de l'ensoleillement en hiver etc.

Sur ces bases, l’équipe de conception a défini un prototype spatioconstructif correspondant à un appartement de type T2 (séjour, cuisine, chambre et salle de bain-WC) inspiré d’un logement situé à l’extrémité sud du bâtiment Charlemagne Sud (R+5).

Les expérimentations constructives ont débuté début 2026, et la production du prototype spatiale échelle 1 débutera aux Grands Ateliers (Gaia) en septembre 2026.

Retours d'expérience

Le programme Engagés pour la qualité du logement de demain apporte une véritable dynamique dans le processus opérationnel par l’identification des freins à l’innovation urbaine, paysagère et spatiale :

  • De la légitimité auprès des partenaires vis-à-vis de la notion de « recherche par le projet » et par l’expérimentation à l’échelle 1:1 et de recherche au sein des agences d’architecture.

  • De la méthodologie, favorisant la transversalité, le dialogue entre acteurs.

  • De la connaissance, par l'identification concrète des freins à l'innovation et de formalisation de la méthode d’expérimentation à l’échelle 1:1. 

Cette dynamique a permis d'identifier une série d'enjeux qui sont de plusieurs natures.

Enjeux règlementaires et/ou techniques : 

  • Difficultés liées à la « volatilité » de la réglementation incendie régissant les constructions en bois en 3ème famille B (évolution de la « doctrine des services de sécurité en matière de construction en bois »).

  • Difficulté de percolation des connaissances techniques concernant la construction bois-paille malgré les avancées du réseau RFCP.

  • Difficulté de percolation des connaissances techniques concernant le rôle des enduits terre en protection contre la propagation du feu par les façades malgré les recherches CRAterre et Amàco.

  • Complexité liée à la conduite de procédure ATEX, malgré un écosystème favorable (bureau de contrôle pro-actif et sachant, architectes et ingénieurs intégrant la R&D dans leur démarche, aménageur et promoteur réceptifs à la démarche d’innovation).

  • Nécessité d’une acculturation à la R&D de l’ensemble de l’écosystème de la production de logements (concepteurs, promoteurs, entreprises, usagers).

Enjeux économiques : 

  • La situation économique tendue génère un décalage entre l’opérationnel et la recherche.

  • Le rapport entre aménageur et promoteur cristallisé sur le coût de la charge foncière induit des approches de vérification budgétaire dont les méthodes de calcul deviennent des enjeux stratégiques prioritaires. 

  • Les contraintes pesant sur la capacité financière des ménages désireux d’acquérir un logement dans cette partie de Lyon conduit à réduire la taille des logements et à multiplier les T2 et T3 au détriment des logements T4 et T5.

Enjeux de qualité d'usage et bénéfices pour l'habitant : 

  • Le jardin intérieur permet de gérer les eaux de pluies, favorise la biodiversité et contribue à la création d’un microclimat intérieur permettant de gérer l’effet d’îlot de chaleur, très présent à Lyon.

  • Les prolongements extérieurs agrandissent psychologiquement des appartements que les contraintes du marché ont poussé à la multiplication de petits appartements (T2 et T3).

  • Intégration des coursives extérieures comme une « promenade architecturale » permettant de profiter des vues sur le grand paysage de la Confluence et les aménagements paysagers de l’intérieur d’îlot avant d’arriver chez soi.

  • Recherche du confort d’été par généralisation du recours à la ventilation naturelle systématisée par l’utilisation d’une typologie traversante et par la mise en place de brasseurs d’air.

Equipe du projet
  • Collectivité : Ville de Lyon
  • Aménageur : SPL de Lyon Confluence
  • Maîtrise d'ouvrage : VINCI Immobilier Auvergne-Rhône-Alpes
  • Architectes : Lipsky-Rollet Architecture et Environnement  
  • Structures de recherche : Les Grands Ateliers, Chaire Habitat du futur. AE&CC (ENSAG) et AMP (ENSAPLV)
  • Autres membres de l'équipe : Bureaux d’études de l’équipe de MOE pour les sujets environnementaux et constructifs
Photo
Eysines © Atelier Provisoire

Eysines © Atelier Provisoire

Eysines © Atelier Provisoire

Eysines © Atelier Provisoire

Modélisation du projet © 2PMA

Modélisation du projet © 2PMA

Modélisation du projet © 2PMA

Modélisation du projet © 2PMA

Modélisation du projet © AVA

Modélisation du projet © AVA

Equipe
Bordeaux Métropole, Aquitanis, 2pma/ Atelier Provisoire/ Aldebert Verdier Architectes
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 8 logements
  • Nature : Logements locatifs sociaux. Conception de maisons individuelles en locatifs sociaux sur des sites différents
  • Typologies : 3 T4 (Eysines), 2 T3 (Bordeaux Claveau), 3 T4 (Floirac)
  • Surface SHAB : 241,87 m² (Eysines) + 141,44 m² (Bordeaux Claveau) + 252.83 m² (Floirac)
  • Surface SDP : 249,48 m² (Eysines)
  • Innovations : Matériaux biosourcés, économie de sol, implication des habitants, réflexion entre l’intimité et la communauté

     
Description

Écochoppe tire son nom d’une contraction entre l’Échoppe bordelaise (maison de ville historique) et l’écologie entendue au sens d’un emploi (et ré-emploi) dans la construction de matériaux bio-sourcés dans un budget raisonnable et une économie circulaire.

Ce travail de définition des Ecochoppes est issu d’une démarche de conception et de construction pensés à plusieurs équipes de maîtrise d’œuvre, sur plusieurs terrains de la Métropole Bordelaise. La réflexion est centrée sur l’habitat individuel comme alternative au modèle dominant du lotissement pavillonnaire, elle permet de déterminer les invariants caractérisant ce vocable. 

Cette démarche fait émerger une manière d’envisager le logement individuel, une méthode qui postule sur 4 piliers : l’économie du sol, la mitoyenneté habitée, le terrain commun et les matériaux restants.

  •  L’économie du sol, de voirie, de réseaux : dans un contexte d’une zone métropolitaine très tendue, avec un foncier rare et cher, celui-ci doit être mieux exploité afin de préserver les espaces naturels.
  • La relation entre l’intimité et la communauté au quotidien : la relation de l’habitant à son intérieur et à son voisinage est primordiale et créer un environnement apaisé, en favorisant la qualité architecturale, permet à chacun de s’épanouir.
  • L’usage des lieux par l’implication habitante dans leur conception, leur définition, leur fabrication.
  • Le travail sur la matière biosourcée, l’artisanat et le ré-emploi : il est essentiel d’allier les économies de ressources naturelles avec le développement de l’activité économique indispensable du territoire en favorisant des compétences et des emplois non délocalisables. 
Avancement du projet

Le projet des Ecochoppes devait initialement être déployé sur trois sites de la métropole bordelaise. Toutefois, sur l’un de ces sites, la collectivité a refusé de délivrer le permis de construire, ne souhaitant pas autoriser de construction neuve dans ce secteur. Aquitanis a alors engagé la recherche d’un troisième foncier afin de maintenir l’ambition initiale du projet.

Une nouvelle étude de faisabilité et de capacité a été réalisée sur ce site de substitution. La nécessité de créer une servitude a cependant fortement contraint les possibilités d’implantation, réduisant la capacité constructive et fragilisant l’équilibre économique de l’opération.

Les études ont pu être menées jusqu’au stade PRO sur les deux premiers sites et jusqu’au stade APD sur le troisième. Néanmoins, il n’a pas été possible de poursuivre le projet, l’équilibre financier de l’opération globale ne pouvant être atteint malgré les efforts de mutualisation entre les différents sites.

Retours d'expérience

Engagé en 2017, le projet de conception des Ecochoppes et sa déclinaison sur trois emprises distinctes ont mis en évidence un ensemble de contraintes structurelles. La multiplicité des sites et leurs caractéristiques propres (fonciers délaissés impliquant des emprises contraintes) a généré des contraintes physiques, morphologiques, réglementaires et politiques propres à chacun d’eux, conduisant à des rythmes d’avancement différenciés. Dans ces conditions, l’objectif de conduire simultanément les trois opérations afin de bénéficier d’économies d’échelle est progressivement devenu irréaliste.

Par ailleurs, les multiples ambitions initiales du projet (sobriété foncière, réemploi, mitoyenneté habitée dans l'individuel...) ont complexifié l'opération et ont dû être réinterrogées pour partie pour répondre à l’augmentation des coûts de construction. Malgré l’identification de nombreuses pistes d’optimisation, les conditions économiques n’ont pas permis de poursuivre les études ni d’engager la consultation des entreprises.

Si le projet n’a finalement pas abouti dans sa forme initiale, les travaux menés sur le volet réemploi ont néanmoins produit un résultat durable, avec la création d’une plateforme de réemploi intégrée à l’organisation du maître d’ouvrage.

Equipe du projet
Parole de lauréats

Photo
© Atelier Cambium, 2023

Modélisation du prototype sur un résidence existante © Atelier Cambium, 2023

© GIP EPAU

Etat de l'existant, © GIP EPAU

Equipe
Ville de Gradignan, REDMAN Atlantique, Atelier Cambium
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 140 logements
  • Surface SDP : 3000 m²
  • Surface SHAB : 2550 m²
  • Innovations : Construction en « kit of part », Modalité de construction et concertation, Suivi numérique du projet
Description

Le projet « Kit of Part » vise à développer un système innovant de surélévation légère, adaptable et réversible pour créer de nouveaux logements étudiants à partir de bâtiments existants. Axé sur une approche MESR, acronyme anglais signifiant : modulaire, extensible, scalable (évolutif) et reconfigurable, il consiste à améliorer la qualité de l’habitat sériel et son adéquation aux modes de vie actuels et futurs, au moyen du développement d’un système constructif préfabriqué en bois flexible et évolutif (kit of parts).

Le projet s’appuie sur deux étapes complémentaires : 

La première correspond au prototype IMAGO, développé en collaboration avec l’Université de Bordeaux et le laboratoire I2M : il s’agit d’un démonstrateur expérimental de logement étudiant résilient, conçu comme un habitat partagé pour six étudiants répartis sur deux niveaux. Ce prototype permet d’expérimenter les principes constructifs, les usages collectifs, les performances environnementales et les solutions techniques nécessaires avant un déploiement à plus grande échelle. Sa conception intègre notamment une structure bois, des espaces communs mutualisés, une coursive périphérique permettant la maintenance et l’instrumentation du bâtiment, ainsi que des dispositifs visant à réduire les consommations énergétiques et favoriser l’autonomie du bâtiment.

La seconde étape concerne le pilote opérationnel de surélévation des résidences étudiantes de Bordeaux Sciences Agro (BSA). L’objectif est de transposer les enseignements du prototype IMAGO sur trois bâtiments existants appartenant à BSA, en développant un système constructif modulaire de type « kit of parts ». Le projet prévoit une surélévation indépendante du bâtiment existant, constituée d’une structure porteuse accueillant des modules adaptables, afin de permettre différentes configurations de logements et d’usages dans le temps. Le développement repose sur plusieurs innovations associées : un configurateur numérique permettant de générer différentes compositions spatiales à partir de contraintes architecturales et techniques, un système constructif démontable favorisant l’évolutivité du bâtiment, et un passeport matériau permettant de suivre les composants dans une logique de réemploi et de coût global.

Le projet est lauréat de CLIMAX ! Parmi 51 dossiers de candidature à l'appel à projets CLIMAX, la rédaction d'AMC a sélectionné dix projets. Six d'entre eux ont été présentés par leurs concepteurs le 2 décembre 2025 lors de sessions de conférences ouvertes dans le cadre de l'évènement « Bâtir pour le climat » au Parc des Princes.

Avancement du projet

Le projet de prototype est en cours avec une consultation des entreprises prévues pour l'été 2026 et un démarrage du chantier en janvier 2027.

En ce qui concerne la surélévation des résidences étudiantes de BSA par Redman, le modèle juridique n'est pas encore trouvé, plusieurs scénarios et options de montage sont encore à l'étude entre les parties prenantes : 

  • Marché public de travaux (régie publique totale)
  • Déclassement partiel et division en volumes – exploitation privée du volume surélevé
  • Déclassement en volume – exploitation rétrocédée à BSA
  • Location-gérance du parc existant au profit de l’exploitant privé du volume surélevé
  • Déclassement intégral et transfert au domaine privé – BEA ou bail à construction
  • Concession de travaux
Retours d'expérience

Ce projet met en évidence le travail itératif entre conception architecturale, recherche et contraintes réglementaires. Le prototype IMAGO a permis d’identifier les principaux enjeux techniques liés à la réalisation d’une surélévation en bois au-dessus d’un bâtiment existant, particulièrement les questions de sécurité incendie, d’évacuation et d’interaction entre les deux structures. Ces contraintes ont conduit à adapter le système constructif initial, avec notamment l’intégration d’éléments garantissant la stabilité au feu tout en limitant l’impact sur la matérialité du projet.

Les enseignements tirés orientent désormais le projet pilote BSA vers une approche plus flexible et reproductible : la conception privilégie des logements traversants, une meilleure ventilation naturelle, une diversité d’usages (studios, co-livings, espaces partagés) et une capacité d’évolution selon les besoins futurs des occupants. Le développement du configurateur numérique constitue un outil clé pour explorer rapidement différentes solutions en intégrant la trame du bâtiment existant, les contraintes programmatiques et les caractéristiques des modules. L’expérience confirme également la nécessité de penser le bâtiment comme un assemblage évolutif de composants indépendants, facilitant leur remplacement, leur adaptation ou leur réemploi dans le temps.

Equipe du projet

 

Parole de lauréats

Photo
vue de la cour intérieure

vue de la cour intérieure avant travaux

Vue d'ensemble, © Le 23

Vue d'ensemble, © Le 23

Ouverture progressive de la maison commune, © Le 23

Ouverture progressive de la maison commune, © Le 23

Avancement du chantier © Le 23

Avancement du chantier © Le 23

Vue d'extérieur

Vue d'extérieur

panneau
vue tiers lieu

vue tiers lieu avant travaux

Equipe
Communauté de communes Neste Barousse, Le 23 à Anères (SCIC), MCC architecture
Région
Occitanie
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 20 logements, dont 11 logements seniors PMR ou inclusifs 
  • Nature : 2 locatifs libres, 18 PLS
  • Typologies : T2 (8), T3 (9), T4 (3)
  • Surface SDP : 2418 m² dont 1981 m² pour les logements et 487 m²  pour les activités
  • Surface SHAB : 1877 m²
  • Innovations : coopérative d’habitants comme MOA, mixité d’usage, mixité générationnelle, architecture durable, renouvellement de l’habitat rural
Description

Le 23 à Anères est la réhabilitation d'une ancienne maison de retraite en un lieu de vie inspiré par la notion des Biens Communs. Le 23 propose d’être un lieu de transition vers une nouvelle urbanité en zone rurale. Le projet est porté par les futurs usagers des logements en résidence principale.

Le projet propose également une maison commune, la MC23, située dans l’ancienne maison du curé, rénovée et aménagée par la coopérative. Ce futur espace commun proposera une salle de réunion, des places de travail avec internet,  ainsi qu’un bureau pour une location permanente.

Avancement du projet

Après cinq années d'études, d'échanges, d'ajustements et de montage financier, le projet est entré en juillet 2026 dans une nouvelle étape : l'ouverture du chantier. Cette avancée marque une étape décisive vers la concrétisation d'une ambition collective longtemps portée par le groupe. La signature du contrat d'emprunt PLS avec le Crédit Mutuel constitue un jalon essentiel. Le Département des Hautes Pyrénées et la Région Occitanie se partagent la garantie de l'emprunt. L'obtention de l'aide de l'Anah accordée en décembre 2025, dans le cadre de la nouvelle expérimentation visant à financer des logements collectifs participatifs ou inclusifs a sans doute joué un rôle déterminant dans la finalisation du plan de financement et permis de lever les derniers freins au lancement des travaux.

L'ouverture officielle du chantier de réhabilitation a commencé fin juin 2026 pour une durée prévisionnelle de 20 mois. La livraison prévisionnelle est envisagée mi 2028.

Retours d'expérience

Le projet du 23 illustre une démarche aboutie de participation citoyenne et d'engagement collectif. Porté par une coopérative d'habitants fortement ancrée sur son territoire, il redonne vie à un bâtiment laissé vacant depuis de nombreuses années et contribue ainsi à la revitalisation du cœur du village. Au-delà de sa dimension sociale, le projet porte une ambition environnementale forte, fondée sur une approche raisonnée du confort d'hiver comme du confort d'été.

Tout au long de sa conception, la méthodologie mise en œuvre s'est révélée pertinente. L'obtention de subventions plus importantes qu'initialement prévues a permis de renforcer l'ambition du projet en matière de logements abordables et de consolider son modèle hybride associant habitat partagé et tiers-lieu.

Cette expérience met toutefois en lumière plusieurs points de vigilance. Le dimensionnement du tiers-lieu s'est révélé sans doute un peu ambitieux. Son équilibre économique reposait en grande partie sur les recettes générées par les chambres d'accueil, ce qui a suscité des interrogations et des réticences au sein du collectif.

L'un des principaux enseignements est la nécessité de sécuriser le plan de financement le plus en amont possible. Convaincre les établissements bancaires peut s'avérer long et complexe ; disposer d'un montage financier robuste est un facteur déterminant pour la réussite d'un projet de cette nature. L'accompagnement de l'incubateur du programme Engagés pour la qualité du logement de demain a permis de renforcer cette dimension.

Au fil de l'avancement, le collectif s'est progressivement resserré et compte dix foyers pleinement investis au moment du lancement du chantier. Plusieurs départs s'expliquent par les inquiétudes liées à la viabilité économique du tiers-lieu et à sa capacité à générer les recettes attendues. Le scénario initial prévoyait également la création de deux logements libres, un choix qui a finalement augmenté le coût de revient des logements financés en PLS et complexifié l'équilibre financier de l'opération. L'ouverture à la recherche de nouveaux coopérateurs va reprendre dès lors de le chantier est démarré et les financements stabilisés.

Malgré ces défis, le lancement du chantier marque l'aboutissement d'un long cheminement collectif. Il démontre qu'avec de la persévérance, un engagement partagé et un accompagnement adapté, il est possible de transformer une idée ambitieuse en une réalisation concrète.

Equipe du projet
Parole de lauréats

Photo
Atelier participatif avec les habitants ©Martin Fessard

Atelier participatif avec les habitants ©Martin Fessard

La permanence architecturale  ©Martin Fessard

La permanence architecturale ©Martin Fessard

Workshop Post-Mining ©EQLD

Workshop Post-Mining ©EQLD

Cité de l'Orient @EQLD

Cité de l'Orient @EQLD

Cité de l'Orient @ EQLD

Cité de l'Orient @ EQLD

Equipe
Ville de Harnes, Maisons et Cités SA d’HLM
Région
Hauts-de-France
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 25 maisons minières
  • Innovations : Auto-réhabilitation de logements sociaux patrimoniaux ; permanence architecturale ; formation à la réhabilitation en matériaux biosourcés
Description

Le projet propose une auto-réhabilitation de logements sociaux à travers l’acclimatation comme valeur architecturale, entre reconnaissance patrimoniale et lutte contre la précarité énergétique. À travers l’usage de matériaux biosourcés, une économie de ressources et une implication des habitants, cette expérimentation renouvelle les cités minières de demain.

 

Avancement du projet
Retours d'expérience

Le défi contractuel a tenu à un détail apparemment technique : il fallait articuler une mission classique de maîtrise d’œuvre (achetée par le bailleur) avec une démarche de recherche-action portée par l’Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage (ENSAP) de Lille, financée par d’autres fonds. Plutôt que de regrouper l’ensemble dans un seul marché, ce qui aurait fait basculer l’opération dans des seuils de procédure formalisée incompatibles avec l’agilité requise, le juriste du Conseil national de l’Ordre des architectes a proposé de dissocier deux marchés distincts : un marché de maîtrise d’œuvre passé par Maisons & Cités au titre de l’achat innovant, et un marché de services passé par l’ENSAP Lille pour la contribution à la démarche de recherche, en dessous du seuil des marchés publics. La validité du montage tient à la stricte distinction des prestations, l’une concourt à l’ouvrage, l’autre à une logique exploratoire, afin d'éviter toute requalification en co-maîtrise d’ouvrage.

Le projet a ainsi intégré 3 recherches menées par : 

  • Martin Fessard, qui a soutenu sa thèse intitulée "Plaisirs climatiques dans les cités minières, expérimentation d'une rénovation légère en décalage avec la spatialité ouverte et les normes de rénovation lourde". (Université de Lille, Ecole Doctorale Sciences de l'homme et de la société).
  • Mélusin Pagnier, qui a également soutenu sa thèse intitulée "Le rôle de la participation dans la rénovation du logement social : Corons d'Orient, expérimentation d'une permanence architecturale de recherche dans une cité minière" (Université de Lille, Ecole Doctorale Sciences de l'homme et de la société)
  • Mélusine Pagnier, Martin Fessard et Béatrice Mariolle qui ont co-rédigé l'article de revue "Cités minières en acclimatation: permanence architecturale et auto réhabilitation accompagnée"
Equipe du projet
Pour aller plus loin

Pour aller plus loin

Consulter l'article de Diagonal : 
 

Consulter l'article de Maisons et Cités : 
 

Ressource(s) liée(s)
Photo
Atelier participatif sur le développement et l'aménagement futur des villages amérindiens de Macouria - Carbet communautaire de Kamuyeneh, à Macouria  © Communauté d'Agglomération du Centre Littoral

Atelier participatif sur le développement et l'aménagement futur des villages amérindiens de Macouria - Carbet communautaire de Kamuyeneh, à Macouria © Communauté d'Agglomération du Centre Littoral

vue du projet_Relios

vue du projet © Relios

Chantier de réhabilitation d’un logement à Kamuyeneh

Chantier de réhabilitation d’un logement à Kamuyeneh ©CACL

©Aquaa

©Aquaa

©Aquaa
©CACL

Reconstitution carbet communautaire ©CACL

Reconstitution carbet communautaire ©CACL

Reconstitution carbet communautaire ©CACL

plan du projet © Relios

plan du projet © Relios

plan du projet © Relios

plan du projet © Relios

Equipe
Commune de Macouria, les villages de Kamuyeneh et Yapara, Communauté d’agglomération du Centre Littoral (CACL)
Région
Guyane
Incubé
Activé
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 149 logements (80 en réhabilitation, 31 en démolition reconstruction et 38 en construction neuve pour de la décohabitation)
  • Nature : LES et réhabilitation de logements privés
  • Innovations : logements abordables adaptés aux modes de vie pluriels et spécifiques des habitants du territoire
Description

Le projet « Vers des Logements Évolutifs Sociaux adaptés aux modes de vie et aux contextes territoriaux spécifiques des villages amérindiens » s’inscrit dans le cadre de l’OPAH des villages de Kamuyeneh et Yapara à Macouria. Il vise à adapter le modèle du logement évolutif social aux besoins des populations amérindiennes du littoral guyanais en s’appuyant sur une démarche de co-construction avec les habitants. 

Le projet repose sur trois principes : 

  • la conception de logements adaptés aux usages locaux et aux conditions environnementales du territoire, 
  • une forte participation des ménages à travers des ateliers de concertation, 
  • et le développement de solutions constructives durables valorisant les matériaux et savoir-faire locaux. 

En parallèle des actions de logement, l’opération comporte également un volet social important, notamment à travers des chantiers d’insertion destinés à favoriser la transmission des techniques traditionnelles et le développement local.

 

Retour d'expérience

Le retour d’expérience met en évidence des résultats contrastés. Si la démarche de concertation a pleinement atteint ses objectifs en permettant de concevoir les projets en adéquation avec les pratiques culturelles et les modes de vie des habitants, plusieurs actions structurantes n’ont pas pu être menées à leur terme. Aucun chantier de construction neuve de logements évolutifs sociaux n’a pu être engagé en raison du retrait du maître d’œuvre spécialisé, de difficultés d’ingénierie et d’une réduction des financements initialement prévus (DGTM via la ligne budgétaire unique). 

Les ateliers de fabrication de briques en terre crue ainsi qu’une partie des actions d’insertion ont également été interrompus à la suite de la liquidation judiciaire de la Régie de territoire de Macouria, partenaire clé du projet. Ces difficultés soulignent l’importance de sécuriser en amont les partenariats techniques, financiers et opérationnels nécessaires à la mise en œuvre de projets innovants. 

Malgré ces obstacles, l’opération a produit des résultats concrets grâce à la poursuite des actions de réhabilitation de l’habitat, à l’augmentation des objectifs initiaux de logements accompagnés et à la réussite du chantier d’insertion du carbet de Yapara. 

L’expérimentation a ainsi confirmé la pertinence d’une approche fondée sur la participation des habitants, l’adaptation aux usages locaux et la valorisation des savoir-faire traditionnels, tout en mettant en lumière les conditions de réussite à réunir pour son déploiement à plus grande échelle dans les autres villages amérindiens du territoire.

Equipe du projet
Photo
Rue de face © Polynôme

Rue de face © Polynôme

Angle de rue, insertion urbaine © Polynôme

Angle de rue, insertion urbaine © Polynôme

Immeuble existant

Immeuble existant

Equipe
Ville de Lille, Lille Métropole Habitat, Polynôme Architecture
Région
Hauts-de-France
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Nombre de logements : 21 logements
  • Nature : 10 PLAI, 9 PLUS, 2 LLI
  • Typologie : T1 (1), T2 (5), T3 (7), T4 (5), T5 (3)
  • Surface SDP : 1647 m² pour les logements, une cellule commerciale de 230 m² et un local en sous-sol pour Radio Cité Vauban de 93 m²
  • Surface SHAB : 1526 m²
  • Innovations : réisolation par l’intérieur en paille, réemploi (valorisation de 70% des matériaux/équipements déposés), végétalisation des façades, récupération eaux pluviales
Description

Il s'agit d'un projet de réhabilitation et de requalification d'un immeuble de bureaux en un ensemble de 21 logements locatifs sociaux et d'une cellule commerciale, en centre-ville de Lille. 

Cet immeuble, construit dans les années 1970 et appartenant auparavant à une compagnie d'assurance, se situe à proximité immédiate du centre-ville, dans un environnement dense qui présente une mixité de fonctions : habitations, bureaux, activités, commerces, écoles, universités. Ce projet s'inscrit dans une mutation d'immeubles de bureaux existants, qui restent inoccupés, constituant désormais une nouvelle opportunité pour créer des logements. 

Le projet du 216 rue Nationale entend porter une réflexion sur la densification en cœur urbain, par la surélévation du bâtiment existant. La réhabilitation de l'existant passe par une réhabilitation passive, au travers d'une réisolation par l'intérieur en paille, par l'ajout d'un étage supérieur, qui va permettre un important apport solaire dans le bâtiment. Un travail autour de la qualité d'usage des logements est également réalisé, avec notamment une présence végétale en cœur d'îlot, la mise en place de circulations piétonnes en rez-de-chaussée, l'installation de nichoirs en façade pour renforcer la biodiversité sur le site.

Le projet a été retenu parmi les 20 lauréats incubés et a bénéficié de financements pour réaliser des études et missions complémentaires afin d'atteindre les ambitions environnementales proposées par l'équipe lauréate. Elles sont décrites ci-dessous. 

 

 

missions complémentaires

 

La conception du projet repose sur une démarche passive visant à réduire les besoins de chauffage grâce à la maximisation des apports solaires, tout en intégrant des protections solaires adaptées pour garantir le confort d’été. Dans ce contexte, la surélévation du bâtiment constitue un élément essentiel pour atteindre les objectifs de la certification Enerphit, le bâti situé en vis-à-vis créant un masque important sur les étages inférieurs de la façade sud. Ce niveau supplémentaire permet de bénéficier d’un ensoleillement nettement amélioré, indispensable au fonctionnement du système de chauffage par ventilation double flux. Il présente également des avantages urbains, techniques et économiques en limitant l’étalement urbain, en créant environ 110 m² de surface de plancher supplémentaire et en contribuant à l’équilibre financier de l’opération. Réalisée en ossature bois légère, cette surélévation reste toutefois aujourd’hui le principal point de blocage du projet en raison des recours engagés par des riverains.

Avancement du projet
L’opération est suspendue à l’issue du recours contentieux engagé contre le projet. Le planning prévisionnel, dans l'attente de la décision du tribunal concernant le recours est le suivant : 
Retours d'expérience

Retours des études techniques issues de l'incubation : 

L’opération a mis en évidence l’importance de valider très en amont la faisabilité technique de certaines ambitions environnementales. Ainsi, le groupement de maîtrise d’œuvre avait initialement étudié la récupération des eaux pluviales des toitures non accessibles du bâtiment afin de les stocker dans une cuve implantée en sous-sol et de couvrir une partie des besoins du bâtiment (sanitaires, lave-linge et entretien des parties communes). Les diagnostics structurels ont toutefois démontré l’impossibilité de mettre en œuvre cette solution : la structure existante ne disposait pas d’une capacité portante suffisante pour accueillir l’ouvrage et la présence d’une nappe phréatique affleurante imposait un pompage permanent pour éviter l’inondation du sous-sol. En outre, les eaux issues de cette nappe étant considérées comme potentiellement polluées, leur valorisation pour des usages domestiques n’était pas envisageable. Une solution plus simple a donc été retenue avec l’installation d’une cuve hors-sol dans le local vélos, destinée à la récupération des eaux de pluie pour l’arrosage des espaces verts et équipée d’un trop-plein raccordé au réseau d’évacuation existant. À plus long terme, une réflexion pourrait être menée sur la valorisation des eaux pompées pour des usages spécifiques, notamment dans le cadre des besoins des services de secours.

Stratégie pour la transformation de bureaux en logements : 

Le retour d’expérience de l’opération du 216 rue Nationale a conduit Lille Métropole Habitat à faire évoluer sa stratégie pour les opérations de transformation de bureaux en logements actuellement engagées, notamment aux 75-77 rue Gambetta et à Vauban. Les difficultés rencontrées sur le 216 rue Nationale ont mis en évidence les limites d’une organisation reposant sur une multiplicité de corps d’état, notamment pour les travaux de réemploi et les interventions techniques complexes. Cette fragmentation a contribué à une dérive des coûts et à une complexification du pilotage. Pour les opérations suivantes, le choix s’oriente donc vers des marchés de conception-réalisation avec dialogue compétitif, permettant de s’appuyer sur une entreprise générale capable de coordonner l’ensemble des interventions, de maîtriser les contraintes techniques et de gérer efficacement les relations avec les riverains et les autres parties prenantes. Cette procédure apparaît également particulièrement adaptée à des opérations de transformation encore peu standardisées, pour lesquelles les méthodes et les équilibres économiques continuent de s’affiner.

Cadre de la commande publique : 

Le dialogue compétitif présente également un intérêt important en phase amont. Sur le 216 rue Nationale, la maîtrise d’ouvrage a constaté que les diagnostics commandés ne répondaient pas toujours avec suffisamment de précision aux besoins des équipes de conception. Le recours à une procédure plus collaborative permet d’associer plus tôt les équipes de maîtrise d’œuvre, qui peuvent préciser les investigations nécessaires et demander des compléments de diagnostics avant le lancement des études. 

Calendrier du projet : 

Les travaux de curage et de désamiantage ont débuté le 30 septembre 2024 pour une durée prévisionnelle de cinq mois, Cependant, un ordre de service d’arrêt a été notifié le 20 décembre 2024. L’entreprise a en effet mis en évidence une présence d’amiante plus importante que celle identifiée dans le rapport RAAT initial. Le surcoût lié à ce complément de désamiantage est estimé à ce jour à 387 345 € HT, soit une augmentation de 164 % par rapport au marché initial.
Par ailleurs, en raison d’un blocage contentieux et de la résiliation de la maîtrise d’œuvre liée à un dépassement des honoraires au-delà de l’enveloppe contractuelle, les travaux de curage n’ont pas pu reprendre.
Dans ce contexte, Lille Métropole Habitat a fait le choix de suspendre la reprise des travaux dans l’attente de la décision de justice relative à la conservation ou non de la surélévation du projet. Cette décision est déterminante, car elle impacte directement la nouvelle consultation de la maîtrise d’œuvre ainsi que le coût global de l’opération.
Enfin, le périmètre du curage incluant également le remplacement des menuiseries extérieures, il a été décidé de maintenir le bâtiment hors d’eau / hors d’air en attendant le jugement du recours, lequel conditionnera également les objectifs énergétiques du projet, notamment l’atteinte du label ENERPHIT.

L’opération du 216 rue Nationale reste donc à ce jour suspendue à l’issue du recours contentieux engagé contre le projet. Après la clôture de l’instruction le 23 février 2026, aucune date d’audience n’a encore été fixée. Cette incertitude a conduit à suspendre la relance de la consultation de maîtrise d’œuvre, le programme pouvant être profondément modifié en cas d’annulation de la possibilité de surélévation. En parallèle, plusieurs sujets techniques restent à traiter, notamment la finalisation du diagnostic amiante et le lancement d’un marché spécifique de maîtrise d’œuvre pour les travaux de démolition et de désamiantage. Malgré ces aléas, Lille Métropole Habitat considère le projet comme suffisamment avancé pour être poursuivi, même si sa temporalité et son périmètre définitif demeurent aujourd’hui incertains.

Parole de lauréats

Equipe du projet
Photo
Perspective © Atelier Concept

Perspective © Atelier Concept

Faille de circulation © Atelier Concept

Faille de circulation © Atelier Concept

Coeur d'îlot © Atelier Concept

Coeur d'îlot © Atelier Concept

Equipe
Ville de Montévrain, EPA Marne / Cogedim, A Concept
Région
Île-de-France
Incubé
Activé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 65 logements
  • Nature : 40 accession libre, 25 PLS
  • Typologies : T1 (1), T2 (18), T3 (26), T4 (16), T5 (3)
  • Surface SDP : 6443 m²
  • Surface SHAB : 3989 m²
  • Locaux : commerce (162 m²)
  • Innovations : Appliquer le référentiel Qualité du logement et la réglementation environnementale 2025
Description

Dans le contexte de crise sanitaire au cours duquel la qualité des logements est devenue une aspiration sociale forte, ce projet cherche à concevoir les programmes résidentiels autour de l'objectif de qualité, le plus en amont possible. “Habiter post-covid” propose notamment une réversibilité des logements en commerce en rez-de-chaussée et la mise en oeuvre du référentiel Girometti / Leclercq.

 

Equipe du projet
Photo
© Bondsociety

© Bondsociety

© Bondsociety

© Bondsociety

© Bondsociety

© Bondsociety

Equipe
Commune d’Ault, Meltgroup, Bondsociety
Région
Hauts-de-France
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 31 logements
  • Typologies : T2 (31)
  • Innovations : maison de séniors (logements individuels avec espaces communs), réemploi de matériaux
Description

Ce projet répond à un double enjeu : revitaliser un centre-bourg dont l’habitat reste inadapté aux besoins d’une population vieillissante, et tirer parti de l’effondrement de la falaise, conséquence du réchauffement climatique, en réemployant ses matériaux dans la construction de la maison. Bien plus qu’un habitat pour séniors, cette maison intergénérationnelle rassemble des logements individuels adaptés aux séniors, des espaces communs généreux (buanderie, salle d'activités, salle bricolage) ainsi qu’un café associatif ouvert sur l’extérieur.

Avancement du projet

Le projet n'a pas encore débuté et se trouve encore au stade de l'étude. Il démarrera lorsque le PLU sera approuvé.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune d’Ault
  • Maitrise d’ouvrage : Meltgroup
  • Architecte : Bondsociety
  • Structure de recherche : Bondsociety
  • Autres membres de l'équipe : Syndicat Mixte Baie de Somme – Grand Littoral Picard
Retours d'expérience
Photo
© ENSA Normandie

© ENSA Normandie

Equipe
Commune de Darnétal, Ananas Production, sans architecte
Région
Normandie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Innovations : Conception de logement par et pour les étudiants en utilisant des matériaux traditionnels locaux (bauge et roseaux)
Description

Seul établissement supérieur sur la commune de Darnétal, l’ENSA Normandie pâtissait d’un manque de logements étudiants et de services à proximité. Pour y remédier, elle avait décidé de mobiliser ses étudiants et ses enseignants-chercheurs pour imaginer des typologies de logements adaptées aux études d’architecture et à la diversité des parcours résidentiels. La programmation prévoyait la mise en place d'espaces collaboratifs pour les étudiants et professionnels, des locaux d’activités au rez-de-chaussée qui auraient intégré l’incubateur de l’ENSA Normandie Recherche. Par ailleurs, le bâtiment aurait du être réalisé en écoconception avec des matériaux traditionnels normands par le laboratoire Architecture Territoire Environnement (ATE).

Le projet a été mis à l'arrêt en raison de l'indisponibilité de fonciers mobilisables pour sa mise en œuvre.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Darnétal
  • Maîtrise d’ouvrage : Ananas promotion
  • Architectes : Enseignants-chercheurs praticiens de l'ENSAN
  • Structure de recherche : Architecture Territoire Environnement (ATE) - Normandie
Photo
© Laboratoire d’Architecture Concrète

© Laboratoire d’Architecture Concrète

Equipe
Commune de Fontenay aux Roses, SCI FAR SALEL, Laboratoire d’Architecture Concrète
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 19 logements
  • Surface SDP : 1500
  • Innovations : Co-construction avec les habitants, espaces communs, réemploi
Description

Initialement, la démarche environnementale ambitieuse du projet reposait sur une réhabilitation prenant en compte le « déjà-là » et réemployant les parties démolies, ainsi que sur la récupération des eaux et le recours à la géothermie. L’effort était alors porté notamment sur l’appropriation des logements par les habitants, par la définition en amont d’une « charte des ambitions qualitatives » à respecter, et la mise en place d’ateliers et de temps d’échange entre habitants, promoteurs et architectes pour déterminer la programmation. L’expérimentation du projet reposait également sur un travail des typologies, avec des « duplex imbriqués » conçus selon un principe de densité, un patrimoine bâti non cloisonné proposant des espaces de rencontre à valoriser, et une attention particulière était portée au développement d’espaces communs : buanderie, laverie, ateliers.

Dans un cadre économique contraint, la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre n’ont pas trouvé d’accord pour rendre viable le projet qui a été abandonné peu de temps après l’annonce des lauréats.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Fontenay-aux-Roses
  • Maitrise d’ouvrage : SCI FAR SALEL
  • Architecte : Laboratoire d’Architecture Concrète
  • Structure de recherche : LET-LAVUE, UMR CNRS 7218, ENSA Paris la Villette
Photo
Jardin en rez-de-chaussée © Associés

Jardin en rez-de-chaussée © Associés

Vue depuis la voie publique © Associés

Vue depuis la voie publique © Associés

23/05/2023  © Associés

23/05/2023 © Associés

23/05/2023 © Associés

23/05/2023 © Associés

Axonométrie du projet © Associés

Axonométrie du projet © Associés

Equipe
Commune d’Angers, Iceo, Soclova et BNC, (associer)
Région
Pays de la Loire
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 88 logements (26 individuels, 36 collectifs et 26 intermédiaires)
  • Nature : 20 PSLA, 26 BRS, 42 LLI
  • Typologies : T1 (1), T2 (26), T3 (26), T4 (20), T5 (10), T6 et + (2)
  • Surface SDP : 6551 m²
  • Surface SHAB : 6276 m²
  • Locaux : salle commune de 68 m² et buanderie de 17 m²
  • Innovations : processus de conception intégrée (PCI), habitat participatif, logements évolutifs, AMU, réemploi,  terre crue porteuse
Description

Le projet assure une mixité de publics grâce à une diversité d'offres : accession sociale (PSLA et BRS) et locatif intermédiaire. Sur le plan constructif, plusieurs typologies de logements sont proposées (maisons individuelles, collectifs et intermédiaires), et 4 des 26 maisons prévues seront réalisées en briques de terre crue porteuses, ce qui devrait permettre à la filière d’industrialiser la production.

Par ailleurs, un projet d’habitat participatif est développé sur l’îlot B1, grâce à deux AMO missionnées pour la mise en œuvre d’une démarche d’assistance à maîtrise d’usage, visant à accompagner l’appropriation et la gestion des espaces communs.

Avancement du projet

Ilot B1 en habitat participatif : livraison prévue en juin 2027. 

Ilots B2 et B3 : livraison prévue en septembre 2027. 26 maisons sont proposés en BRS et 43 logements collectifs en LLI sont vendus à Soclova.

Retours d'expérience

L’ambition initiale, soutenue par l’équipe de conception, prévoyait de réaliser 12 des 35 maisons individuelles en briques de terre crue porteuses (avec dépôt d'AteX), un volume censé permettre à la filière d’amorcer une industrialisation.

Au fil des études et des appels d’offres, la confrontation aux coûts de mise en œuvre, à l’incertitude assurantielle et aux contraintes d’équilibre économique de l’opération a conduit à réviser l’ambition à la baisse : quatre maisons seulement seront finalement réalisées en terre crue porteuse. La démonstration du procédé est maintenue mais l’effet de série est escompté, car il aurait permis aux briquetiers partenaires de mieux amortir leurs investissements de production. Le coût de l’innovation, jugé trop élevé pour le bilan, est ici partiellement reporté sur la filière, qui devra trouver d’autres opérations pour atteindre la masse critique.

L'îlot B1 en habitat participatif était initialement prévu avec 20 logements en accession sociale à la propriété (PSLA), le collectif a tout d’abord choisi de dédier un des logements à l’accueil de femmes victimes de violence. Il a ensuite été proposé aux habitants de basculer en BRS. 7 foyers sont restés en PSLA, 12 ont basculé en BRS (choisissant volontairement choisi un modèle anti-spéculatif. Il a une salle commune de 50m² avec mezzanine de 25m², avec salle d’eau et WC attenants, une buanderie, un espace de stockage/cellier commun, en plus des locaux vélos et autres communs réglementaires. 

Les îlots B2 et B3 proposent toujours 26 maisons en BRS et 43 logements collectifs en LLI qui sont vendus à Soclova.

Concernant les profils des ménages acquéreurs (participatifs et maisons BRS confondus) on retrouve 37% de célibataires, 20% de couples, 30% de couples avec enfants et 13% de familles monoparentales.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune d’Angers
  • Maitrise d’ouvrage : Iceo, Soclova et BNC
  • Architecte : Associer (Philippe Madec architecte urbaniste)
  • Structure de recherche : Iceo
  • Autres membres de l'équipe : Talpa paysage, collectif Echafauder et Amocité (AMU) ; BET Tribu, Terell, Rabier Fluides, Alpes Control, Briques Technic Concept et Matière Gris
Ressource(s) liée(s)
Photo
© ADSC architecte (AMO)

© ADSC architecte (AMO)

Equipe
Commune de Montrouge, Seine Ouest Habitat et Patrimoine, ADSC architecte (AMO)
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Innovations : construction paille
Description

Ce projet de surélévation et d’amélioration d’un immeuble de logement social vieillissant reposait sur 3 principes : faire avec l’existant, optimiser le foncier en milieu urbain dense et prendre soin du patrimoine bâti.

L’opération misait sur l’évolutivité des logements grâce à sa structure bois réversible et flexible et à la mutualisation des fonctions au moyen d’espaces et équipements partagés (cuisine collective, buanderie, bibliothèque, etc.). Les habitants, impliqués très en amont à la conception et à la gestion du bâtiment, devaient bénéficier d’un cadre de vie adapté au changement climatique, avec des matériaux innovants bas carbone, géosourcés en filière locale, pour une amélioration de l’isolation et du confort thermique.

Avancement du projet

La surélévation, entrainant des relogements et des modifications importantes de surfaces de logement, et le public locataire n’étant pas réceptif à cette réhabilitation / surélévation, le maître d’ouvrage a décidé de mettre en suspens jusqu'à nouvel ordre le projet de surélévation.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Montrouge
  • Maitrise d’ouvrage : Seine Ouest Habitat et Patrimoine
  • Architecte : ADSC architecte (AMO)
  • Structure de recherche : CRH Lavue ENSAVPS
  • Autres membres de l'équipe : SCIC Ielo
Photo
© Métra et Associés Architectes

© Métra et Associés Architectes

Equipe
Commune de Villeneuve la Garenne, QUODAM, Métra et Associés Architectes
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 24 logements (18 neuf, 6 réhabilités)
  • Typologies : Logements locatifs intermédiaires : T1 (2), T2 (10), T3 (5), T4 (6), T5 (1)
  • Surface SDP : 2120 m2
  • Surface SHAB : 1867 m2
  • Innovations : espaces intergénérationnels mutualisés
Description

Le projet prévoit la réhabilitation de la maison de maître, bâtiment remarquable situé sur le site, ainsi que la densification de la parcelle par la construction de 17 logements neufs en locatif intermédiaire.

Au stade de la conception, la maîtrise d’œuvre s'est appuyée sur une réflexion pour une préfabrication de l’ossature bois afin de garantir une opération bas carbone, menée avec un souci de transparence sur le bilan économique. Concernant les modes de faire, un espace intergénérationnel mutualisé est prévu en rez-de-chaussée, ainsi que des ateliers de co-développement associant les habitants, avec la mise en place d’une permanence sur site.

L’expérimentation a été menée sur plusieurs volets :
- Qualité d’usage des logements :
Le projet intègre les critères du référentiel Girometti‑Leclercq. Les logements sont tous de qualité, dans un bâtiment frugal, avec une façade en matériaux biosourcés. Les logements rénovés et crées s’ouvrant largement sur le fleuve, valoriseront cette partie de la ville.
- Adaptation aux évolutions des modes de vie: 
Le projet est conçu pour permettre une grande flexibilité;  Structure poteaux‑poutres, aménagements intérieurs modulables et espace intergénérationnel en rez‑de‑chaussée (accueil de seniors et bureau du CCAS de la Ville…).
- Nouveau mode de faire : 
Une démarche véritablement collaborative a été menée entre :

  • La maîtrise d’œuvre et l’entreprise Simonin, pour la partie filière bois,
  • Pour la partie recherche et autour de la thématique de l'aménagement des berges, le laboratoire de recherche Atelier Urbain avec Anne Durand, a formulé des préconisations après avoir mené une observation du quartier, échanges avec les habitants (notamment les seniors du local Âge d’Or qui occuperont le Rez-de-jardin), et analysé des nouvelles opérations livrées sur les quais de Seine. 
  • La maîtrise d’ouvrage Quodam, qui a co‑construit le projet avec les services municipaux pour intégrer la vision de la Ville de Villeneuve‑la‑Garenne et ses besoins, notamment pour les locaux associatifs.
Calendrier du projet

Le démarrage prévisionnel des travaux de démolition et de désamiantage est fixé au 20 avril 2026, pour une durée estimée de quatre mois. Ces interventions seront suivies de la construction de 18 logements ainsi que de la réhabilitation de 6 logements. La livraison de l’opération est prévue au 1er trimestre 2028.

Retour d'expérience

Le budget prévisionnel a évolué à plusieurs reprises depuis 2023, sous l’effet de l’inflation, de l’augmentation du coût des matériaux et de la crise immobilière, qui impacte fortement les opérations de promotion.

Initialement, le projet devait être entièrement réalisé en structure bois (hors infrastructure béton). Cependant, les études ont conclu que le coût de construction était trop élevé, l’équilibre économique était impossible à atteindre avec un prix de vente compatible avec le marché de Villeneuve‑la‑Garenne y compris en BRS. Un changement de procédé constructif a donc été opéré, seule la façade bois a été conservée et la structure a été revue en béton, permettant de retrouver un coût mieux maîtrisé.

Face à ces contraintes économiques, il a été décidé d’orienter le projet vers une opération en maîtrise d’ouvrage bailleur, permettant de conserver l’ensemble des logements construits et réhabilités dans le patrimoine. Cette décision est renforcée par l’évolution réglementaire récente autorisant les SEM à produire du logement intermédiaire.

Cette opération a constitué une expérience particulièrement riche, tant sur le plan technique que sur celui de l’innovation. 

Toutefois, l’un des principaux enseignements tient à la difficulté de concilier un haut niveau d’exigence qualitative avec un budget maîtrisé. La volonté de proposer des logements performants, flexibles, durables et répondant aux nouveaux usages a systématiquement entraîné des surcoûts importants, amplifiés par un contexte économique défavorable (inflation, tensions sur la filière bois, crise immobilière).
Malgré un travail approfondi mené avec la maîtrise d’œuvre pour optimiser chaque paramètre du projet, l’atteinte de standards qualitatifs élevés s’est révélée très coûteuse, au point de nécessiter une révision du procédé constructif et une réorientation du montage opérationnel.  

En conclusion, cette opération témoigne ainsi de la complexité actuelle de produire des logements à la fois de qualité, innovants et financièrement accessibles, et souligne le besoin d’adapter en permanence les stratégies de conception face aux réalités économiques du secteur.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Villeneuve la Garenne
  • Maitrise d’ouvrage : QUODAM
  • Architecte : Métra et Associés Architectes
  • Structure de recherche : Laboratoire de recherche AMP

 

Photo
© Concorde Architecture et urbanisme

Projet livré © Concorde Architecture et urbanisme

© Concorde Architecture et urbanisme

Projet livré © Concorde Architecture et urbanisme

© GIP EPAU

Ménage acquéreur d'une maison en BRS © GIP EPAU

Equipe projet plaque EQLD © GIP EPAU

Equipe projet plaque EQLD © GIP EPAU

Photos du chantier 21/05/2026 © Concorde Architecture et urbanisme

Photos du chantier 21/05/2026 © Concorde Architecture et urbanisme

Photos du chantier 21/05/2026 © Concorde Architecture et urbanisme

Photos du chantier 21/05/2026 © Concorde Architecture et urbanisme

Plan masse © Concorde Architecture et urbanisme - Dream

© Concorde Architecture et urbanisme - Dream

Equipe
Commune de Marseille, SSCV Plan d’Aou Carré Sud, SAS Concorde Architecture Urbanisme
Région
Occitanie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 106 logements (71 villas T4/T5 « en bande » et « en L » avec jardins privatifs et 35 appartements du T2/T3 sur 2 volumes de logements collectifs en R+2)
  • Nature : 60% PSLA et BRS + LLS et LLI (Erilia), 40% de libres (dont 25% à coûts maitrisés 3300€ /m² max)
  • Typologies : T2 (8), T3 (27), T4 (40), T5 (31)
  • Surface SDP : 8706 m²
  • Surface SHAB : 8577 m²
  • Surface commerces: 1500 m²
  • Innovations : Diversification du PRU par la mobilisation du BRS; Principe de conception frugale et bioclimatique; Méthodologie de Design Thinking
Description

Situé dans le 15eme arrondissement de Marseille, Plan d'Aou est un plateau situé au Nord de la ville en position dominante sur la rade de Marseille, à la jonction des quartiers du Verduron, des Aygalades et de Saint Antoine. Ce quartier a bénéficié d’un important projet de renouvellement urbain (ANRU), qui a profondément fait évoluer sa composition urbaine, renouveler l’offre d’habitat et d’équipements.

Le projet Vision d'Aou s'étend sur une surface de 20 hectares appartenant au bailleur social Erilia. Suite au concours Europan 12 et dans le cadre du programme de rénovation urbaine, la parcelle a été identifiée comme support d'une diversification de l'offre social et propose ainsi une offre de logements en accession sociale très abordable via le Bail réel solidaire (BRS), contribuant également à l’accompagnement des parcours résidentiels et de l’entrée dans le logement.

Une attention particulière a été portée sur l’implication des habitants et prospects, pour faciliter la bonne compréhension du montage en BRS et proposer un projet adapté aux usages. Elle s'est appuyée sur une méthode de Design thinking. Cette méthode a permis de projeter les attendus des potentiels occupants et de favoriser une approche de co-conception. Des ateliers ont également été mis en place autour du BRS et de son cadre de fonctionnement dans le but de faciliter la bonne appropriation du dispositif.

Trois axes de travail permettent une conception sobre et bioclimatique : la diminution de l’empreinte carbone des édifices, l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments et la construction de logements adaptés aux conditions climatiques futures. 

D’une architecture dans l’esprit de hameaux méditerranéens, le programme se compose de 106 logements répartis entre de l’habitat individuel (prédominance d’individuels à hauteur de 70% du programme pour répondre à la demande des habitants du quartier) et de l’habitat intermédiaire de faible hauteur s’ouvrant sur le grand paysage et la mer.

Tous les logements disposent d'un espace privatif extérieur (jardins pour les villas, jardin / terrasse ou loggia pour les collectifs), sont traversants ou bi orientés.
 

Avancement du projet

Le projet est livré et les habitants prennent possession des lieux.

Retours d'expérience

Dans le QPV du Plan d’Aou, la Société civile de construction-vente (SCCV) Plan d’Aou Carré Sud porte une opération de 239 logements dans le périmètre d’un quartier faisant l’objet du NPNRU. Le montage y est assumé comme un exercice de diversification sociale par l’outil : 60 % des logements relèvent du PSLA, du BRS et du logement locatif social et intermédiaire, et 40 % du libre dont un quart à coûts maîtrisés plafonnés. 

L’ambition architecturale, à savoir une conception frugale, une dimension bioclimatique et l'adaptation aux climats futurs, est adossée à une méthode de Design thinking réunissant futurs habitants, équipe de conception et partenaires institutionnels autour d’ateliers habitat. La dissociation entre foncier et bâti, portée par un organisme de foncier solidaire, y sert à rendre l’accession abordable sans rogner sur les caractéristiques architecturales ni sur la qualité d’usage des logements eux-mêmes.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Marseille, Métropole Aix Marseille Provence
  • Maitrise d’ouvrage : SSCV Plan d’Aou Carré Sud (Demathieu Bard / Erilia / Ekinov)
  • Architecte : SAS Concorde Architecture Urbanisme et DREAM Architecture
  • Autres membres de l'équipe : G2I (Garcia Ingénierie), Cerreti, OSIRIS, R2M
Photo
© Metra et Associés Architectes

© Metra et Associés Architectes

© Metra et Associés Architectes

© Metra et Associés Architectes

© Metra et Associés Architectes

© Metra et Associés Architectes

Equipe
Commune de Besançon, Neolia, SCI Arthis, Metra et Associés Architectes
Région
Bourgogne-Franche-Comté
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 29 logements
  • Nature : 10 PSLA, 15 PLUS, 4 accession libre et un espace de bureaux
  • Typologies : T2 (2), T3 (9), T4 (18)
  • Espace commun : 110,89 m² d'espace de bureaux
  • Surface SDP : 2851 m² 
  • Surface SHAB : 2429 m² 
  • Innovations : filière bois territoriale, aménagements à la carte
Description

L’innovation de ce projet de logements abordables et évolutifs en secteur NPNRU repose sur la mobilisation de la filière bois/matériaux biosourcés territoriale, avec les acteurs du territoire et les communes forestières qui permet une maîtrise des coûts de construction pour garantir le caractère abordable des logements.

Tous les acteurs (Ville, maîtrise d'ouvrage, filière territoriale, habitants, laboratoire de recherche, etc.) sont associés dès l’amont du projet. Cette méthodologie de travail est rendue possible à travers un processus de "Design thinking" associant l’ensemble des partenaires et un travail à bilan ouvert. La qualité des logements est garantie par une grande diversité typologique des logements et des aménagements à la carte avec une forte présence d’espaces extérieurs privatifs et partagés.

Tous les logements sont traversants avec des espaces extérieurs privatifs. Les deux premiers niveaux (RDC bas et RDC haut) accueillent des duplex traversants, avec les qualités des maisons de ville (jardins avant et arrière).
Les niveaux R+1 et R+2 accueillent des logements traversants (pour les T3 et T4) ou à double orientation (pour les T2), desservis au nord par une coursive extérieure. Enfin, en R+3 sur la toiture terrasse, trois « maisons sur le toit » accueillent le haut des 3 duplex du R+2.

Avancement du projet

Le début des travaux est prévu pour le deuxième semestre 2026.

Retours d'expérience

L’opération devait initialement servir la diversification du NPNRU : des logements individuels en PSLA, c’est-à-dire en accession sociale, et en accession libre, confiés respectivement au bailleur social Neolia et à un promoteur privé. Le contexte économique global (notamment les coûts de construction et les taux d'emprunts des ménages accédants) et la situation de Planoise se sont révélés intenables. Ces difficultés ont amené les opérateurs privés intéressés à finalement renoncer.

Trois décisions ont alors été prises, chacune contournant le verdict du bilan d’opération : 

  • Une dérogation exceptionnelle de l’Etat pour autoriser la production de 15 logements locatifs sociaux (PLUS) portés par Néolia en plus des 10 logements en PSLA.
  • L’architecte concepteur s’est constitué en co-maître d’ouvrage via une SCI dédiée pour porter quatre logements en accession libre permettant d’atteindre l’équilibre entre nombre de logements et coûts de construction, se transformant de prestataire en investisseur. 
  • La filière bois locale a été mobilisée non plus seulement comme ambition environnementale, mais aussi comme levier de maîtrise des coûts par le circuit court, le bois provenant de la forêt de Chailluz, propriété de la ville, est vendu de gré à gré au titulaire du marché par l’ONF qui exploite la forêt pour la collectivité. 

Au total, un projet initialement déséquilibré est devenu faisable par la réorganisation de la maîtrise d'ouvrage.

 

 

L’opération avait initialement pour objectif de contribuer à la diversification de l’offre de logements dans le cadre du NPNRU, en associant des maisons individuelles en accession sociale (PSLA) et en accession libre, portées respectivement par le bailleur social Néolia et un promoteur privé.

Toutefois, le contexte économique – marqué notamment par la hausse des coûts de construction et des taux d’emprunt des ménages accédants – ainsi que les spécificités du marché immobilier à Planoise ont rapidement compromis la viabilité du projet. Face à ces difficultés, l'opérateur privé qui s’était positionné a finalement renoncé à son engagement. Or, l'équilibre de l'opération n'était pas atteignable uniquement avec la production des 10 logements en PSLA. 

Afin de rendre l’opération réalisable, trois décisions majeures ont été prises, chacune permettant de dépasser les contraintes mises en évidence par le bilan d’opération.

La première a consisté en l’obtention d’une dérogation exceptionnelle de l’État autorisant Néolia à produire 15 logements locatifs sociaux (PLUS) en périmètre NPNRU, en complément des 10 logements prévus en PSLA.

La deuxième a vu l’architecte concepteur devenir co-maître d’ouvrage, en créant une SCI dédiée destinée à porter quatre logements en accession libre. Cette évolution inédite de son rôle, de simple prestataire à investisseur, a permis d’atteindre un équilibre économique entre le nombre de logements réalisés et les coûts de construction.

Enfin, la filière bois locale a été mobilisée non seulement comme réponse aux ambitions environnementales du projet, mais également comme levier de maîtrise des coûts grâce au recours à un circuit court. Le bois, issu de la forêt de Chailluz, propriété de la Ville, est exploité par l’ONF pour le compte de la collectivité puis vendu de gré à gré au titulaire du marché.

Au final, un projet dont l’équilibre économique apparaissait initialement compromis a pu être rendu réalisable grâce à une recomposition de la maîtrise d’ouvrage et à l’activation de leviers juridiques, économiques et territoriaux.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Besançon
  • Maitrise d’ouvrage : Neolia et SCI  ARTHIS
  • Architecte : Metra et Associés Architectes
  • Structure de recherche : Laboratoire AMP
  • Autres membres de l'équipe : Simonin – Cluster Robin (acteurs clé de la filière bois territoriale)
Photo
© EPT Boucle Nord de Seine, extrait du CPAUPE

© EPT Boucle Nord de Seine, extrait du CPAUPE

Equipe
Commune d’Argenteuil, Groupement promoteurs : Hibana - BNP Parisbas Real Estate.
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 700 logements
  • Nature : 413 en accession libre
  • Surface SDP : 51470
  • Innovations : Penser l'évolution de l'habitant dans son logement, réorganiser la chaine du logement.
Description

Ce projet de 700 logements met l'accent sur les performances environnementales et la qualité d'habiter. Il privilégie le recours aux matériaux biosourcés et intègre une démarche ambitieuse de réemploi, notamment grâce à la mise en place d'une ressourcerie de chantier. Les exigences en matière de qualité architecturale, fondées sur le référentiel Leclercq-Girometti, ont été prises en compte très en amont de l'opération, dès l'élaboration du Cahier des prescriptions architecturales, urbaines, paysagères et environnementales (CPAUPE). Ce document est le fruit de deux années de travail associant la collectivité, les maîtres d'ouvrage, un laboratoire de recherche ainsi qu'une assistance à maîtrise d'usage (AMU).

L'organisation du projet repose sur une maîtrise d'œuvre répartie entre plusieurs agences d'architecture, intervenant en binômes afin de favoriser le croisement des approches sur les différents lots. Les compétences spécifiques, notamment en matière de réemploi, d'assistance à maîtrise d'usage et de recherche, sont confiées à des structures spécialisées dont il s'agit du cœur de métier. Chaque mission fait l'objet d'un contrat et d'une rémunération distincts, garantissant une expertise dédiée à chaque volet du projet.

L'un des principaux objectifs de l'opération est de favoriser la fluidité des parcours résidentiels grâce à une offre de logements évolutifs. Les logements de grande taille sont conçus pour pouvoir être reconfigurés en unités plus petites, telles que des studios ou des T1, tandis que les espaces de circulation sont pensés pour évoluer dans le temps, en pouvant accueillir de nouveaux usages ou être supprimés selon les besoins des occupants.

Avancement du projet

L'opération d'aménagement a suivi plusieurs étapes administratives depuis le dépôt du dossier de Déclaration d'Utilité Publique (DUP) au printemps 2025 (avril-mai), initialement accompagné d'une mise en compatibilité du PLU. Toutefois, l'approbation du PLUi en juin 2025 a rendu cette mise en compatibilité sans objet et elle a été retirée de la procédure. 

L'enquête publique s'est tenue à l'automne 2025, avant l'adoption de la déclaration de projet par l'EPT en décembre 2025. L'arrêté préfectoral déclarant l'utilité publique est désormais attendu dans les prochains jours, suivi de l'arrêté de cessibilité dans les semaines suivantes. L'ordonnance d'expropriation est envisagée pour septembre 2026 si les acquisitions amiables n'aboutissent pas. En effet, la DUP doit avant tout permettre de poursuivre les négociations foncières à l'amiable afin d'éviter, lorsque cela est possible, le recours à l'expropriation, avec un objectif de maîtrise foncière complète à l'horizon fin 2027. 

Parallèlement, la maîtrise d'œuvre urbaine a retravaillé le découpage des macro-lots afin de faire coïncider les secteurs maîtrisés à l'amiable avec les secteurs opérationnels. Cette adaptation a été possible sur l'îlot Mirabeau. En revanche, sur l'îlot Barbusse, les discussions avec Foncière Logement ont été plus complexes, l'opérateur souhaitant initialement réaliser lui-même les contrats de promotion immobilière (CPI). Un compromis a finalement été trouvé avec un découpage en lots distincts, tandis que sur le secteur Pont Neuf, l'opérateur a accepté une réalisation en VEFA.

Secteur Mirabeau Nord : le premier Permis de construire (PC) a été accordé en février 2026 et le chantier de démolition s'est terminé en mai 2026. Les travaux ont débuté au printempts 2026, pour 45 logements en accession libre et commercialisés pour les argenteuillais.

Secteur Barbusse Pont-Neuf : l'objectif est d'acquérir la maîtrise foncière plutôt fin 2027, car avec la procédure Déclaration d'utilité publique (DUP), il faudra voir s'il est possible de négocier à l'amiable et non pas aller jusqu'à l'expropriation.

Retours d'expérience

Le montage initial prévoyait que le concessionnaire-aménageur se présente dès l'origine avec les promoteurs, sur la base de prix de sortie définis. Toutefois, ce schéma a été conçu en 2022, dans un contexte de marché très différent de celui d'aujourd'hui. La forte évolution des coûts de construction et des conditions économiques a remis en question plusieurs hypothèses initiales. Avec le recul, ce mode de montage ne serait probablement pas reconduit à l'identique.

Par ailleurs, de nouvelles problématiques sont apparues au cours des études menées avec la maîtrise d'œuvre urbaine et l'aménageur, notamment concernant les choix structurels tels que la réalisation des parkings en infrastructure. Un travail d'optimisation de l'équilibre économique est désormais engagé afin de réduire le recours aux parkings souterrains, en privilégiant des stationnements en rez-de-chaussée et en R+1 lorsque cela est possible. Cette réflexion s'accompagne également d'une analyse des surfaces de plancher dédiées aux logements, dans l'objectif d'améliorer la faisabilité économique globale de l'opération.

Equipe du projet
  • Collectivité : EPT Boucle Nord de Seine
  • Aménageur : Paris Sud Aménagement
  • Maitrise d’ouvrage : Groupement promoteurs : Hibana - BNP Parisbas Real Estate
  • Maîtrises d'œuvre : Nicolas Raymond, Np2f, Martin Duplantier, Dietrich Untertrifaller, Barrault et Pressaco, Fres Architecture
  • Structure de recherche : Laboratoire ACS ENSA Paris-Malaquais (Monique Eleb et Thierry Mandoul)
  • Autres membres de l'équipe : Cabinet GTI (syndic-AMU) ; Bellastock ; Legendre Construction
Parole de lauréats

Photo
© Francis Soler Architecte

© Francis Soler Architecte

Equipe
Commune Le-Chesnay-Rocquencourt (78), Léon Grosse Immobilier, promoteur, Francis Soler Architecte
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 120 logements
  • Surface SDP : 10000
  • Innovations : bâtiment avec des plateaux non attribués, organisation du processus de conception
Description

En phase pré-opérationnelle, ce programme « déspécialisé » avait comme objectif la construction de 120 logements. La méthode de réalisation ouverte s’appuyait sur 3 phases :

  • Dans la première phase, la réalisation d’une plateforme ouverte inachevée. Dans un second temps, la réalisation d'un plateau de programmation détaillée des surfaces, à partir de temps concertés. Enfin, le développement de la flexibilité et réversibilité du bâtiment.
  • En ce sens, les supports étaient élaborés pour évoluer en permanence, grâce à une structure en poteaux-dalle, des façades génériques, une hauteur sous plafond de 3 mètres utile pour permettre la flexibilité de l’ouvrage et un travail sur l’orientation ainsi que l'épaississement de la plateforme.
  • L’innovation se lisait également au regard des modalités de conception puisqu’elle s’appuyait sur une mobilisation de la méthode de conception collaborative "Design Thinking", sur l’utilisation de la « calculette bas carbone » développée par 4,0 et différents ateliers thématiques.

Le projet a été mis à l'arrêt en raison de l'indisponibilité de fonciers mobilisables pour sa mise en œuvre.

Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Le-Chesnay-Rocquencourt (78)
  • Maitrise d’ouvrage : Léon Grosse Immobilier, promoteur
  • Architecte : Francis Soler Architecte
  • Structure de recherche : Structure de recherche interne au Groupe Léon Grosse, 4.0
  • Autres membres de l'équipe : Léon Grosse Direction Régionale Habitat
Photo
© 28.04 Architecture

© 28.04 Architecture

© Désir(s) d'Habiter : Habiter, Oeuvrer, Penser

© Désir(s) d'Habiter : Habiter, Oeuvrer, Penser

Equipe
Commune de Marseille, syndicat de copropriété de l’immeuble, 28.04 Architecture / Elsa Glenat architectes
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Innovations : accompagnement des copropriétaires ; définition d'un cadre partenarial 
Description

Désir(s) d'Habiter : Habiter, Œuvrer, Penser (HOP)

Le projet porte sur un immeuble ancien, emblématique du patrimoine bâti du centre-ville, et prévoit son amélioration thermique et acoustique, l’adaptation des logements aux nouveaux usages ainsi que la création d’espaces partagés. Il intègre une démarche de recherche menée par l’EVCAU, s’appuyant notamment sur une enquête auprès des copropriétaires (leurs usages, leurs attentes, leur rapport au collectif et au projet de réhabilitation) afin d’accompagner au mieux les habitants porteurs du projet. Au stade des prémices, le jeu d’acteurs et les modalités de contractualisation avec les pouvoirs publics doivent encore être précisés, mais cette démarche inédite pourrait constituer un véritable démonstrateur pour d’autres modèles de bâti « trois fenêtres », spécifiques à la ville de Marseille.

Equipe du projet
  • Collectivité : Métropole Aix-Marseille-Provence
  • Maitrise d’ouvrage : syndicat de copropriété de l’immeuble
  • Architecte : 28.04 Architecture / Elsa Glenat architectes
  • Structure de recherche : EVCAU ENSA Paris Val de Seine
Photo
© Mehrnoush Naraghi architect

© Mehrnoush Naraghi architect

Equipe
Commune d’Aix les Bains, Mehrnoush Naraghi architecte
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Nature : 50% en BRS
  • Surface SHAB : 7619 m²
  • Locaux : commerce (340 m²), restaurant (255 m²)
  • Innovations : logements modulables, BRS, préfabriqué à bilan carbone négatif, évaluation des usages
Description

Cette opération en centre-ville initialement située sur un parking s’inscrivait dans la démarche ZAN et portait dans son ADN une forte ambition écologique, grâce également à l’utilisation de préfabriqués biosourcés à bilan-carbone négatif et de matériaux issus des circuits courts. Avec 7600 m² de logements et de commerces, le projet avait dans l'optique de favoriser les logements pour jeunes actifs, avec 50 % des logements en BRS, sur une commune "en tension".

Une attention particulière était portée sur les usages et l’acceptabilité avec la mise en place d’une méthode spécifique. Les équipes auraient disposé d'un accompagnement via un dispositif de co-construction avec les habitants par la construction modulaire et un travail de recherche sur l’acceptabilité des nouveaux paradigmes de construction.

La collectivité a finalement refusé le projet immobilier sur le foncier identifié dans une logique de "non densification". Le projet a donc été abandonné.

Equipe du projet
  • Collectivité : commune d’Aix les Bains
  • Maitrise d’ouvrage : Cogedim, La savoysienne habitat
  • Architecte : Mehrnoush Naraghi architect
  • Structure de recherche : Le GERPHAU
  • Autres membres de l'équipe : POINGT, Michel Viand, CCB Greentech, Carré Bois
Photo
© Etreproprio.com

© Etreproprio.com

© Agence 360, exemple de site de projet

© Agence 360, exemple de site de projet

© PERRIN architectures

© PERRIN architectures

Equipe
Commune de Châteauneuf Grasse, PERRIN architectures
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 10 logements
  • Innovations : Logement avec servitude d’intérêt collectif (dissocier le foncier de la propriété des murs d’un logement neuf pour réduire le coût, en contrepartie d’un service rendu à la collectivité)
Description

Ce projet de 10 logements porte sur trois grandes innovations.

  • La première est d’ordre sociétal, avec la création d’un logement d’intérêt collectif impliquant des personnes consacrant une partie de leur temps au maintien à domicile des personnes âgées, en contrepartie d’une servitude portant sur les droits à bâtir d’une parcelle agricole.

  • La seconde est écologique, grâce à un système constructif en matériaux biosourcés et géosourcés récupérés in situ, et à une stratégie d’adaptation au changement climatique reposant sur des logements bioclimatiques à forte inertie, une démarche de zéro artificialisation du territoire et une volonté de résilience économique locale.

  • La dernière est économique. L’innovation du modèle économique se manifeste par une dissociation entre le foncier et le logement, afin de diminuer le prix de revient. Une expérimentation juridique sera également menée sur la servitude d'intérêt collectif.

Avancement du projet

Aujourd'hui, le projet en est encore à ses débuts. Il est en phase d'études.

Les dossiers qui sont à l'étude concernent la réfection d'une maison sur la ferme agricole communale associée à un logement dédié à l'accueil d'ouvriers saisonniers ainsi que l'intégration d'un bâti dans la ferme départementale.

Retours d'expérience

Le projet en est encore à ses débuts du fait de la complexité du travail à réaliser. C'est la collectivité qui porte l'opération en tant que maîtrise d'ouvrage. L'identification des propriétaires, les réflexions sur l'expérimentation économique et juridique d'un accès au logement inédit ainsi que la réflexion sur la manière d'introduire dans le règlement du PLU des préconisations sur le sujet, sont autant de facteurs qui rendent l'opération complexe.

Un travail étroit est réalisé avec l'Agence 360 et avec la Communauté d'agglomérations de Sophia Antipolis. 

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Châteauneuf Grasse
  • Maitrise d’ouvrage : Commune de Châteauneuf Grasse
  • Architecte : PERRIN architectures
  • Structure de recherche : Filiaterre
Photo
Vue d'ensemble © SATHY

Vue d'ensemble © SATHY

atelier de co-conception avec les habitants © Odéys

atelier de co-conception avec les habitants © Odéys

atelier de co-conception avec les habitants © Odéys

atelier de co-conception avec les habitants © Odéys

Paysage et biodiversité © SATHY

Paysage et biodiversité © SATHY

Architecture et construction © SATHY

Architecture et construction © SATHY

ilot E

vue de la ZAC avec l'ilot E en chantier en fond

Equipe
Commune d’Aytré, Aquitanis (OPH de Bordeaux Métropole), SATHY
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 71 logements
  • Nature : 34 en accession libre (CISN), 16 accession sociale (BRS), 21 en locatif social
  • Locaux : espace commun de 71 m²
  • Surface SDP : 4625 m²
  • Surface SHAB : 4350 m²
  • Innovations : Habitat participatif, démarche bas carbone et objectif de performance E4C2
Description

Le premier îlot démonstrateur de la ZAC de Bongraine, composé de 71 logements conçus avec les habitants, se veut résolument participatif et écologique. Il s’appuie sur une démarche de co-construction avec les habitants (séances de travail, ateliers, AMU, etc.), avec un objectif de performance écologique E4C2 et une démarche Bâtiment Durable Nouvelle Aquitaine.

La volonté de l’équipe de maîtrise d’œuvre est de montrer aux futurs opérateurs comment transformer les modes de production de l’habitat. Dans ce projet, la création de logements abordables est facilitée par la diversité des modes d’accession : accession sociale, accession libre, locatif social. Cette diversité s’accompagne de la constitution d’une communauté agissante dès la phase de conception du bâtiment, et tout au long de sa réalisation. Par ailleurs, le projet mise sur une anticipation des modes de gestion et d’animation du collectif.

Avancement du projet

Les travaux ont été lancés en mars 2026. La livraison est prévue pour le T4 2027.

Retours d'expérience

L'opération repose sur une démarche de co-construction avec les habitants dès la phase de conception, assortie d’un objectif de performance écologique ambitieux. Une assistance à maîtrise d’usage (AMU) a accompagné la constitution d’une « communauté agissante » afin de travailler avec les habitants sur la conception des bâtiments de logements. Au cœur du projet de ZAC figure également une Maison des habitants, co-conçue pour structurer la vie collective du futur quartier.

C’est sur ce second volet les évolutions du calendrier de livraison de certains lots de la ZAC ont eu un impact. Les difficultés de commercialisation des logements en accession sur certains lots de la ZAC ont conduit à un décalage des livraisons de plusieurs bâtiments. Initialement conçue comme un lieu fédérateur favorisant les liens sociaux et les initiatives écologiques à l'échelle du quartier, la Maison des habitants devait constituer un équipement mutualisé au service de plusieurs bâtiments. Toutefois, sa mise en fonctionnement dès les premières livraisons aurait conduit à faire reposer l'ensemble de ses charges d'exploitation sur les seuls premiers programmes réalisés – le bâtiment d'habitat participatif et l'Azuré. Ce modèle économique s'est rapidement révélé insoutenable pour les habitants. Il a donc été décidé de reporter son ouverture jusqu'à la livraison d'un nombre suffisant de logements permettant d'en assurer un financement plus équilibré. Si cette décision était nécessaire pour garantir la viabilité du projet, elle a suscité une réelle déception chez les habitants, qui s'étaient fortement investis dans la co-conception de ce lieu collectif.

Equipe du projet
  • Collectivité : CA de La Rochelle (concédante de la ZAC) en associaiton avec la commune d'Aytré 
  • Aménageur : Aquitanis (OPH de Bordeaux Métropole)
  • Maîtrise d’ouvrage : Axanis, CISN, Office public de l'habitat de l'Agglomération de La Rochelle
  • Architecte : SATHY
  • Structure de recherche : Tipee
  • Autres membres de l'équipe : Une autre ville, Le Sens de la Ville, OLM, Acatryo
Parole de lauréats

Photo
Schémas

Schémas

© CFAUA Sarl

© CFAUA Sarl

Equipe
Commune de Tramayes, SCIC Engagé pour la Qualité du Logement de Demain, CFAUA Sarl
Région
Bourgogne-Franche-Comté
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 9 logements
  • Surface SDP : 842 m²
  • Surface SHAB : 800 m²
  • Innovations : habitat groupé en zone rurale, démarche participative, coût maîtrisé, architecture résiliente, bioclimatique et à énergie positive.

 

Description

Favorisant l’habitat intergénérationnel, le site accueillera des ménages familiaux, seniors et étudiants (pour une école de l’ESS prochainement installée dans le village). Le projet s’appuie sur une démarche collaborative poussée : les futurs habitants seront organisés en coopérative aux côtés de la MOE, les institutions et l’AMO.

Cette équipe se divisera en un cercle général de coordination et un cercle de responsabilité, pour des prises de décisions à différents niveaux. La commune de Tramayes est déjà engagée dans une démarche d’énergie positive dans laquelle le projet s’inscrira, avec un objectif fixé de 100% d’énergies renouvelables. Le projet s’engage à garantir une  architecture bioclimatique et le recours à des matériaux biosourcés et locaux.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune Tramayes
  • Maitrise d’ouvrage : SCIC Engagé pour la Qualité du Logement de Demain
  • Architecte : CFAUA Sarl
  • Structure de recherche : L’Éthnographe
  • Autres membres de l'équipe : CAUE de Saône et Loire, Habiter Heureux en Bourgogne Franche Comté, Terragilis, CEREMA, Anne-Laure Giroud, Tim Boursier Mougenot, Eva Raffin, Charpente Nugues, Maison Passive 71, Ecosyn, Ensemble2générations, le collectif du murmure, l’institut de Tramayes, Cit&vive
Photo
© RAW

© RAW

Equipe
Commune de Sevran, RAW architecte
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 218 logements réhabilités et 7 logements neufs, 16 logements démolis 
  • Surface SDP : 1880 m², 1440 , 1670 m², 1400
  • Locaux : lieux de rencontre/passage (850 ), 7 locaux de commerces (850)
  • Innovations : évolutivité et mutabilité, co-conception
Description

Avec 4 250 m² de surface en réhabilitation, le projet met en avant la participation des habitants au cœur de sa démarche. Ainsi, une mobilisation importante des habitants est prévue pendant la phase d’études. Le projet est conçu de manière évolutive, en fonction des retours de la concertation, et propose des innovations en matière de pratiques d’usage. Les logements, accessibles et adaptés à tous, favorisent la « ville pour tous » et sont conçus en lien avec les attentes exprimées lors de la phase de concertation. La conception s’inscrit dans les objectifs nationaux, notamment le renouvellement de l’offre de logements sociaux et la dynamique ZAN.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Sevran
  • Maitrise d’ouvrage : LOGIREP
  • Architecte : RAW
  • Structure de recherche : Le Printemps de l’Hiver
  • Autres membres de l'équipe : Groupe du Printemps de l’Hiver
Avancement du projet

Le Permis de construire (PC) a été déposé en février 2026 et le travaux devraient démarrer au T4 2026.

La livraison est prévue pour au T3 2028.

Retours d'expérience
Photo
© Groupe Crequy

Inauguration © Groupe Crequy

© Groupe Crequy

Inauguration © Groupe Crequy

Vue d'ensemble © Groupe Crequy

Vue d'ensemble © Groupe Crequy

© Groupe Crequy

© Groupe Crequy

© Groupe Crequy

© Groupe Crequy

Chantier © Groupe Crequy

Chantier © Groupe Crequy

Chantier © Groupe Crequy

Chantier © Groupe Crequy

Vue d'ensemble © Groupe Crequy

Isolant chaux chanvre © Groupe Crequy

Equipe
Commune de Saint Etienne, Novae architecte, Groupe Crequy
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 14 logements
  • Nature : 14 logements en locatif social
  • Typologies : T2 (7 dont deux PMR), T3 (5), et T4 (1)
  • Locaux : 1 salle commune
  • Surface autre : 4000 m² d'espaces extérieurs
  • Innovations : Réinterroger la chaine de production, les modes de faire, et l’organisation des acteurs. Un travail sur les matériaux est aussi réalisé
Description

Livré et inauguré en avril 2026, l’Éco-Hameau Couriot transforme les anciennes écuries du puit Couriot, situées au 37 rue Calixte-Plotton à Saint-Étienne, en un ensemble de 14 logements, du T1 au T4 duplex. Réparti dans trois bâtiments classés Monuments Historiques, le projet conserve le patrimoine industriel existant tout en intégrant des principes de réhabilitation écologique : matériaux biosourcés et locaux (isolant chaux-chanvre, enduit chaux ou terre cru), intervention d’artisans locaux et préservation des qualités architecturales du site. L’opération s’ouvre sur plus de 4 000 m² d'écrin végétal, pensé pour créer un esprit de hameau et favoriser les usages collectifs. Lauréat du programme Engagés pour la qualité du logement de demain, le projet est aujourd’hui présenté comme une référence stéphanoise de réhabilitation patrimoniale et environnementale.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Saint Etienne
  • Maitrise d’ouvrage : Groupe Crequy
  • Architecte : Novae architecte
  • Structure de recherche : ENSAG et AE&CC
  • Autres membres de l'équipe : Archipat
Retours d'expérience

Le projet concernait la restructuration d'un ensemble immobilier en friche datant du XIXème siècle, situé dans le site minier classé de Couriot. 

Le projet annonçait une réflexion sur la chaîne de production, les modes de faire et 
l'organisation des acteurs, l'intégration de matériaux locaux, biosourcés et de réemploi 
(chanvre, terre crue), l'implication des habitants dans la conception des espaces extérieurs et des ateliers sur la qualité d'usage, et une méthode constructive innovante avec prototype grandeur nature. 

Le maintien de ces ambitions s'est accompagné de renoncements assumés : la chaudière bois mutualisée sur les trois bâtiments a été abandonnée, jugée trop complexe ; le travail sur les eaux pluviales a été écarté, en raison de la pollution ancienne du sol minier qui aurait fait exploser les coûts. Les matériaux, les modes de faire (qualités d'usage et implication des habitants) ainsi que le réemploi sont les intentions qui ont été maintenues et qui étaient le cœur du projet.

Photo
© GIP EPAU

© GIP EPAU

© Omnibus

© Omnibus

© GIP EPAU

© GIP EPAU

© GIP EPAU

© GIP EPAU

© GIP EPAU

© GIP EPAU

Equipe
Commune de Nancy, Batigère Grand Est
Région
Grand Est
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 700 logements répartis sur 17 lots
  • Nature : 40% de logements locatifs social 
  • Surface SDP : 48000 m²
  • Surface nature : 6000 d'espace vert remarquable
  • Innovations : réflexion sur l'agencement des logements dans le cadre du Lab CDC, supports d'atelier en lien avec l'économie sociale et solidaire, un projet d'aménagement intégrant la nature et intégrant toutes les formes d'habitat, voire d'accompagnement

     

Description

L’opération en neuf et réhabilitation de 700 logements s’inscrit dans un projet de renouvellement et de densification d'une friche hospitalière en ville avec la réhabilitation de deux ensembles patrimoniaux du XVIIIème siècle, dont un sanatorium en logements sociaux. L’ensemble des arbres existants sont conservés dans un espace vert central restructuré de 6000 support d’usages communs, facilitant le vivre ensemble.

Des îlots ouverts, intégrant des jardins en pied d’immeuble, seront aménagés dans le cadre du projet. Un travail sera également mené avec les opérateurs locaux afin de renforcer les dimensions de convivialité, de partage et de modularité des formes d’habitat proposées.

Avancement du projet

En décembre 2024, les 102 logements locatifs sociaux en transformation d'usage du bâtiment Villemin ainsi que 24 logements locatifs sociaux neufs ont été livrés.

Concernant le bâtiment Maringer, les travaux ont débuté et devraient se terminer vers le T2 2027. Il accueillera 82 logements intergénérationnels (27 PLAI, 27 PLUS et 28 PLS), répartis en T1 (10), T2 (43) et T3 (29), sur une surface totale de 4344 m². Chaque logement sera conçu pour accompagner la perte d’autonomie dans le cadre du dispositif Accompagnement de la Société au Vieillissement (ASV) porté par AMLI.

Concernant le projet de pension de famille (l'îlot B5), le début des travaux est prévu pour le T4 2026 pour une livraison au T2 2026.

Les autres lots, portés par la promotion privée, sont en cours de commercialisation.

Retours d'expérience

L'aménageur proposait une innovation au niveau de l'inscription dans les fiches de lot des prescriptions environnementales hiérarchisées assorties d'un mécanisme inédit : sanctionner les non-conformités à la livraison en modulant les charges foncières en amont, elles augmentent si les promoteurs et bailleurs ne respectent pas les niveaux d’exigence fixés.

Equipe du projet
  • Collectivité : Ville de Nancy, Ville de Vandœuvre-les-Nancy, Métropole du Grand Nancy
  • Aménageur : Batigère
  • Maitrises d’ouvrage : Batigère Habitat Grand Est (ilots A, B6, C1, D1), Batigère Habitats Solidaires (ilot B5), Batigère maison familiale (ilots D5/D7), Quadral Promotion (ilot B2)
  • Architectes : Toa architectes associés et Blesch Cayre architectes (A), GHA Architectes (C1)
  • Structure de recherche : AMLI (association pour l’Accompagnement, le Mieux-Être et le Logement des Isolés)
  • Autres membres de l'équipe : Solorem (AMO aménagement), Intensités / ERA / Omnibus (MOE urbaine et infrastructure), Omnitech, EODD (environnement), Elleny (hydraulique), Semaco (pollution), Cpepesc Neomys (biodiversité)

     

Photo
Visite du chantier à Saint-Laurent-du-Bois le 27 mai 2026 © GIP EPAU

Visite du chantier à Saint-Laurent-du-Bois le 27 mai 2026 © GIP EPAU

Visite du chantier à Saint-Laurent-du-Bois le 27 mai 2026 © GIP EPAU

Visite du chantier à Saint-Laurent-du-Bois le 27 mai 2026 © GIP EPAU

Maquette Saint-Laurent-du-Bois © GIP EPAU

Maquette Saint-Laurent-du-Bois © GIP EPAU

© La nouvelle agence - Omet

© La nouvelle agence - Omet

Equipe
Communes Mairie de Saint-Laurent-du-Bois et de Omet, Aquitanis (OPH du Bordelais)
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 15 logements (Saint-Laurent-du-Bois) ; 14 logements et une salle commune (Omet)
  • Nature : 9 PLUS et 6 PLAI (Saint-Laurent-du-Bois) 
  • Typologies : T2 (3), T3 (6), T4 (9) (Saint-Laurent-du-Bois)
  • Surface SDP : 1087 m² (Saint-Laurent-du-Bois)
  • Surface SHAB : 1014 m² (Saint-Laurent-du-Bois) ; 878 m² (Omet)
  • Innovations : travailler de manière collaborative avec les habitants, utiliser les technologies bas carbone et low tech
Description

Avec son approche low tech et bas carbone, cette opération multi-sites de 15 logements sociaux pour des familles (Saint-Laurent-du-Bois) et de 14 logements sociaux en maison communautaire ainsi qu'une salle commune (Omet), fait le pari d’une architecture adaptée grâce à des principes affirmés : revisiter les grandes maisons rurales compactes, créer des logements plus grands avec un rapport privilégié à l’extérieur, faire simple et solide.

Le vivre ensemble est également au cœur de ce projet, grâce la proposition de contrats de cohabitation pour un mode de vie social et solidaire en milieu rural, la mutualisation des espaces extérieurs, certaines finitions réalisées par les locataires et un principe d’agriculture commune des espaces verts. Mettant fortement l’accent sur la participation des habitants, l’équipe du projet s’applique à diffuser l’architecture contemporaine, à organiser des ateliers collectifs et à offrir une solution temporaire pour certains publics.

Avancement du projet

Saint-Laurent-du-Bois : les travaux sont engagés et la livraison est prévue pour novembre 2026.

Omet : un blocage financier, lié notamment à une diminution des subventions, a mis à l'arrêt le projet depuis mars 2026.

Retours d'expérience

Le projet situé à Saint-Laurent-du-Bois avait pour objectif de redynamiser le centre bourg en proposant une offre de logements adaptées à plusieurs types de ménage et surtout en cohérence avec l'évolution des trajectoires résidentielles (logement locatif). Pour cela un travail fin entre les architectes, la structure de recherche et les riverains a été réalisé. 

Les 8 ateliers ont permis aux architectes de faire accepter l'implantation de logements sociaux en travaillent la forme architecturale, son insertion paysagère et urbaine. De plus, la maîtrise d'ouvrage a associé les équipes de gestion, censées intervenir après la livraison de l'opération, dès l'esquisse. Cela a permis d'ajouter à la réflexion sur la conception une projection temporelle capable d'apporter une réelle plus-value.

Equipe du projet
  • Collectivité : Communes de Saint-Laurent-du-Bois et de Omet
  • Maitrise d’ouvrage : Aquitanis 
  • Architecte : Atelier provisoire architecture et La nouvelle agence
  • Structure de recherche : Campdebase + Réseau Espace Rural et Projet spatial 
Photo
© BUILD.studio

© BUILD.studio

Equipe
Commune Garein, Aquitanis (OPH du Bordelais)
Région
Hauts-de-France
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 10 logements
  • Nature : 10 logements en accession encadrée (BRS)
  • Innovations : Création d'une offre de logements flexibles et intermédiaires en centre-bourg ; confort d’usage en construction bois
Description

Produire des logements attractifs et flexibles, écologiques et abordables, tel est le fer de lance de cette opération de 10 logements en cours de conception, située sur une ancienne friche en plein cœur d'un bourg rural. Ces logements visent à offrir des espaces modulables selon les cycles de vie et accueillent des espaces de travail (production, télétravail). Leur conception doit permettre un confort thermique été comme hiver. Produits en BRS, ces logements permettront d’accueillir de jeunes ménages en proposant.

D'un point de vue architectural, des recherches sur le confort de la construction bois sont actuellement menées.

Avancement du projet

L'appel d'offres sera lancé en juillet 2026 sur le principe d'une démarche "conception/réalisation".

Retours d'expérience

Le projet a évolué depuis la phase de candidature. Si les intentions restent les mêmes, l'option finale choisie consiste à lancer, aux côtés de l'EPCI (Communauté de communes - Coeur Haute Lande), un marché de prestation intellectuelle avec dialogue compétitif pour "Prototyper de l'habitat bois en accession sociale à la propriété". Les candidats seront des bailleurs sociaux en consortium avec architectes et des entreprises. La fabrication hors site sera privilégiée sur le principe d'une démarche "conception/réalisation".

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Garein
  • Maitrise d’ouvrage : Commune de Garein
  • Architecte : BUILD.studio
  • Structure de recherche : WALD.city et FCBA
Photo
© E. Debourg

© E. Debourg

© E. Debourg

© E. Debourg

© E. Debourg

© E. Debourg

© E. Debourg

© E. Debourg

© Leibar & Signeurin

© Leibar & Signeurin

© E. Debourg

© E. Debourg

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Equipe
Commune Le Bouscat, Bouygues Immobilier et Vealis Développement, Leibar & Seigneurin
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 440 logements dont 154 logements réhabilités
  • Nature : 33% des logements en locatif social, 8 % en accession sociale et 59 % en accession libre
  • Typologies : (8) T2, (12) T3, (20) T4
  • Surface SDP : 28 896 m²
  • Locaux : commerces (4634 m² )
  • Innovations : évaluation des usages
Description

Ce projet livré en 2021 compte 440 logements construits sur d’anciennes emprises industrielles appartenant au groupe Renault. La programmation du projet favorise une diversité de types de logement (cohabitation, logements-ateliers, studios indépendants inclus à un logement familial, etc.) avec notamment 33 % de logement social et 8 % d’accession sociale. Le projet contient des espaces privés partagés (jardins, loggias, etc.).

Derrière ce projet, l'idée est également de développer une démarche de recherche post-livraison afin d'évaluer les usages, pratiques et ressentis des habitants au sein du projet. 

Retours d'expérience

Le suivi post-livraison a été mené par le laboratoire PAVE de l’ENSAP de Bordeaux afin mesurer l’usage effectif de la pièce modulable et la satisfaction des habitants. Le choix de limiter les finitions et de laisser libre l'appropriation dans la pièce en plus a non seulement permis de contenir le coût de construction, mais aussi de laisser la liberté aux résidents d’aménager cet espace à leur guise, favorisant ainsi la pérennité de l’investissement et la mixité des usages. À ce jour, les retours préliminaires indiquent une appropriation rapide de ces surfaces, que certains ménages ont transformées en bureau à domicile, en coin lecture ou en chambre d’appoint.

Le rapport est disponible au téléchargement.

Equipe du projet
  • Collectivité : La Fabrique de Bordeaux Métropole
  • Maitrise d’ouvrage : Bouygues Immobilier et Vealis Développement
  • Architecte : Leibar & Seigneurin
  • Structure de recherche : Laboratoire PAVE
Photo
© EQLD

© EQLD

Pose de la plaque du programme © EQLD

Pose de la plaque du programme © EQLD

Visite du chantier ©Marcella Barbieri

Visite du chantier ©Marcella Barbieri

©Antoine Mercusot

©Antoine Mercusot

©Antoine Mercusot

©Antoine Mercusot

©Marcella Barbieri

©Marcella Barbieri

Equipe
Ville d’Arpajon, Immobilière 3F, Jean & Aline Harari architectes
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 56 logements (15 maisons individuelles, 40 logements intermédiaires et collectifs et 1 logement associatif)
  • Nature : 27 PLUS, 18 PLS, 11 PLAI 
  • Typologies : T1 (1), T2 (8), T3 (29), T4 (11), T5 (6), T10 (1)
  • SDP : 5434 m²
  • SHAB : 4001 m²
  • Innovations : Sobriété énergétique, mixité fonctionnelle, qualité des usages
Description

Située sur la ZAC Bellevue, cette opération de 56 logements, livrée en mars 2025 et inaugurée le 4 juillet 2025, se distingue par son ambition écologique affirmée et sa volonté de proposer une alternative au modèle pavillonnaire. Anticipant les exigences de la RE2020 à l’horizon 2028, le projet intègre une chaufferie biomasse, des matériaux de construction durables, ainsi que des jardins partagés favorisant la biodiversité et l’implication des habitants.

Le parti-pris architectural s’appuie sur une densité maîtrisée et des typologies d’habitat superposées. En combinant maisons (15) et appartements (40) dans un jeu de volumes et de matériaux, le projet met en œuvre une variété de modes d’habiter adaptés à différents usages et parcours résidentiels.

Retours d'expérience

Le projet visait la diversité typologique et la mixité programmatique, la sobriété énergétique et la performance environnementale, la qualité d'usage et le confort des logements, et l'articulation fine entre formes urbaines, topographie et orientations. Ces intentions apparaissent réalisées dans le projet livré. 

La qualité architecturale s'appuie sur une variété de critères qui ne s'opposent pas mais s'ajoutent : mixité des matériaux (bois, brique, béton) ; labels bâtiment biosourcé niveau 1 et BBCA ; énergies renouvelables (chaufferie biomasse) avec mix énergétique adapté à chaque typologie ; logements traversants ou à double orientation, ventilation naturelle efficace et demi niveaux ; espaces extérieurs privatifs pour chaque logement ; imbrication maîtrisée des typologies, travail fin sur les volumes, les vues et l’intimité ; mixité sociale et fonctionnelle et espaces partagés (ateliers, salle de jeux, bibliothèque, potagers) ; jardin central multifonctionnel (usage et bassin d’orage) ; approche constructive non dogmatique et recours au circuit court (briqueterie de proximité).

La qualité d’usage des logements est renforcée par leur insertion à l’échelle du quartier, avec des commerces en rez-de-chaussée, des terrasses privatives, des espaces verts de proximité, et une mixité programmatique assumée. Le volet social est également soigné : les logements locatifs sociaux sont financés par une diversité de dispositifs (PLAI, PLUS, PLS).

La densité n'empêche pas la qualité, deux notions souvent opposées de prime abord, mais bien au contraire elle rend cette qualité finançable.

Cette opération démontre ainsi que la qualité de l’habitat repose sur la convergence d’un bon programme, d’un maître d’ouvrage éclairé et volontaire, d’architectes engagés et compétents, avec une solide culture constructive. L’insertion urbaine prend certaines libertés avec la fiche de lot de la ZAC pour proposer une solution subtile qui imbrique de manière savante les différentes typologies. Les choix constructifs témoignent d’une démarche raisonnée et efficace, à l’encontre des approches dogmatiques. Le projet dépasse la seule logique la performance pour proposer une approche globale de la qualité architecturale, technique et d’usage.

Equipe du projet
  • Collectivité : Ville d’Arpajon
  • Maitrise d’ouvrage : SORGEM, Immobilière 3F
  • Architecte : Jean & Aline Harari architectes
  • Structure de recherche : Jean & Aline Harari architectes
  • Autres membres de l'équipe : SORGEM, TEKHNE Ingénierie, D’Ici là paysages & territoires
Photo
© SPL AMETARRA

© SPL AMETARRA

Equipe
Ville d’Ajaccio, SPL AMETARRA, 3F Sud
Région
Corse
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Sélection de la MOE
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 44 logements
  • Nature : 44 logements en accession sociale à la propriété (PSLA)
  • Typologies : T2 (21), T3 (18), T4 (3), T5 (2)
  • Surface SDP : 2690 m²
  • Surface SHAB : 2480 m²
  • Innovations : sur-ventilation naturelle, confort d’été
Description

À l’heure du dérèglement climatique, les enjeux de la transition écologique sont multiples. Dans une logique de résilience, l’équipe du projet s’attache à répondre aux conséquences déjà visibles sur un territoire directement exposé à travers différentes innovations : dispositifs de ventilation naturelle pour améliorer le confort d’été, programmation en friche urbaine et en densité, implication sur l’ensemble des sujets de sobriété énergétique et de valorisation des espaces naturels.

Concerné par la lutte contre l'étalement urbain, cette opération en cœur de ville porte sa réflexion autour de la place des logements au sein du quartier et de son fonctionnement grâce à un îlot proche des commerces, des services et des équipements, notamment autour d'un conservatoire de musique de danse et d'art dramatique. L'aménagement de la friche urbaine est réalisé en concertation avec les habitants du pays Ajaccien. La méthode d’évaluation et de reproductibilité s’appuie sur un travail de recherche évaluatif sur les dispositifs de ventilation naturelle, une enquête ethnographique sur les usages des habitants et une ambition de reproductibilité sur d’autres opérations.

Avancement du projet

La SPL Ametarra est sur le point de lancer un appel à projet afin de céder 2 lots, pour un total de 200 logements au sein de l’écoquartier du Finosello :

  • Le Cahier des prescriptions architecturales, urbaines, paysagères et environnementales (CPAUPE) de l’Ecoquartier intègre le bilan du programme Engagés pour la qualité du logement de demain.
  • Le recours à la sur-ventilation naturelle fera partie des critères de jugement des offres.

De son côté, 3F Sud lance la consultation de maîtrise d’œuvre avec l'ensemble de ces éléments en juillet 2026. L'équipe devra compter sur un bureau d'études spécialisé sur les questions de ventilation.

Le calendrier prévisionnel pour les 44 logements en accession sociale est le suivant :

  • Dépôt de PC : T1 2027
  • Démarrage chantier : fin S1 2028
Retours d'expérience

Les deux maîtrises d'ouvrage ont conjointement fait le choix de participer à la démarche sur la sur-ventilation naturelle (EQLD) et d’intégrer ces études dans les cahiers des charges. Avec une recherche plus fine sur le lot de 3FSUD, car l'opération pouvait démarrer en premier sans dépendre du dépôt d’un Permis d'Aménager, d’une révision du PLU, ni de travaux d’aménagement. Une étude plus poussée des formes urbaines et des façades a donc été menée sur la parcelle 3FSUD.

La SPL Ametarra (concessionnaire aménageur pour la Ville d’Ajaccio) a rédigé la fiche de lot du lot 1 destiné à 3FSud. De plus, parmi les conditions de cession de la parcelle (par la ville d’Ajaccio) il y a l’intégration de ces études à leur cahier des charges.

Le choix de l'aménageur a été d'investir massivement le travail en amont (chercheurs et ingénieurs) pour produire une fine connaissance et la traduire dans le cahier des charges.

Equipe du projet
  • Collectivité : Ville d’Ajaccio
  • Maitrise d’ouvrage :  Spl Ametarra (aménageur) ; 3F Sud (bailleur social)
  • Structure de recherche : INAMA
  • Autres membres de l'équipe : T/E/S/S, ELEMENTS, OPTIFLOW, SOLERTIA
Photo
© Villenova © Erilia © Agence Jérôme Siame Architectes, perspective vue d'ensemble

© Villenova © Erilia © Agence Jérôme Siame Architectes, perspective vue d'ensemble

© Villenova © Erilia © Agence Jérôme Siame Architectes, plan d'ensemble du futur quartier

© Villenova © Erilia © Agence Jérôme Siame Architectes, plan d'ensemble du futur quartier

© Villenova © Erilia © Agence Jérôme Siame Architectes, plan d'ensemble du futur quartier

© Villenova © Erilia © Agence Jérôme Siame Architectes, plan d'ensemble du futur quartier

© Villenova © Erilia © Agence Jérôme Siame Architectes

© Villenova © Erilia © Agence Jérôme Siame Architectes

Equipe
Ville de Berre l’Etang, Villenova Groupe CETIC, Agence Jérôme Siame Architectes
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 239 logements
  • Nature : 109 accession libre, 17 PSLA, 40 BRS, 15 LLI, 18 PLAI, 41 PLUS, 14 PLS
  • Typologies : T2 (68), T3 (114), T4 (51), T5 (6)
  • Surface SDP : 17602 m²
  • Surface SHAB : 15614 m²
  • Innovations : bilan « holistique », ateliers habitants, typologie architecturales, outils digitaux
Description

Ces 239 logements proposent une grande diversité programmatique : des logements collectifs, intermédiaires, individuels groupés et une tour à R+9, ainsi que des espaces communs à l'échelle du quartier. Ils offrent aussi une diversité des modes d’accession : accession libre, accession intermédiaire, BRS, à travers une programmation composée à majorité de logements sociaux, notamment des LLS, des PSLA et des PLS. Le bilan d’opération est évolutif, grâce au chiffrage des externalités non mesurables en amont, et à la mise en place d’un permis à points. Des ateliers dédiés à la chaîne de production permettront d’actualiser le bilan tout au long du projet et d’expérimenter de nouveaux indicateurs reproductibles.

Ce futur quartier connecté s’appuie sur l’exploitation de données liées à la performance énergétique et à la qualité de l’air des logements, la sécurisation des espaces extérieurs, la protection de la biodiversité, ainsi que la prévention des risques électriques et d’inondation.

Avancement du projet

La première pierre a été posée, symboliquement, le 5 juillet 2025. Le chantier démarre à l'été 2026.

Recherche

Le projet se pose la question du bilan. Le bilan traditionnel d'opération est-il en mesure de rendre totalement visible la qualité d'une opération ? Pour répondre à cette question, le projet expérimente grâce à une équipe de recherche menée par Anne Durand (AMP ENSA Paris La Villette) un bilan holistique évolutif, qui prend en compte les externalités positives générées à mesure. 

Plusieurs publications ont déjà eu lieu sur cette recherche : 

 

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Berre-l’Étang
  • Maitrise d’ouvrage : Villenova (Groupe CETIC) et Erilia
  • Structure de recherche : Architecture, Milieu, Paysage (AMP) - ENSA La Villette (Anne Durand, responsable de la recherche, Elissa El Saad, Rosa De Marco, Claire Juillard, Franklin Tresca, Théodora Fischkandl)
  • Autres membres de l'équipe : Jaguar Network, Nous Sommes Public(s), Real Ambition Workout
Photo
© Angélique Chedemois Architectures

© Angélique Chedemois Architectures

© Angélique Chedemois Architectures

© Angélique Chedemois Architectures

Equipe
Commune de Guérande, Association Habitat et Energie Solidaires HES, Angelique Chedemois architectures
Région
Pays de la Loire
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 6 logements
  • Typologies : T1 (1), T2 (1), T3 (2), T4 (2)
  • Surface SDP : 376 m²
  • Surface SHAB : 366 m²
  • Locaux communs : 90 m²
  • Innovations : MOA citoyenne, incorporation terre-crue
Description

Initiée par une maîtrise d’ouvrage citoyenne, cette opération de 6 logements et de 90 m² de locaux partagés aurait dû bénéficier de financements participatifs et se serait organisée autour du bien-vivre ensemble. Des dispositifs de réversibilité auraient été rendus possibles grâce à des accès indépendants, des surfaces sans porteurs, une réservation dans les refends et des cloisons SAD en prévision des mutations.

Les principes écologiques du projet se seraient appuyés sur une innovation avec la valorisation de matériaux issus du réemploi, du recyclage, l’incorporation en terre crue, des logements équipés de capteurs. Dans une logique de circularité et d'ancrage au territoire, le projet prévoyait de faire appel aux entreprises locales engagées en proposant une réflexion avec le paysage des marais salants.

Retours d'expérience

Dans un premier temps, l’association n’est pas parvenue à finaliser le montage financier dans les délais impartis par la promesse de vente, laquelle incluait une condition suspensive liée à la rétrocession du terrain à un opérateur de logement social, chargé de construire sur le reste de la parcelle.


Faute d’accord sur une reprise intégrale des ambitions initialement portées par l’association, les négociations avec le bailleur social n’ont pas abouti. Le projet ne pourra donc pas être mené dans les conditions envisagées à l’origine.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Guérande
  • Maitrise d’ouvrage : Association Habitat et Energie Solidaires HES
  • Architecte : Angelique Chedemois architectures
  • Structure de recherche : Laboratoire GeM Nantes Université
  • Autres membres de l'équipe : Université Gustave Eiffel
Photo
© Syvil Architectures

© Syvil Architectures

Equipe
Commune d’Ivry-sur-Seine, BNP Paribas immobilier résidentiel, Syvil architectures
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 137 logements
  • Surface SDP : 8654
  • Locaux : 2 commerces (500 ), 1 lieu de travail (9641 ), 1 crèche départementale (1375 )
  • Innovations : recyclage des eaux grises, cuisine écologique, lien avec les fonctions productives
Description

Les dispositifs pour la transition écologique sont au cœur de cette opération de 137 logements. Tout d’abord à travers la promotion de l’agriculture urbaine dans l’îlot avec une très grande articulation entre les logements et les espaces productifs, qui implique des efforts importants sur les espaces communs, en lien avec les riverains. Ensuite le projet propose le recyclage des eaux grises et pluviales, et un travail de design autour de la cuisine, orientée vers le bien manger et l’ergonomie avec de nombreux espaces de rangement et de stockage pour éviter les déchets.

Avancement du projet

Le projet a été repris par une autre maîtrise d'ouvrage Hibana, sans continuer au sein du programme Engagés pour la qualité du logement de demain.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune d’Ivry sur Seine
  • Maitrise d’ouvrage : BNP Paribas immobilier résidentiel
  • Architecte : Syvil architectures
  • Structure de recherche : Syvil architectures
  • Autres membres de l'équipe : Grand 8 architecture, Vraiment Vraiment, Eliott, Studo Mugo, DAQUIN FERRIER
Photo
© Agence d’architecture TDSO

© Agence d’architecture TDSO

© Agence d’architecture TDSO

© Agence d’architecture TDSO

© Agence d’architecture TDSO

© Agence d’architecture TDSO

© Agence d’architecture TDSO

© Agence d’architecture TDSO

Equipe
Commune de Marseille, ICF Habitat, tdso
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 83 logements sur 3 bâtiments en réhabilitation
  • Nature : 83 logements locatifs (PLUS)
  • Typologies : T2 (33), T3 (50)
  • Innovations :  prolongement des espaces des « jardins fertiles », gestion de l’eau innovante, préfabrication de la façade bois, intégration du fond d'innovation pour l'Habitat de la métropole Aix-Marseille-Provence
Description

Cette opération originale, lauréate du programme PUCA REHA3, propose la réinvention de la cité jardin par une approche architecturale innovante avec une forte dimension écologique. Cette cité jardin productive mise sur l’agriculture urbaine comme levier de transformation du quartier et nouveau modèle de vivre-ensemble, devenant ainsi un marqueur physique sur le site : une « maison des jardins », ainsi qu'un lieu social d’échange et d’animation.

Les bâtiments à énergie positive disposent d’une nouvelle épaisseur comme prolongation du jardin fertile au sein des logements aux typologies généreuses et s’organisent autour d’une exploitation de la ressource en eau à travers sa gestion innovante qui offre une nouvelle vision décentralisée de l’assainissement urbain. La rénovation est facilitée par la préfabrication à partir des ressources renouvelables et locales.

Avancement du projet

Les travaux devraient débuter début 2027. 

Un travail d'optimisation est encore en cours pour maintenir les objectifs en matière d'espaces partagés.

Equipe du projet
Photo
Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

© Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

© Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

ORM - LOT F - Coupe Perspective - Crédit Agence Boris Bouchet Architectes et MS ILLUSTRATION

© Coupe Perspective - © Agence Boris Bouchet Architectes et MS ILLUSTRATION

© Arnaud Bouissou

Visite de la ministre chargée du Logement, Valérie Létard © Arnaud Bouissou

Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

© Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

© Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

© Agence Boris Bouchet Architectes et Raphael Magnier

© Agence Boris Bouchet Architectes

© Agence Boris Bouchet Architectes

Equipe
Commune d’Ormesson-sur-Marne, I3F, Boris Bouchet Architectes
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 32 logements
  • Nature : 10 PLAI, 16 PLUS, 6 PLS
  • Typologies : T1 (5), T2 (11), T3 (9), T4 (6), T5 (1)
  • Surface SDP : 1847 m²
  • Surface SHAB : 1768
  • Innovations : co-conception avec l’aménageur, la MOEU et les collectivités territoriales ; isolation des façades différenciées selon orientation
Description

Cette opération de 32 logements s’appuie sur deux principes structurants :

Le premier est celui de la co-conception, engagée dès les phases amont du projet. Des balades urbaines ont permis d’associer les habitants à la réflexion, complétées par des ateliers thématiques transdisciplinaires réunissant l’ensemble des parties prenantes (habitants, équipes techniques et élus) à chaque étape du processus.

Le second principe porte sur une approche écologique attentive à la santé et au confort des usagers. Chaque logement bénéficie d’un espace extérieur privatif et est conçu avec une attention particulière à la qualité intérieure de l’air. Afin de favoriser les usages collectifs, plusieurs espaces communs seront mis à disposition des habitants, tels que des paliers aménagés, une salle polyvalente et une terrasse partagée. Par ailleurs, les choix constructifs ont été spécifiquement adaptés à l’orientation des façades : côté sud, la pierre massive est utilisée sans isolation, tandis que les autres orientations sont équipées d’une isolation renforcée. Enfin, le béton est privilégié pour la réalisation des dalles et des noyaux de distribution, optimisant ainsi la durabilité et la fonctionnalité du bâtiment.

Avancement du projet

Le projet est en chantier et sa livraison est prévue pour le S2 2026.

Retours d'expérience

Sobre et sans ostentation, porté par une maîtrise d'ouvrage engagée et une maîtrise d'œuvre exigeante, ce projet illustre la pertinence des choix opérés à toutes les échelles. À l'échelle urbaine, il assure une transition harmonieuse entre le tissu pavillonnaire existant et les futurs développements de la ZAC. À l'échelle du bâtiment, le système constructif valorise les qualités intrinsèques de chaque matériau. À l'échelle du logement enfin, l'attention portée aux usages témoigne d'une véritable recherche de qualité de vie. Ce projet démontre ainsi qu'une architecture de qualité peut aller au-delà de la seule conformité aux labels et aux exigences réglementaires.

La mise en œuvre de cette ambition a toutefois nécessité de relever plusieurs défis.

Le premier concernait le système constructif innovant en pierre porteuse. Sa réalisation exigeait une maîtrise technique particulière ainsi qu'une articulation fine avec les autres éléments du gros œuvre. La pierre ne pouvant, à elle seule, reprendre les charges des dalles en béton, des poteaux en béton armé dissimulés dans les façades ont été intégrés à intervalles réguliers, environ tous les quatre mètres. Pour l'entreprise de gros œuvre, la Société Parisienne de Construction, il s'agissait d'une première expérience avec ce procédé. Cette situation a conduit les équipes à développer de nouvelles solutions techniques afin d'assurer l'intégration de ces éléments structurels tout en préservant les qualités architecturales du projet.

Par ailleurs, le chantier a connu un démarrage plus lent qu'anticipé. Ce décalage s'explique à la fois par les aléas inhérents à toute opération de construction et par le temps d'appropriation qu'a nécessité ce système constructif inédit pour l'entreprise de gros œuvre. Les ajustements techniques réalisés en cours de chantier ont permis de sécuriser la mise en œuvre de cette solution innovante et de consolider les savoir-faire des différents intervenants.

Equipe du projet
  • Collectivité : commune d’Ormesson-sur-Marne
  • Maitrise d’ouvrage : I3F
  • Architecte : Boris Bouchet Architectes
  • Structure de recherche : le laboratoire LIEU de l’UAR
  • Autres membres de l'équipe : EPT GPSEA, EpaMarne, WOR/MOTEEC/I+A, Ateliers Les Nouveaux Jardiniers, Octopus Lab.
Photo
© BMB architecte

© BMB architecte

© SA des Chalets

© SA des Chalets

© SA des Chalets

© SA des Chalets

Equipe
Commune de Castanet Tolosan, Groupe des Chalets, Bellouard, Montlaur & Balducchi
Région
Occitanie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 25 logements
  • Nature : 25 logements participatifs en BRS 
  • Surface SDP : 3697 m²
  • Surface SHAB : 3401 m²
  • Innovations : Habitat participatif en Bail Réel Solidaire (BRS), mixité des statuts juridiques des logements, logements « sur mesure »
Description

Ce projet de 25 logements s’inscrit dans une démarche participative qui sera allégée pour les usagers qui ne sont pas en accession. Les logements sont conçus « sur-mesure » avec un volume capable conçu par la maîtrise d’ouvrage et une possibilité pour les accédants de moduler la conception intérieure. Les espaces et les services (salle commune, chambre d’amis, cuisine, coin lecture, atelier, etc.) seront également mutualisés.

L’ambition écologique est portée à plusieurs niveaux : des logements traversants, une opération répondant à la Réglementation Environnementale 2020 (RE2020), et un accompagnement à la transition écologique étendu aux habitants du quartier : des véhicules en auto-partage et une borne de réparation pour les 2 roues.

Avancement du projet

Un Permis de construire (PC) avait été déposé initialement mais du fait d'un recours juridique (contentieux avec un voisin), la dynamique du projet s'est vue impactée.

Le Permis de construire modificatif (PCM) a été déposé puis accepté en mars 2026. L'audience n'a pas encore été fixée et n'interviendra probablement pas avant la fin de l'année 2026.

Retours d'expérience

Le recours juridique a impacté le projet en allongeant le calendrier au point que le groupe d'habitants s'est progressivement désengagé jusqu'à disparaître. 

Ce recours a conduit à un dépôt d'un PCM qui devrait être validé (dépôt en mars 2026). En parallèle, la maîtrise d'ouvrage a fait le choix de remobiliser des nouveaux habitants à partir d'avril 2026, en espérant une date d'audience rapide.

Dans la situation actuelle, il n'y aura pas de co-conception au sens où les nouveaux habitants et les architectes ne redémarreront pas le travail d'une page blanche. Toutefois, pour la MOA, l'opération reste un projet d'habitat participatif. Il s'agit moins de co-conception architecturale que de la construction d’un projet de vie collective, notamment autour des espaces communs. En ce sens les nouveaux habitants pourront participer à la conception de l'espace partagé ainsi qu'à des ateliers "pour apprendre à se connaître" sous la supervision de l'AMU.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Castanet Tolosan
  • Maitrise d’ouvrage : Groupe des Chalets
  • Maitrise d'oeuvre: Bellouard, Montlaur & Balducchi
  • Structure de recherche : HAB-FAB (recherche HP)
Photo
© Atelier A-Graf

© Atelier A-Graf

Equipe
Commune de Volx, Groupe des Chalets
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 24 logements
  • Nature : 12 accession libre, 7 PLAI, 5 PLUS
  • Typologies : T2 (3), T3 (6), T4 (3)
  • Surface SDP : 877 m²
  • Surface SHAB : 772 m²
  • Innovations : habitat participatif en coopromotion, co-conception, conception bioclimatique
Description

Cette opération de 24 logements, dont 12 en accession et 12 en LLS, intégrait une forte dimension participative, dans laquelle le groupe de futurs habitants était censé participer à la conception des espaces communs partagés et de leurs logements. Ainsi, entre 10% et 20% des surfaces globales auraient été dédiées aux communs partagés :  salle commune, chambres d'amis, garage à vélos, ateliers.

L’innovation était également présente au niveau du plan du montage opérationnel, avec un projet initialement porté par une SCIA à prix coûtant sans marge ni commercialisation. Ce montage reposait également sur la posture volontariste de la commune, qui apportait le terrain et se porte garante de l’emprunt PLS.

Le projet Volubilix dans sa programmation initiale a été abandonné, d'abord du fait de la hausse des taux qui a compromis la viabilité financière de l'opération dans sa partie autopromotion. notamment par la hausse des taux. Face à cette situation, le groupe d’habitants s’est retiré ce qui fait que le projet participatif n'aboutira pas.

Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Volx
  • Maitrise d’ouvrage : SCIC Regain
  • Architecte : Atelier A-Graf
  • Structure de recherche :  Laboratoire Interdisciplinaire Environnement Urbanisme de l’Institut d’Urbanisme d’Aix
  • Autres membres de l'équipe : Conceptic Ingénierie
Photo
Vue générale © Threed

Vue générale © Threed

© Lieux F.A.U.V.E.S / Groupement du projet

© Lieux F.A.U.V.E.S / Groupement du projet

© Lieux F.A.U.V.E.S

© Lieux F.A.U.V.E.S

chronologie

chronologie

Equipe
Commune de Faverges-Seythenex, promoteur Habitée SCIC, Lieux F.A.U.V.E.S
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 39 logements et 2 locaux pour des vélos
  • Nature : 29 accession libre, 10 BRS
  • Typologies : T2 (8), T3 (11), T4 (16)
  • Surface SDP : 2843 m² dont 2 locaux vélos (105 m²)
  • Surface SHAB : 2713 m²
  • Innovations : outils de recherche mobilisés, conception participative
Description

Véritablement ancrée dans le territoire, cette opération de 39 logements s'appuie notamment sur une méthodologie collaborative développée par l’équipe de recherche du Laboratoire Pacte, afin de poursuivre cet objectif d’inscription locale.

Le projet vise à reconsidérer les logiques de la production de l’habitat à travers un cercle vertueux, liant le territoire à l’habitant et l’habitat au territoire. La co-conception, impliquant à la fois les habitants et les acteurs locaux (associations, commerçants, entreprises, élus), est au cœur de cette initiative.

Ainsi, la méthodologie traduit la coopération territoriale à plusieurs niveaux : par l’implication de tous les acteurs à chaque étape du projet, par la mobilisation du tissu local (petites entreprises et artisans) et par la mise en place d’un processus collaboratif utilisant entretiens semi-directifs, questionnaires, ateliers participatifs et réunions publiques).

De ce fait, certaines mesures sont prises pour rendre le logement plus abordable et écologique, parmi lesquelles la réflexion sur la mutualisation des services habituellement intégrés, la construction décarbonée en circuits courts (avec une cartographie et une mobilisation de la filière bois locale) et mise en place d’une partie des logements en BRS.

Avancement du projet

Le PC a été déposé en octobre 2024 et le lancement de la commercialisation a été réalisé en avril 2025.

Les travaux ont démarré en mai 2026, pour une date prévisionnelle de livraison au T1 2028.

Retours d'expérience

L'opération s'est structurée autour de plusieurs thématiques : secteur de la construction, usages et sobriété par la recherche d'un "habiter autrement", logement abordable face au marché et à la collectivité et territoires de l'habitat collaboratif.

Secteur de la construction :

  • "Etude de marché inversée" comme principe pour identifier les besoins et les ressources du territoire
  • Innovations dans la prise de décision du processus de conception, horizontale et partenariale
  • Innovation sur les solutions constructives et techniques
  • Objectif d'expérimenter pour répliquer par la capitalisation
  • Réinterroger les prescriptions de la promotion immobilière standard

Usages et sobriété par la recherche d'un "habiter autrement"  :

  • Espaces et installations mutualisés et économes en ressources
  • Transmission de connaissances et accompagnement  à la structuration d'un groupe
  • Décalages possibles entre les modes de vie et désire des habitants face aux imaginaires et pratiques professionnelles  
  • Création de liens sociaux 

Logement abordable face au marché et à la collectivité : 

  • Répondre à la crise du logement sur un territoire détendue
  • Engager la collectivité dans une logique anti spéculative pour proposer des prix inférieurs au marché pour un co-pilotage entre elle et le promoteur
  • Outils de démarchandisation : dispositifs publics pour faciliter l'accès au foncier, diminution de la charge foncière
  • Expérimentation autour de dispositifs juridiques : BRS et clauses anti spéculatives de vente et principes de priorisation ou sélection 

Territoires de l'habitat collaboratif : 

  • Territoires extra métropolitains au sein desquels préexistent des stratégies urbaines de revitalisation
  • Ingénierie locale renforcée 
  • Résistances à des stratégies d'urbanisme économie en foncier qui entraîne la densification 
  • Pratiques participatives et d'innovations moins aguerries qui peinent à mobiliser largement les citoyens 
Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Faverges-Seythenex
  • Maitrise d’ouvrage : promoteur Habitée SCIC
  • Architecte : Lieux F.A.U.V.E.S
  • Structure de recherche : Laboratoire PACTE, Université Grenoble Alpes
  • Autres membres de l'équipe : Pôle Excellence Bois, La Foncière 74, Caisse d'Epargne Rhône-Alpes - Direction du développement territorial
Photo
© Ilot vert de la Soulondres

© Ilot vert de la Soulondres

© Ilot vert de la Soulondres

© Ilot vert de la Soulondres

© Ilot vert de la Soulondres

© Ilot vert de la Soulondres

© GIP EPAU début du chantier

Début du chantier © GIP EPAU

Chantier vu depuis l'intérieur © GIP EPAU

Chantier vu depuis l'intérieur © GIP EPAU

Maquette du projet exposée lors de la pose de la première pierre © GIP EPAU

Maquette du projet exposée lors de la pose de la première pierre © GIP EPAU

De nombreux participants à la cérémonie de la pose de la première pierre (c) GIP EPAU

De nombreux participants à la cérémonie de la pose de la première pierre © GIP EPAU

Equipe
Commune de Lodève, Association Ilot vert de Soulondres, DATCHA
Région
Occitanie
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 21 logements (17 neuf, 4 réhabilités)
  • Nature : 50% social (7 PLS + 4 Anah social soit 11/21 logements), coopérative d'habitants
  • Typologies : T1 (1), T2 (2), T3 (13), T4 (5)
  • Surface SDP : 1258 m²
  • Surface SHAB : 1195 m²
  • Innovations : frugalité des espaces privatifs, co-conception, densité, mixité sociale, montage coopératif
Description

Le projet, porté en autopromotion coopérative par l'Association Îlot Vert de la Soulondres, est le fruit d'une réponse à un appel à manifestation d'intérêt lancé par la commune sur un foncier situé proche du collège. La mairie a porté son choix sur ce projet développé par un collectif d'habitants plutôt que sur des propositions de promoteur ou de bailleur social. 

Le montage de cette opération de 21 logements, en autopromotion, a été pensé pour permettre une montée en compétences des habitants en termes de conception architecturale. En ce sens, le projet allie densité et mixité sociale tout en proposant un équilibre financier raisonnable. La diversité des volumes selon les usagers est possible grâce à des « trames neutres » plutôt que des pièces neutres pour s’adapter à différents modes de vie.

Des configurations en « sépartements » ont été mises en place pour permettre d’associer deux appartements sans les confondre. Un jardin expérimental agro-écologique a aussi été intégré au projet comme commun extérieur à l’ensemble des logements dans une logique de production d’énergie, d’autosuffisance alimentaire et d’entretien du lien social. Cet espace qui occupe 90% du terrain, est ouvert au reste du quartier via une entrée commune avec le collège à proximité.

Avancement du projet

Le chantier a débuté en avril 2024 et la livraison est prévue pour l'automne 2026.

Retours d'expérience

Le montage en coopérative permet que l'objectif de la production de logements soit la qualité du cadre de vie plutôt que la logique de rentabilité économique. La coopérative est agrée ESUS. 

Cependant, quelques typologies et la programmation initiale (22 logements) ont du être revues pour maintenir l'équilibre financier de l'opération. Aujourd'hui la programmation est de 21 logements.

Le travail de coordination mené par la collectivité, avec l'appui du chef de projet Petites Villes de demain, et par la sous-préfecture a permis de maintenir engagé tout au long du projet l'ensemble des parties prenantes, et d'assurer l'implication des collectivités (communauté de communes, département, région) y compris en apportant les garanties de prêts nécessaires. 

Le projet a pu finalement bénéficié de financement de l'Anah dans le cadre de la nouvelle expérimentation sur l'habitat collectif participatif (lancé par le CA de l'Anah de décembre 2025) pour la partie en réhabilitation, ce qui a permis de démarrer le chantier. La coopérative est également lauréate de l'appel à projets VIURE 2025-2027 "nouveaux modes d'habiter".

L'ensemble du processus de projet est relaté dans une bande dessinée écrite par les habitants de la coopérative : 

Le Tome 1 : Les débuts de l'aventure: retour en 2021. sort en décembre 2026
La mairie de Lodève lance un appel à projets sur un terrain en friche. Face à la bétonisation, une autre vision émerge : celle d'un habitat coopératif, écologique et solidaire.... Tout est à faire. Découvre la naissance de l'Îlot Vert : les rencontres, les enthousiasmes, les doutes, les joies, les tensions... Bref, tout ce qui fait la richesse du PFH, le fameux « Putain de Facteur Humain » ! Une plongée dans les coulisses de la création d'une coopérative d'habitants, entre idéal collectif et réalité du terrain.
 
Les préventes sont ouvertes sur HelloAsso :
Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Lodève
  • Maitrise d’ouvrage : Association Ilot vert de Soulondres
  • Architecte : DATCHA
  • Structure de recherche : LIFAM / ENSA Montpellier
  • Autres membres de l'équipe : SCIC Hab-Fab
Parole de lauréats

L'émission carnets de campagne sur France Inter qui revient sur le projet

Vidéo de présentation du projet

Vidéo de la cérémonie de la pose de la première pierre

L'ilot vert de la Soulondres à Paris pour le 3e Workshop mai 2023

Photo
© Le COL

© Le COL

© AR 357 Atelier d'architecture et d'urbanisme

© AR 357 Atelier d'architecture et d'urbanisme

© AR 357 Atelier d'architecture et d'urbanisme

© AR 357 Atelier d'architecture et d'urbanisme

© AR 357 Atelier d'architecture et d'urbanisme

© AR 357 Atelier d'architecture et d'urbanisme

Equipe
Commune de Toulouse, COL (Comité Ouvrier du Logement), AR 357 Atelier d'architecture et d'urbanisme
Région
Occitanie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 64 logements
  • Nature : 45 BRS, 12 SCI APP, 7 PLUS
  • Typologies : T2 (20), T3 (24), T4 (18), T5 (2)
  • Surface SDP : 6533 m² dont 90m2 d'espaces partagés et 400m2 pole ESS, espace culturel
  • Surface SHAB : 4751 m²
  • Innovations : Opération participative mixte (accession sociale en démembrement, locatif social et SCI d'Accession Progressive à la Propriété)

 

Description

Issu de « Dessine-moi Toulouse », ce projet de 64 logements est une opération participative mixte (BRS, locatif social, SCI d'accession progressive à la propriété) qui associe à la programmation de logements une polarité ESS et culturelle. Ces différents éléments dialoguent les uns avec les autres en mutualisant des espaces et en impliquant les habitants dans les associations présentes. 

Le projet développe un habitat participatif mixte associant trois pôles programmatiques (habitat, ESS, culture) avec une démarche participative impliquant futurs habitants, acteurs culturels et de l’ESS. La mutualisation des espaces, la gouvernance partagée et l’inscription dans un projet urbain fondé sur les usages existants sont les principes directeurs. Les futurs acquéreurs doivent être impliqués à la démarche quelle que soit leur statut de résident, sujet qui fera l’objet d’un accompagnement spécifique par un AMO.

Pour Thersile Dufaud, architecte du projet, ce qui a du sens, c’est aussi la conception des logements dans une démarche participative. « C’est tellement plus confortable d’être dans un échange, de savoir pour qui on construit, d’avoir un nom, un visage, un sourire, des yeux qui pétillent… » Dans la programmation, cette approche se traduit par la réalisation de trois bâtiments du R+2 au R+ 4 avec de larges coursives que les habitants pourront s’approprier. Ces derniers se sont mis d’accord sur la création d’une salle commune en rez-de-chaussée qui ouvre sur un parvis, un toit-terrasse avec une cuisine d’été, une buanderie partagée et une cave à vins.

Le projet a été livré le 5 mai 2026.

Equipe du projet
  • Collectivité : Toulouse Métropole
  • Maitrise d’ouvrage : COL (Comité Ouvrier du Logement)
  • Architecte : AR 357 Atelier d'architecture et d'urbanisme (mandataire) et HORS-PISTES ARCHITECTURES (associé)
  • Structure de recherche : SCIC Faire Ville (AMO participation)
  • Autres membres de l'équipe : Association de gestion du pôle ESS ; La Forêt Électrique ; équipe MOE : APUC, ALIENOR, GAMBA Acoustique, VRD CONCEPT, TECHNIQUES & CHANTIERS, SOCOTEC, QUALICONSULT, OTCE
Présentation du projet par Le COL Toulouse

Photo
©Arnaud Bouissou

Habitante à son balcon, octobre 2025 ©Arnaud Bouissou

Visite du projet 29 mai 2024 avec les futurs habitants et promoteurs, les architectes, représentants de la Ville de Le Rheu et de l'aménageur ©Arnaud Bouissou

Visite du projet 29 mai 2024 avec les futurs habitants et promoteurs, les architectes, représentants de la Ville du Rheu et de l'aménageur ©Arnaud Bouissou

Plaque EQLD ©Arnaud Bouissou

Plaque Engagés pour la qualité du logement apposée sur l'atelier vélo ©Arnaud Bouissou

Jardin potager ©Arnaud Bouissou

Jardin potager ©Arnaud Bouissou

Intérieur d'appartement ©Arnaud Bouissou

Intérieur d'appartement ©Arnaud Bouissou

vie collective dans l'espace partagé ©Arnaud Bouissou

vie collective dans l'espace partagé ©Arnaud Bouissou

Atelier et garage vélos autoconstruits ©Arnaud Bouissou

Atelier et garage vélos autoconstruits ©Arnaud Bouissou

Equipe
Commune de Le Rheu, Association Vilajoa, Cécile Gaudoin et Charlotte Martin (architectes)
Région
Bretagne
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 5 logements
  • Nature : autopromotion en habitat participatif
  • Typologies : T3 (3), T4 (2)
  • Surface SHAB : 407 m²
  • Surface SDP : 409 m² dont 80 m² d'espaces communs intérieurs privés ; 640 m² d'espaces communs extérieurs
  • Opération d'aménagement : ZAC de la Trémelière
  • Innovations : format de co-conception,  portage en maîtrise d'ouvrage par les habitants eux-mêmes par la recherche d'un montage juridique adapté et fonctionnel pour l'habitat participatif en auto-promotion
Description

Cette construction sobre, située en zone périurbaine, regroupe cinq logements dans un seul bâtiment compact, dans un souci d’économie de construction, de moyens et d’efficacité énergétique. Ce projet d’habitat participatif en autofinancement invite à une réflexion sur l’interaction entre espaces communs et logements privés, notamment à travers les « espaces de seuil ».

La programmation prévoit 80 m² d’espaces communs privés intérieurs et 640 m² d’espaces extérieurs en pleine terre, comprenant un potager vivrier. Chaque foyer participe activement à la phase de programmation pour définir des logements adaptés à leurs besoins, tout en étant impliqué dans la construction, notamment pour les espaces communs réalisés en auto construction partielle. Le projet inclut également un dispositif de récupération des eaux pluviales, des toilettes sèches, et d’autres solutions écologiques.

Retours d'expérience

Le projet visait le regroupement des logements dans un volume compact pour l'économie de construction et l'efficacité énergétique, une démarche participative avec auto-construction partielle des espaces communs, et une approche environnementale exigeante (mixte bois/béton, récupération des eaux pluviales, toilettes sèches). La comparaison des dossiers aux différents états de la conception démontre une évolution cohérente. 

Le projet répond ainsi à plusieurs objectifs présents dès l'intention : participation des habitants, qualité d'usage, attention environnementale, compacité et sobriété. L'architecte (par ailleurs ACE) témoigne de l'intérêt et du plaisir qu'elle éprouve dans ce type de projets, qui permettent de se détacher du carcan des « produits résidentiels » conventionnels liés à la commande privée classique (promoteurs), et de travailler en lien étroit avec les futurs habitants. 

Ce projet met en exergue l’existence de rationalités distinctes, qui partagent toutes une préoccupation environnementale sincère, mais en tirent des conséquences architecturales et constructives divergentes. Ici, c'est la frugalité de la construction qui fait met en œuvre la rationalité dans la stratégie d'opération. L’impact environnemental étant largement engagé au moment où l’on bâtit, la meilleure sobriété consiste à construire compact, économe, sans surdimensionnement, quitte à reporter une part des usages dans des espaces collectifs mutualisés plutôt que sur des surfaces privatives. L’enjeu est de réduire au maximum l’empreinte initiale, car elle est certaine, mesurable et irréversible.

Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Le Rheu
  • Maitrise d’ouvrage : Association Vilajoa
  • Architecte : Cécile GAUDOIN, Architecte DPLG, et Charlotte MARTIN, Architecte DE
  • Structure de recherche : Centre de Recherche Nantais Architectures Urbanités - UMR AAU
  • Autres membres de l'équipe : ômsweetôm environnement, Territoires Rennes, TLPA
Photo
© Edouard DECAM
© E. Dubourg
© E. Dubourg
© E. Dubourg
© Luc Chéry pour La Fab 2018
Equipe
Commune de Bassens, le COL, Aldebert Verdier Architectes
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 40 logements
  • Nature : 13 PSLA, 23 VEFA ANRU, 2 PLAI, 2 PLUS
  • Typologies : T2 (8), T3 (12), T4 (20)
  • Surface SDP : 3063 m²
  • Surface SHAB : 2921 m²
  • Innovations : retours d’expérience des usagers, accession sociale pour tous
Description

L’inscription territoriale forte est l’un des points phares de ce projet à travers la dimension patrimoniale de l’ancienne cité ouvrière mise en valeur, la création d’une centralité autour de la gare et l’insertion dans tissu existant et une approche paysagère forte.

La qualité des 40 logements livrés en 2017 peut se mesurer à l’aune des logements systématiquement double orientés et bénéficiant d’un extérieur de surface identique à l’intérieur. Le projet de recherche sur la qualité de l’habitabilité s’appuie sur une forte mobilisation habitante grâce à des réunions d’information avec les habitants tout au long du projet et les études menées en 2023 sur les qualités éprouvées de l'habitat.

Retours d'expérience

L'équipe de maîtrise d'œuvre a fait le choix de fixer un principe dès le départ : chaque logement sera systématiquement traversant, et la surface de l’extérieur privatif (jardin, terrasse, loggia) sera égale à celle de l’intérieur. Ces deux invariants ont déterminé la profondeur des bâtiments, le rythme des travées, l’organisation des circulations communes, puis la silhouette même des volumes. L’enveloppe a ainsi découlé de ces principes intérieurs, plutôt que de les précéder. 

Un suivi post-livraison a été mené par le laboratoire PAVE de l’ENSAP de Bordeaux afin mesurer l’usage effectif de la pièce modulable et la satisfaction des habitants. Le choix de limiter les finitions et de laisser libre l'appropriation dans la pièce en plus a non seulement permis de contenir le coût de construction, mais aussi de laisser la liberté aux résidents d’aménager cet espace à leur guise, favorisant ainsi la pérennité de l’investissement et la mixité des usages. À ce jour, les retours préliminaires indiquent une appropriation rapide de ces surfaces, que certains ménages ont transformées en bureau à domicile, en coin lecture ou en chambre d’appoint.

Le rapport est disponible au téléchargement.

 

Equipe du projet
  • Collectivité : Bordeaux Métropole, La Fabrique de Bordeaux métropole
  • Maitrise d’ouvrage : le COL (Comité ouvrier du logement)
  • Architecte : Aldebert Verdier Architectes
  • Structure de recherche : Laboratoire PAVE, ENSAP Bordeaux
  • Autres membres de l'équipe : CETAB BET, Atelier Roberta
Photo
© Dumetier Design

© Dumetier Design

© Dumetier Design

© Dumetier Design

© Dumetier Design

© Dumetier Design

© Dumetier Design

© Dumetier Design

Equipe
Commune de Villefranche-sur-Saône, Rhône Saône Habitat, Dumetier Design
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 47 logements
  • Nature : 33 en accession sociale (TVA 5,5%), 14  LLI
  • Typologie : T2 (11), T3 (15), T4 (17) et T5 (4)
  • Surface SDP : 3550 m²
  • Surface SHAB : 3300 m²
  • Innovations : accompagnement de la démarche participative tout du long et implication des futurs habitants dans la gouvernance du projet
Description

L’innovation proposée s’appuie sur l’accompagnement de la démarche participative tout au long du projet et l’implication des futurs habitants dans la gouvernance de celui-ci. Les objectifs du projet sont de valoriser la co-décision au sein de l’équipe du projet et la montée en compétences des habitants, grâce à leur implication dans la gouvernance du projet.

Le projet répond aux enjeux d’abordabilité et de mixité, avec des logements participatifs et évolutifs (pour des jeunes seniors) dans une logique d’habitats mixtes. Les espaces partagés sont co-définis, tout comme les ambitions environnementales, qui sont définies en collaboration avec les habitants, avec l’aide d’un bureau d’études spécialisé en ingénierie environnementale.

 

Avancement du projet

La pose de la la première pierre a eu lieu le 22 juin 2026, pour une durée de travaux de 2 ans.

Retours d'expérience

Le projet a démarré très en amont par une démarche participative ambitieuse, visant à associer les futurs habitants et les acteurs du territoire à la réflexion sur les usages, les espaces partagés et la manière d’habiter ensemble.

Cette démarche a permis d’explorer les besoins, les attentes et les modes de vie à travers des ateliers participatifs, des échanges autour des usages et des outils de représentation du projet. Elle a nourri la conception architecturale et permis de faire émerger des orientations fortes : des logements ouverts sur le paysage, des espaces extérieurs généreux et une attention particulière portée aux usages collectifs.

Le projet a également connu un parcours de transformation. Les difficultés rencontrées sur le contexte immobilier actuel, notamment en matière de commercialisation, ainsi que la nécessité d’optimiser l’équilibre économique de l’opération, ont conduit les équipes à revoir certains choix de programmation et à rechercher collectivement des solutions.

Grâce à la mobilisation continue de l’ensemble des parties prenantes, l’ambition initiale a pu être préservée : faire émerger un projet de qualité, adapté aux réalités du territoire et porteur d’une nouvelle façon d’habiter.

L’habitat participatif, imaginé à l’origine sous sa forme initiale, a ainsi évolué vers une ambition élargie : créer les conditions d’une vie collective entre habitants, avec un espace commun en rez-de-chaussée pensé comme un lieu de rencontre, ouvert aux habitants — locataires comme accédants à la propriété — et potentiellement au quartier.

Sur le plan environnemental, L’Archipel affirme également des engagements forts :

  • matériaux de construction intégrant des isolants biosourcés
  • menuiseries bois
  • balcons filants jouant un rôle de filtre face aux rayonnements directs
  • protections solaires orientables
  • brasseurs d’air dans les logements pour améliorer le confort d’été

Cette opération illustre aussi une volonté d’accompagner les parcours résidentiels avec une innovation sociale portée par Foncière Agora, qui acquiert deux logements permettant à leurs occupants de constituer progressivement une capacité d’accession à la propriété.

La pose de cette première pierre marque aujourd’hui le lancement d’un chantier de près de 2 ans, fruit d’un travail collectif et persévérant entre maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, AMO, habitants et partenaires.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Villefranche-sur-Saône
  • Maitrise d’ouvrage : Rhône Saône Habitat
  • Architecte : Dumetier Design
  • Structure de recherche : Social Transfert
  • Autres membres de l'équipe : SERL
Photo
© Erilia

© Erilia

Equipe
Commune de Marseille, Erilia, Nomad architectes
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 35 logements (30 neufs, 5 réhabilités)
  • Nature : 25 en accession maîtrisée (BRS) et 10 en locatif social (4 PLAI et 6 PLUS)
  • Typologies : T2 (5), T3 (33), T4 (4)
  • Surface SHAB : 2641 m²
  • Innovations : Intégrer des habitants éloignés de la propriété à une démarche participative ambitieuse
Description

Pour ce projet, Erilia prévoit un dispositif de participation majeur. Afin d'inclure des personnes éloignées de la propriété, un accompagnement substantiel est mis en place. Les 25 logements, proposés en BRS, permettent une accession progressive à la propriété tout en maintenant un volet locatif social (10), malgré les ambitions élevées du projet.

Retours d'expérience

L'objectif programmatique est assez rare : embarquer dans une démarche participative des acquéreurs habituellement éloignés de la propriété en s'appuyant sur une recherche en sciences sociales explorant les représentations de la qualité d'usage, le rapport à l'intime et aux communs.

Le projet s'est toutefois heurté à une défi de taille. Dans le cadre du futur PLUi, une étude sur le ruissellement des eaux pluviales place désormais le bâtiment principal en zone non constructible. La faisabilité et le déplacement du volume, ainsi que les coûts qui vont avec, sont devenus des problématiques au cœur de l'opération. Le bailleur Erilia a tout de même accepter ces coûts supplémentaires, car il n' y avait pas beaucoup d'autres alternatives pour mener l'opération à son terme. Toutefois, cette problématique économique reste présente puisque ce qui est payé deux fois aura de toute manière une répercussion ailleurs.

Equipe du projet
  • Collectivité : Métropole de Marseille
  • Maitrise d’ouvrage : Erilia
  • Maîtrise d’œuvre : Nomad architectes
  • Structure de recherche : Mésopolhis (CNRS) et Adéus
  • Autres membres de l'équipe : Multiples AMO NPNRU / participation; soutien Action Logement
Photo
Avancement du chantier © SCCV lot 10 (Semip + Visten)

Avancement du chantier © SCCV lot 10 (Semip + Visten)

Perspective vue d'ensemble © Itar

Perspective vue d'ensemble © Itar

Pose de la première pierre - 2024 © GIP EPAU

Pose de la première pierre - 2024 © GIP EPAU

Perspective cour intérieure © Itar

Perspective cour intérieure © Itar

Equipe
Commune de Pantin, SCCV lot 10 (Semip + Visten), ITAR
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 75 logements
  • Nature : 31 en accession libre, 44 BRS
  • Typologies : T1 (3), T2 (23), T3 (21), T4 (22), T5 (6)
  • Surface SDP : 5292
  • Surface SHAB : 4962
  • Locaux : commerces (1002 )
  • Innovations : Construction pierre massive ; BRS ; espaces partagés variés ; co-promotion mixte ; évaluation de la densité vécue.
Description

Pour cette opération de 75 logements et de 1000 de commerces, l’aménageur et le promoteur se sont associés dans une structure de co-promotion afin de réduire les marges de promotion. Les moyens dégagés ont été réinvestis dans la qualité du bâti. La majorité des logements est montée en BRS (63%). La qualité architecturale et environnementale était également au cœur du projet car les logements sont construits en pierre massive et locale, et disposent quasi systématiquement d’une surface supérieure aux préconisations du rapport Girometti-Leclercq. De plus, le projet présente de nombreux espaces partagés et/ou extérieurs.

Le projet doit être documenté par les étudiants de l’ENSAV. Sur le long terme, des retours d’expériences et une exposition sont prévus, avec l'objectif de développer une évaluation précise de la densité vécue.

Avancement du projet

Le projet a été livré en juin 2026.                       

Retours d'expérience

Le projet visait la réalisation d'un programme résidentiel mixte intégrant une part significative (63%) d'accession sociale (BRS) et assurant une bonne insertion dans le tissu urbain de la ZAC. Les intentions initiales apparaissent globalement maintenues.

Plus globalement, il s'inscrit au cœur de plusieurs problématiques de la production du logement et de la recherche de qualité :

  • Le foncier, traditionnellement perçu comme une recette à maximiser, est ici utilisé comme un levier de politique publique : ce qui n’est pas prélevé sur la charge foncière est réinvesti dans la qualité du bâti.
  • L'organisation volumétrique peut permettre une insertion urbaine qualitative mais soulève également une complexité dans son articulation avec la qualité des logements regardée à échelle individuelle.
  • La mixité programmatique est importante et peut être un levier de qualité.
  • Une bonne coordination en amont entre aménageur, promoteur et collectivité, donc une volonté politique claire, est une des clés de la qualité.
Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Pantin
  • Maitrise d’ouvrage : SCCV lot 10 (Semip + Visten)
  • Architecte : ITAR
  • Structure de recherche : ENSAV
  • Autres membres de l'équipe : Symbiosis (paysagiste). ; Zefco (BE env.) ; Sibat (BE TCE) ; Aida ; VPEAS
Parole de lauréats

Les Lumières sortent de terre à Pantin | Partie 1

Vidéo réalisée par Estelle Poulalion pour le Groupe ENSEMBLE

Photo
© KEREDES promotion

Perspective © KEREDES promotion

© Tectône architectes urbanistes

© Tectône architectes urbanistes

© Tectône architectes urbanistes

© Tectône architectes urbanistes

Equipe
Commune de Rennes, Keredes Promotion Immobilière, : Tectône architectes urbanistes
Région
Bretagne
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 62 logements
  • Nature : 32 accession libre, 30 BRS
  • Typologies : T2 (17), T3 (29), T4 (10), T5 (6)
  • Locaux : salle partagée (47 m²)
  • Surface SDP : 4502 m²
  • Surface SHAB : 4157 m²
  • Innovations : Co-construction, production d’un guide méthodologique
Description

Le projet de 62 logements place les habitants au cœur de la production de leur logement, ils sont associés à chaque étape de la production grâce à des ateliers leurs permettant de décider des usages relevant du privatif, de l’aspect architectural et de l’usages des espaces partagés. Il participe également de la mixité en QPV, composé en majorité de logements sociaux, grâce à un programme en accession maitrisée ANRU avec encadrement des prix de sortie et en accession sociale OFS/BRS.

Un effort particulier est porté sur la reproductibilité de l’opération, le projet prévoit une évaluation du dispositif de participation et un AMU développera une « boîte à outils » à destination des collectivités et des professionnels pour reproduire le processus sur l’ensemble des produits de logements.

Avancement du projet

Les travaux ont démarré le 27 février 2026. La livraison est prévue pour le 30 juin 2028.

Retours d'expérience

Le chantier du projet a démarré en février 2026.

Le projet présente plusieurs points forts :

  • L'acculturation des futurs acquéreurs au métier de promoteur pour une compréhension fine des contraintes et des enjeux ;
  • L'évolution des pratiques professionnelles en proposant différents schémas d’aménagement de logements aux acquéreurs ;
  • Le projet a été un facteur d’intérêt pour certains clients ayant permis l’achat du logement ; 
  • La synergie entre les services (technique, commercial, montage, maitrise d’œuvre et AMU) a permis de définir le cadrage de la démarche et des choix d’options.

Il présente également des points de vigilance :

  • L'adaptation du processus de la maîtrise d'ouvrage dans la mise en commercialisation. Avoir un cadrage en amont est très important pour permettre la retranscription des options et des choix de préférence dans le dossier de commercialisation (intégration d’une note de cadrage, guide explicatif des plans, plans avec complément de légende, etc.) ; 
  • L'allongement des délais de conception ;
  • L'augmentation des coûts d’étude pour la conception des choix d’option et préférences ;
  • La retranscription des différents choix dans le Dossier de consultation entreprises nécessite une analyse spécifique pour le chiffrage de ces options ;
  • La communication est à renforcer afin d'expliquer le processus participatif aux potentiels acquéreurs ;
  • Certaines options, dans la sélection des options et des choix de préférence en lien avec les attentes des potentiels acquéreurs, peuvent paraitre restrictives/limitées.
Equipe du projet
  • Collectivité : Rennes Métropole
  • Maitrise d’ouvrage : Keredes Promotion Immobilière
  • Architecte : Tectône architectes urbanistes
  • Structure de recherche : Rennes Métropole accompagnée de MANA et EPOK
  • Autres membres de l'équipe : Territoires Publics
Photo
© DJURIC-TARDIO ARCHITECTES

© DJURIC-TARDIO ARCHITECTES

Equipe
Commune de Sèvres, Immobilière 3F, DJURIC-TARDIO ARCHITECTES
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 28 logements
  • Nature : 10 PLAI, 12 PLUS, 6 PLS
  • Innovations : méthodologie constructive, matériaux biosourcés, bas carbone et évolutif
Description

Le projet s’inscrit dans une optimisation économique avec le recours au système de construction hors site, en faveur d’une augmentation de la qualité spatiale des logements. L’usage est au cœur de la conception, avec des logements évolutifs et adaptés aux parcours de vie, qui répondent aux exigences de qualité de « l’habiter » d’aujourd’hui et de demain, au moyen d’un large processus de concertation.

D'un point de vue architectural, le projet s’orientait vers une recherche d’harmonie, grâce à l’utilisation de matériaux clairs, sobres, naturels. Le projet devait comprendre des espaces extérieurs importants, ainsi qu'une reconstruction pour des logements plus grands, inscrits dans une démarche environnementale.

La maîtrise d'ouvrage s'appuie sur un calendrier de projet qui inverse la séquence habituelle : les entreprises pressenties pour la préfabrication et la mise en œuvre des panneaux biosourcés sont consultées très en amont des études, au stade de l'avant projet (AVP) afin de pouvoir affiner les solutions techniques et architecturales plus tôt dans le processus de conception.

Toutefois, malgré cette méthodologie, le projet a été abandonné pour des raisons financières.

Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Sèvres
  • Maitrise d’ouvrage : Immobilière 3F
  • Architecte : DJURIC-TARDIO ARCHITECTES
  • Structure de recherche : DJURIC-TARDIO ARCHITECTES
  • Autres membres de l'équipe : SCOPING
Photo
© Studio d’architecture SAM BANCHET

Perspective Cours Vanlaton © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan du R+1 © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan du R+1 © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan du R+1 réversible © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan du R+1 réversible © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan du RDC © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan du RDC © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan du RDC réversible © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan du RDC réversible © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan de masse réversibilité © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan de masse réversibilité © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan de masse © Studio d’architecture SAM BANCHET

Plan de masse © Studio d’architecture SAM BANCHET

Equipe
Commune de Lille, 3F Notre Logis, Studio d’architecture SAM BANCHET
Région
Hauts-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 6 logements
  • Nature : 6 LLI
  • Typologies : T2 (1), T3 (1), T4 (3), T5 (1)
  • Surface SDP : 518
  • Surface SHAB : 466
  • Innovations : reconquête du cœur d’ilot, réversibilité des espaces, performances énergétiques, logement protéiforme
Description

Inscrit dans un secteur de forte mutation urbaine, ce projet de logements est exemplaire dans son rapport au patrimoine, avec un maintien du front bâti et de la forme urbaine. Il s’inscrit dans le respect du Pacte Lille Bas-Carbone, en avance sur la RE2020 (RT 2012 -10%) et prévoit 6 logements en LLI, en adéquation avec les mutations sociales du quartier.

La réversibilité est possible dans les logements pour introduire des espaces de travail et permettre une accessibilité PMR et dans les espaces de garages transformables. Les logements protéiformes résultent d’une co-conception perpétuelle du projet et d’un travail collaboratif avec les habitants pour des espaces communs partagés (salle des fêtes, abri de jardin, cuisine partagée, etc.)

Avancement du projet

Le chantier a démarré en décembre 2025. Néanmoins, il est aujourd'hui à l'arrêt car une entreprise est défaillante (partie gros œuvre), la reprise n'est pas encore connue.

Le projet a donc pris du retard. La livraison prévisionnelle est juillet 2027.

Retours d'expérience

Le projet a conservé ses intentions initiales au cours du temps. 

Toutefois, quelques évolutions sont à noter :

  • Le montage juridique, une offre de logement en accession maîtrisée via le BRS, n'a pas été conservé et a été remplacé par une offre de LLI, portée par le bailleur. 
  • Un dépôt de Permis de construire (PCM) a acté plusieurs évolutions (position du local vélos, suppression de deux places de stationnement, évolutions de 
    l'enveloppe, notamment de la façade sur cour, etc.).
Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Lille
  • Maitrise d’ouvrage : 3F Notre Logis
  • Architecte : Studio d’architecture SAM BANCHET
  • Structure de recherche : Groupement des acteurs sollicités
  • Autres membres de l'équipe : La Fabrique des Quartiers, la MEL
Photo
©Bond Society et Studio Sanna Balde / ICF Habitat

©Bond Society et Studio Sanna Balde / ICF Habitat

©Bond Society et Studio Sanna Balde / ICF Habitat

©Bond Society et Studio Sanna Balde / ICF Habitat

©Bond Society et Studio Sanna Balde / ICF Habitat

©Bond Society et Studio Sanna Balde / ICF Habitat

Equipe
Commune de Paris, ICF La Sablière, Bond Society et Le Studio Sanna Baldé
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 69 logements, 2 locaux commerciaux et un locatif associatif (41 logements locatifs intermédiaires et 28 logements locatifs sociaux)
  • Surface SDP : 4330, 20 m2 (dont 3982, 30 m2 pour les logements)
  • Surface SHAB : 3635,10 m2
  • Typologies : T1 (11), T2 (20), T3 (30), T4 (6), T5 (2)
  • Innovations : Logements modulables, ZAN, Logement d’Abord
Description

Le projet vise le développement d’un quartier mixte sur une ancienne emprise ferroviaire, la valorisation du patrimoine industriel, une écriture architecturale inspirée du passé industriel, la mise en œuvre de matériaux biosourcés et la réponse à un cahier des charges urbain exigeant. 

C’est la haute valeur d’usage qui prévaut dans ce projet de 69 logements sociaux et intermédiaires avec ces espaces communs partagés pour les « usages impensés » (télétravail, buanderie, jeux pour enfants) basé sur des retours d'expérience post-livraison. La qualité constructive est également perceptible à travers une réflexion sur le logement et la ville : confort d'été, jardin à multiples orientations pour chacun des logements, éclairage naturel des locaux communs. L'écriture architecturale est sobre et maîtrisée et s'appuie sur une réinterprétation du vocabulaire industriel. Par ailleurs, le choix des matériaux bio et géosourcés démontre l'exigence et l'ambition de la collectivité, de l'aménageur et du maître d'ouvrage : pierre porteuse en façade et isolants biosourcés (ouate, chanvre, bois). 

Parallèlement, la valorisation des espaces verts et la réversibilité et l'évolutivité des rez-de-chaussée actifs permettent une adaptation aux nouveaux modes de vie.

Avancement du projet
Retours d'expérience
Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Paris
  • Maitrise d’ouvrage : ICF La Sablière
  • Architectes : Bond Society et Le Studio Sanna Baldé
  • Structure de recherche : ENSA Montpellier, Hit Lab, GERPHAU
Photo
© Ekidom
Equipe
Commune de Poitiers, Ekidom, Architecturestudio / Mesnard et Brodeur Architecture
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 274 logements
  • Innovations : co-conception, maîtrise d’usage, réversibilité, densité d’espaces partagés
Description

Réalisée pour le Plan Urbanisme Construction Architecture en 1960 en tant qu’expérimentation, cette opération de 274 logements sociaux fait aujourd’hui l’objet d’une réhabilitation importante basée sur des principes d’innovation. La démarche de recherche-action portée par un doctorant en thèse CIFRE prévoit d’impliquer les habitants et les usagers, de la pré-programmation à la gestion du lieu (collecte d’archives photos, promenades commentées, ateliers sur maquette, etc.). Une des particularités de l’époque, les « surfaces d’activités partagées », fera l’objet d’un renforcement en termes de densité d’espaces et de services partagés, combinés à la création de locaux associatifs et de jardins privatifs.

En parallèle, une réflexion est menée sur la réaffectation du parking en silo en « tiers-lieux » afin de redonner une visibilité et une attractivité à cet ensemble immobilier emblématique dans son quartier. Si la programmation en logements sociaux reste intacte, les logements seront adaptés aux nouveaux modes de vie des habitants (accessibilité, logements ciblés seniors, etc.).

Avancement du projet

La première phase des travaux du projet a démarré au S2 2025 et la seconde devrait démarrer au T2 2026.

Retours d'expérience

L'un des enjeux majeurs du projet était la phase de concertation avec les locataires. Un important travail a donc été réalisé pour assurer la faisabilité et la mise en œuvre opérationnelle du projet. Un travail de Thèse de Doctorat a notamment été réalisé dans le cadre de ce projet par Benjamin Loiseau, elle s'intitule "Effets et limites de la participation en architecture : étude de cas de l’ensemble de logements sociaux Grand’Goule à Poitiers, 1974–2024" et est disponible au téléchargement.
 

Toutefois, cet important travail a fait prendre du retard, à peu près un an. Les acteurs experts reconnaissent tout de même que ce travail chronophage a été une étape essentielle, notamment pour la MOA (bailleur social Ekidom) qui avait des difficultés de portage.

Equipe du projet
  • Collectivité : Grand Poitiers
  • Maitrise d’ouvrage : Ekidom
  • Maitrise d'oeuvre : Mesnard et Brodeur Architecture
  • Architecte : Architecturestudio
  • Structure de recherche : laboratoire MAACC-MAP, Institut Interdisciplinaire de l’Innovation Chaire EFF&T
Photo
Grange Rouge © Gaetan Chevrier

Grange Rouge © Gaetan Chevrier

© Gaetan Chevrier

© Gaetan Chevrier

© Gaetan Chevrier

© Gaetan Chevrier

Premier avancement du chantier © Podeliha

Premier avancement du chantier © Podeliha

Premier avancement du chantier © Podeliha

Premier avancement du chantier © Podeliha

© Petit Œuvre

© Petit Œuvre

© GIP EPAU

© GIP EPAU

La maquette à la cérémonie de la pose de la première pierre, le 9 avril 2024 © GIP EPAU

La maquette à la cérémonie de la pose de la première pierre, le 9 avril 2024 © GIP EPAU

Les participants lors de la cérémonie de la pose de la première pierre, le 9 avril 2024 © GIP EPAU

Les participants lors de la cérémonie de la pose de la première pierre, le 9 avril 2024 © GIP EPAU

Plan de masse du projet © Petit Œuvre

Plan de masse du projet © Petit Œuvre

Equipe
Commune de Beaucouzé, Podeliha, Petit Œuvre.
Région
Pays de la Loire
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 46 logements
  • Nature : 18 PSLA (dont 4 individuels et 14 collectifs) et 28 logements collectifs dans la partie sud (13 PLUS et 15 PLAI dont deux tiers en reconstitution de l'offre ANRU)
  • Typologies : LLS : T2 (6), T2 bis (3), T3 (14), T4 (5) ; accession : T2 (T2), T3 (11),  T4 (3), T5 (2)
  • Opération d'aménagement : ZAC des Echats III
  • Surface SDP : 3150 m²
  • Surface SHAB : 2930 m²
  • Innovations : maîtrise des coûts pour assurer qualité et abordabilité, pièce en plus modulable, tiers-lieu réversible, logement à haute qualité environnementale
Description

Ce projet de 46 logements (répartis en 6 bâtiments collectifs de R+2 et R+3, en 4 maisons R+1) et d’un tiers-lieu reposait sur trois grands principes :

  • Le premier soutient la modularité et la réversibilité : un habitat dense en alternative au modèle pavillonnaire, des espaces modulables dans les logements réversibles selon les usages, des espaces communs mutualisés au sein d’un tiers-lieu (la grange) à l’échelle de l’îlot, et la réversibilité, avec l’accompagnement des habitants par un AMU pour définir les usages du tiers-lieu.

  • Le deuxième principe est davantage tourné vers la sobriété énergétique et la biodiversité : des logements traversants, orientés sud et à faible consommation énergétique ainsi que le prolongement de la forêt existante au sein de l’îlot habité.

  • Le troisième principe de ce projet milite pour un logement social de qualité : une expérimentation pour limiter les majorations et subventions qui affectent la qualité architecturale et paysagère des opérations de logement social. Le projet met aussi en place une concertation avec les futurs habitants en amont du projet pour une opération 100 % logement social autour de la définition des grandes orientations du projet.

Avancement du projet

Après la première pierre posée le 9 avril 2024, la livraison de l'opération a eu lieu le 21 mai 2026 pour les logements locatifs et les 3, 4 et 5 juin 2026 pour les logements en accession.  

Retours d'expérience

L'intention initiale du projet était de construire une méthode : documenter les critères de qualité susceptibles d'être reproduits à coût maîtrisé dans des opérations de logements sociaux ordinaires, et calibrer majorations et subventions en conséquence.

Le projet a été confronté à un dépassement budgétaire supérieur à 20 %, nécessitant le passage d'une option constructive brique/ITE à un système plancher poutre béton, MOB et FOB. Néanmoins, la reproductibilité du modèle a été préservée, de même que ses critères de qualité d'usage (orientations, espace modulable, confort) au prix d'un recul sur une partie du programme environnemental initial, même si l'opération conserve une isolation biosourcée.

Le projet constitue donc une référence intéressante pour les opérations périurbaines, notamment par sa capacité à articuler qualité d'usage, sobriété constructive et ambition environnementale. La réflexion sur la mutualisation des espaces a permis la création d’un bâtiment fédérateur (la Grange) conçu pour être évolutif, et s'inscrit dans une perspective plus globale autour des usages (mobilité, équipements, alimentation). La dimension expérimentale en matière d'ingénierie financière, qui consistait à vérifier a posteriori les meilleurs critères de qualité impactant les majorations de loyers et les subventions pour assurer la reproductibilité, reste à documenter. Ce retour d'expérience pourrait apporter des éléments techniques et financiers mutualisables à l'échelle nationale.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Beaucouzé
  • Maitrise d’ouvrage : Podeliha
  • Architecte : Petit Œuvre
  • Structure de recherche : Podeliha (interne)
  • Autres membres de l'équipe : Alter, AIA Environnement, Johan San
Photo
© Babin+Renaud, Richter Architectes

© Babin+Renaud, Richter Architectes

Equipe
Demathieu Bard Immobilier, Babin+Renaud, Richter Architectes
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Arrêté provisoirement
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 60 logements
  • Innovations : Introduction du cycle jusqu’au logement
Description

L’innovation principale de ce projet est la prise en compte du cycle jusqu’à l’intérieur même des logements. Chaque logement sera ainsi accessible par tous types de cycles (du tricycle au déambulateur) grâce à des distributions horizontales (« rue haute », « avant-cour ») et verticales (ascenseur de grande capacité) adaptées. Le cycle au cœur du projet immobilier permettra de créer de nouveaux usages : les communs, de taille généreuse, pourront redevenir des lieux d’activités et de rencontre, les RDC seront libérés et accueillent des commerces, logements ou espaces communs selon le contexte, l’ascenseur de grande capacité bénéficiera à d’autres usages (déménagement, jardinage,…).

Le foncier initialement fléché sur la commune de Strasbourg n'étant plus disponible, l'équipe de projet travaille en collaboration avec la commune de Bègles pour étudier la faisabilité de développer le concept sur la commune. 

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Bègles
  • Maitrise d’ouvrage : Demathieu Bard Immobilier
  • Architecte : Babin+Renaud, Richter Architectes
  • Structure de recherche : IPRAUS (ENSA Paris-Belleville)
  • Autres membres de l'équipe : Alter, AIA Environnement, Johan San
Photo
© Scalene architectes

© Scalene architectes

© Scalene architectes

© Scalene architectes

© Scalene architectes

© Scalene architectes

© Scalene architectes

© Scalene architectes

© Scalene architectes

© Scalene architectes

Equipe
Commune de Mérignac, Ceetru, représentée par Nhood / Bouygues Immobilier et Erilia, Scalene Architectes
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 294 logements
  • Nature :  155 logements locatifs sociaux dont 118 en résidence étudiante, 42 logements en accession sociale et 97 logements en accession libre
  • Typologies : T1 (111), T2 (49), T3 (80), T4 (54)
  • Locaux : commerces, bureaux, locaux vélo (430 m²)
  • Surface SDP : 23500 m² au total dont 15582 m² de logements, 6388 m² de commerces et 1 538 m² de bureaux 
  • Surface SHAB : 13196
  • Innovations : qualité de confort, rapport de qualité à l’extérieur, accès au grand paysage, mixité fonctionnelle
Description

Le plan d'aménagement de la plaque Pouchon s’appuie sur les grandes ambitions se déclinant en trois axes majeurs : 
- La conservation des surfaces commerciales ou d’activités en pied d’immeuble ; 
- La diversification de la programmation urbaine avec l’implantation de programmes de logement de qualité accessibles à tous ; 
- La renaturation et la désimperméabilisation des sols pour réintroduire la nature en ville et trouver des îlots de fraicheur.

En plus des fondamentaux concernant la qualité des logements (traversant ou bi orienté, avec un espace extérieur par logement, des hauteurs sous plafond de 2,70m) la caractéristique de ce projet est de travailler la mixité entre des socles actifs et les logements des étages pour donner un paysage à chaque étage (travail sur la végétalisation des toitures, traitement paysager de la sente piétonne centrale et dégagement des vue sur le grand paysage). Un travail a également été fait pour proposer la mutualisation du stationnement de l’ensemble de l’opération dans un parking silo dont le socle abritera locaux commerciaux et locaux vélos.

Le projet s'organise en minimum 3 phases prévisionnelles autour d'une allée centrale plantée. La première phase a pour ambition la construction du PLOT I composé de 79 logements, de commerces à rez-de-chaussée et de stationnements en aérien. Pour cette première phase, les MOA associées sont Bouygues et Erilia pour la partie sociale. La deuxième phase consistera en la construction des PLOTS II et III comprenant le parking silo mutualisé.

Avancement du projet

Le Permis de Construire (PC) a été déposé en août 2025 en incomplet. La complétude a été réalisée en décembre 2025 et le 2ème PC a été obtenu au S2 2026. Le démarrage des travaux devrait intervenir au T1 2027. 

Le délai d’instruction doit être interrompu le temps de la Participation du Public par Voie Electronique, dans le cadre de la procédure d’instruction de l’étude d’impact du projet.

Retours d'expérience

Le projet a évolué dans sa programmation et dans la composition d'équipe.

Le projet n'a, dans un premier temps, pas réussi à trouver un équilibre financier. Néanmoins, sa forme urbaine faisait consensus, l'opérateur a décidé de redéfinir le périmètre en incluant un foncier supplémentaire (îlot P6-2). Ainsi une nouvelle convention et une nouvelle fiche de lot ont été élaborées sur la base de la programmation décrite ci-dessus. Ce travail sur la programmation a également permis d'identifier les enseignes qui occuperont le rez-de-chaussée afin de repositionner les commerces existants et de maintenir l'identité de commerce de destination du quartier.

L'équipe a elle aussi évolué, au niveau de la maîtrise d'œuvre et de la maîtrise d'ouvrage.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Mérignac
  • Maitrise d’ouvrage : Bouygues Immobilier et Erilia / Ceetrus, représentée par Nhood
  • Architecte : Scalene Architectes
  • Structure de recherche : Laboratoire PAVE de l’ENSAP Bordeaux
  • Autres membres de l'équipe :  UR, Terrell, Soconer, R-USE, Studio Mathieu Lucas, Cabinet Faure
Photo
© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

© caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture

Equipe
Commune de Marseille, Quartus Résidentiel PACA, Caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture.
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 53 logements
  • Nature : vente en bloc HLM à UNICIL hors 2 commerces en RdC : 18 LLI, 12 PLUS, 12 PLS, 11 PLAI,
  • Typologies:  T1 (8), T2 (16), T3 (21), T4 (8)
  • Surface SDP : 3344 m²
  • Surface SHOB : 8000 m²
  • Surface SHAB : 3164 m²
  • Innovations : logements évolutifs ; espaces communs en toiture ; réemploi des matériaux
Description

Le projet de 53 logements repose sur des modalités de conception innovantes, articulées autour de la liberté de plan et des communs. Destiné à du logement intermédiaire et social, le projet propose une diversité de typologies (du T1 au T4) sur chaque niveau avec des patios intérieurs pour proposer des logements en double ou triple orientation, en fragmentant les blocs pour avoir un esprit de village. Une attention particulière est portée aux espaces partagés, avec des terrasses communes, conçues comme des supports d’usages collectifs et accessibles à l’ensemble des habitants. 

L'opération est située devant le nouveau tram (arrivée fin 2025) et à la frange du parc de Bougainville dont la totalité sera livrée mi 2027.

Avancement du projet

La première pierre a été posée le 17 septembre 2025. La livraison est prévue pour le T2 2027.

Retours d'expérience

Le projet revendiquait initialement des modalités de conception innovantes, fondées sur la co-conception avec les futurs acquéreurs, la liberté de plan et un modèle économique spécifique (SCI APP). Dans le contexte de retournement du marché de l'accession, le projet a évolué : le montage en SCIAPP a été abandonné au profit d'une VEFA HLM. Le promoteur cède donc l'intégralité du programme au bailleur UNICIL, qui propose une offre locative du PLAI au LLI. 

Ce changement d'orientation a eu des conséquences directes sur les ambitions initiales en matière de participation des habitants. Le projet n'était plus porté comme une opération conçue avec et pour un collectif d'habitants identifié, dont l'expertise d'usage constituait un élément essentiel de la démarche. Il s'inscrivait désormais dans une logique de promotion immobilière classique, avec des logements destinés à être commercialisés. Dans ce nouveau contexte, les choix de conception et les objectifs de qualité ont davantage été soumis aux contraintes économiques et aux arbitrages budgétaires. Les marges de manœuvre pour intégrer certaines ambitions ou demandes portées par les futurs usagers se sont ainsi progressivement réduites.

Equipe du projet
  • Collectivité : Métropole Aix-Marseille-Provence
  • Maitrise d’ouvrage : Quartus Ensemblier Urbain et UNICIL
  • Architecte : caractère Spécial § Matthieu Poitevin Architecture
  • Structure de recherche : PROJECT[s] – ENSA Marseille
  • Autres membres de l'équipe : LEI13, IDEM

 

Photo
© 2PM A

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© Coopérative d'habitants H'Nord

© Coopérative d'habitants H'Nord

© 2PM A

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Equipe
Commune de Bordeaux, CDC Habitat Social et la coopérative d’habitants H’Nord, 2PM archictes et Badia Berger
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 57 logements dont 16 en coopérative, une MAM (maison d'assistantes maternelles) et un local d'activité 
  • Nature : 22 en accession libre, 13 PLS, 13 PLUS, 9 PLAI
  • Typologies : T1 (1), T2 (23), T3 (23), T4 (7), T5 (3)
  • Surface SHAB : 3560,5 m² et 145 d'espaces communs
  • Surface SDP : 4122 m² 
  • Innovations : mode de conception et usages
Description

Construit sur une friche urbaine au coeur du quartier des Chartrons, le projet comprend 57 logements neufs répartis en trois bâtiments disposés de part et d’autre d’une rue réhabilitée, dont 16 logements coopératifs (13 PLS et 3 en accession maîtrisée), 22 logements sociaux (PLUS/PLAI) et 19 logements en accession libre, pour une surface habitable totale d’environ 3 560 m². 

Pensé pour favoriser la mixité sociale et intergénérationnelle, il intègre systématiquement une double orientation des appartements, la conservation d’éléments patrimoniaux (anciennes caves voûtées, hangar reconverti en salle polyvalente) et la création d’espaces collectifs (une chambre d'amis et une buanderie dans le bâtiment A dédié à CDC Habitat et une salle polyvalente et une cuisine pour le bâtiment C dédiées à la coopérative habitante) co-conçus avec les futurs habitants et conçus pour répondre à des usages évolutifs. Une MAM (maison d’assistantes maternelles) et un local d'activité sont également positionnés en pied d'immeuble du bâtiment B.

Avancement du projet

Afin d’équilibrer économiquement l’opération et répondre à un objectif de coût maîtrisé, les surfaces dédiées aux espaces communs ont dû être réduites. Un travail de recherche porté par le laboratoire LAVUE à l'ENSA Paris La Villette (Viviane André et Marion Ille-Roussel) a documenté tout le travail de conception, de gouvernance et d'arbitrages autour de ces espaces partagés. Le rapport est disponible ici


Le PC initialement obtenu en 2018 est devenu caduc en raison de recours et des délais écoulés, y compris pour les locaux ERP (MAM, salle polyvalente, atelier, coworking), ce qui a conduit à un nouveau dépôt fin 2024. Le démarrage du chantier se heurte également à plusieurs difficultés opérationnelles : la voie nouvelle à créer (rue Émile Peynaud) n’est pas encore totalement ouverte (travaux à mener par Bordeaux Métropole), le site reste donc en impasse, rendant plus complexe l’accessibilité et la coactivité avec les chantiers des parcelles voisines, ce qui impacte le stationnement des riverains. 

Le démarrage du chantier est tout de même prévu au troisième trimestre 2026. 

Retours d'expérience

La co-maîtrise d’ouvrage, associant initialement CDC Habitat Social et la coopérative d’habitants H’Nord a été repositionnée en VEFA par H’Nord afin de lever les blocages financiers initiaux lié à l’obtention du prêt coopératif et à la Garantie Financière d’Achèvement (GFA). Cela permet une promesse de vente à « double-cliquet » garantissant la revente à un autre opérateur dans le cas où la coopérative ne parviendrait pas à obtenir son financement. La difficulté pour une coopérative d'obtenir des financements reste le point dur du projet. Toutefois, l'engagement de longue date entre la coopérative habitante et CDC Habitat social a permis de ne pas abandonner le projet malgré des besoins d'adaptation constants.

Equipe du projet
  • Collectivité : Bordeaux  Métropole
  • Maitrise d’ouvrage : CDC Habitat Social et la coopérative d’habitants H’Nord
  • Architectes : 2PM A & Badia Berger
  • Structure de recherche : Centre de Recherche sur l'Habitat UMR LAVUE CNRS
  • Autres membres de l'équipe : 2pm+BE Cetab
Photo
Visualisation © Babin+Renaud Architectes

Visualisation © Babin+Renaud Architectes

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© Babin+Renaud Architectes

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Equipe
Commune du Havre, Logeo Seine, Babin+Renaud Architectes
Région
Normandie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 127 logements, dont 103 existants et 24 créés
  • Nature : 127 logements sociaux (PLUS)
  • Typologies : T1 (11), T2 (6), T3 (75), T4 (28), T4bis duplex (3), T5 duplex (1), T7 duo (1), Grand logement (2)
  • Surface SDP : 12014 m²
  • Surface SHAB : 8500 m²
  • Locaux : 1 coworking, 1 café/conciergerie, 1 salle Flex
  • Innovations : typologies d’habitat , usages pris en compte, tiers lieu, gestion de projet

     
Description

Ce projet situé dans un le quartier PNRU de Caucriauville au Havre est une opération emblématique de réhabilitation d'une tour de logement social construite au début des années 1960, évitant une démolition-reconstruction. Il bénéficie du financement "Seconde Vie", permettant une restructuration lourde et extrêmement ambitieuse dans son programme comme dans sa conception.

L’innovation de ce projet de 127 logements s’appuie sur la R&D comme pilote du projet, avec une maîtrise d'œuvre impliquée très en amont. Une expertise d’usage des habitants est prise en compte dans la définition de la programmation, doublée d’une implication des habitants de la tour tout au long du processus. Cette méthode de co-création interne est basée sur les principes du "Design Thinking" et a associé le bailleur social, les habitants et l’équipe de conception très en amont.

Cette réhabilitation d’une tour permet une diversification des typologies et des publics accueillis. Les logements sociaux sont réhabilités pour de nouveaux publics : colocations, coliving, logements-ateliers, logements multi-familles, etc. et pour de nouveaux usages, avec des espaces communs et une réflexion sur l’évolutivité de l’aménagement intérieur des logements.

D'autres innovations sont intégrées au projet : un tiers-lieu "Axes" de 800 m², situé en rez-de-chaussée, rassemble plusieurs fonctions : conciergerie, studios de création, coworking, café-conciergerie et salle « flex » à destination des habitants et du quartier. Le socle du bâtiment est ainsi ouvert vers le quartier, contribuant à son animation.
 

Avancement du projet

Le projet est actuellement en chantier, depuis octobre 2025. La livraison est prévue pour 2027.

Retours d'expérience

Tout d'abord, ce projet n'aurait pas pu sortir sans le financement "Seconde vie", qui vise à encourager la rénovation des logements sociaux anciens. Le projet de réhabilitation et de construction neuve est centré autour d'une problématique : celle de la transformation d'un patrimoine, à la fois du point de vue des usages et à la fois du point de vue architectural.

Le travail autour du tiers-lieux "Axes" (800 m²), situé en rez-de-chaussée et rassemblant plusieurs fonctions (conciergerie, studios de création, coworking, café-conciergerie et salle « flex ») permet de penser l'opération dans son insertion urbaine puisque le socle du bâtiment est ouvert vers le quartier, contribuant à son animation. 

Le tiers-lieu entraîne également une réflexion sur son financement, car "Axes" dispose de son propre modèle économique, recettes de restauration et location de la salle flexible, ce qui décharge les locataires d’une partie des coûts d’exploitation.

Equipe du projet
  • Collectivité : Le Havre Seine Métropole
  • Maitrise d’ouvrage : Logeo Seine
  • Architecte : Babin+Renaud Architectes
  • Structure de recherche : Direction Stratégie et Offres, Logeo Seine
  • Autres membres de l'équipe : Agence Versions

     
Pour aller plus loin

Consulter l'article de Diagonal :
 

Parole de lauréat

Evènement - les communs

Ressource(s) liée(s)
Photo
 © Modus Ædificandi

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Equipe
Commune de Marseille, Modus Ædificandi, Calma et Laurent Duboisset
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité du projet
  • Taille de l'opération : entre 3 et 10 logements selon les besoins du collectif d'habitants (57 rue des Dominicaines, 13001 Marseille)
  • Nature : PLS ou accession maîtrisée
  • Typologies : volumes capables
  • Surface SDP : entre 289 m² et 309 m²
  • Surface SHAB : entre 261 m² et 281 m²
  • Innovations : réflexion programmatique évolutive, permis d'innover, portage financier inédit
Description

L’expérimentation porte sur une réflexion programmatique évolutive, grâce à l’usage du permis d’innover pour ne pas figer la répartition de la programmation. La cristallisation des usages finalement implantés n’arrivera qu’avec les usagers. Cette souplesse est possible grâce à une trame capable de faire évoluer les possibilités d’accueil du bâtiment ainsi qu'un procédé métallique réversible et évolutif pour la structure. Le portage financier est également innovant avec la mise en place d’une foncière ou coopérative publique.

Avancement du projet

En 2025, la métropole Aix-Marseille-Provence et la Ville de Marseille ont autorisé la maîtrise d'ouvrage à déposer un permis d'innover en pré-instruction.

Le permis d'innover passera en atelier d’urbanisme le lundi 6 juillet 2026, étape décisive pour la suite du projet. 

Le lancement des travaux est donc prévu pour octobre 2026. La livraison du premier immeuble Ville Capable est prévue pour juin 2027.

Retours d'expérience

L’ambition du projet est de concevoir un bâtiment dont la programmation n'est pas figée à la livraison. C'est au moment de l'emménagement que la programmation se fige, selon les usages. 

L'ambition suppose un outil juridique, le permis d'innover. La dérogation principale recherchée consiste à anticiper l’ensemble des destinations et sous-destinations successives que l’immeuble pourra accueillir (logement, bureau, équipement, etc.), afin de ne pas nécessiter de nouvelle autorisation d’urbanisme à chaque évolution d’usage.

Concernant la destination “logement”, deux points nécessitent une dérogation spécifique :
– Le projet, situé en zone de servitude de mixité sociale, proposera initialement un modèle hybride entre logement social locatif et accession sociale, sans se limiter au cadre strict de la coopérative d’habitants.
– La programmation de logements (type, nombre et superficie) n’est volontairement pas figée : l’immeuble pourra accueillir entre 3 et 10 logements maximum selon les besoins du collectif d’habitants, pour une Surface SHAB comprise entre 261 et 281 m², sur une Surface SDP utile de 289 à 309 m². Cette flexibilité programmatique est au cœur de la démarche d’innovation portée par Ville Capable.


Un point fondamental, au cœur de la demande de dérogation, concerne la notion de surfaces. Le projet vise à raisonner en mètres carrés réels, et non exclusivement en surfaces conventionnelles (SU / SH) associées à un nombre prédéfini de logements ou de typologies. L’enjeu est de permettre une affectation libre et évolutive des programmes surfaces, considérées globalement, pouvant être réparties, recomposées et mutualisées au sein de Ville Capable en fonction des besoins réels des usagers, sans remise en cause du cadre autorisé.


Sur le plan constructif et réglementaire, le permis est déposé avec la surface de plancher la plus haute possible (417 m²), de manière à couvrir toutes les configurations futures sans jamais dépasser le cadre autorisé. Ce choix permet d’assurer une conformité pérenne en évitant toute nouvelle demande d’autorisation lors de modifications liées à l’ajout ou au retrait d’une unité en double hauteur.

Enfin, il convient de rappeler que le 57 rue des Dominicaines n’est qu’une première étape : Ville Capable envisage la constitution progressive d’un parc immobilier mutualisé, détenu et géré par une SCIC ou une SCI, dans une logique de stratégie foncière et résidentielle à long terme.

Equipe du projet
  • Collectivité : Métropole Aix-Marseille-Provence
  • Maitrise d’ouvrage : Modus Ædificandi
  • Maitrise d’œuvre : Calma - Delphine Borg et Laurent Duboisset architectes
  • Autres membres de l'équipe MOE : Axiolis BE structure, Ingeflux BE TCE
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 165 logements
  • Nature : 21 BRS, 122 PLUS, 22 PLS
  • Locaux : 2 espaces communs LCR, 2 locaux associatifs d'activité, 5 locaux communs
  • Innovations : Réhabilitation d’un patrimoine dans la perspective de son évolutivité
Description

L'intervention sur le patrimoine d'Archipel Habitat du Gros Chêne est un projet de réhabilitation de 10 tours de quinze étages et d'un bâtiment "la banane" qui s'opère par opérations de paires de tours en s'appuyant sur deux axes : le maintien de la vocation sociale en préservant le patrimoine et en diversifiant de façon raisonné, et l'amélioration de la qualité du cadre de vie.

Les dix tours appartiennent à un vaste ensemble dans le quartier de Maurepas conçu à la fin des années 50 par les architectes Jean-Gérard Carré, J.M. Legrand et J. Rabinel, grandes figures de la métamorphose après-guerre de la ville de Rennes. La construction de ces tours s’est déroulée entre 1959 et 1962.
Le défi de ces requalifications consiste à leur donner une identité, une singularité par paire. Pour ce faire, Archipel habitat a fait le choix de désigner une équipe de maîtrise d’œuvre par paire de tours, à savoir cinq équipes différentes pour ces dix tours.

Les tours Glenan et Er'Lannic, lauréates du programme Engagés pour la qualité du logement de demain sont la dernière paire de tour à être réhabilitée, représentant 180 logements.
Ces logements locatifs sociaux sont transformés en 21 BRS, 122 PLUS, et 22 PLS. Les principes de cette transformation sont multiples : adaptation aux usages actuels, création de nouveaux espaces partagés, réflexion sur l’évolutivité pour aujourd’hui et demain, ainsi que diversification des typologies de logements. La démarche participative repose sur la concertation NPNRU, avec l’ambition de mettre en place des modalités de concertation innovantes.

En termes de développement durable, le projet met l’accent sur le réemploi des matériaux et propose des opportunités d’insertion professionnelle pour les habitants. Il prévoit également la revalorisation des pieds de tour, qui seront transformés en locaux associatifs ou espaces partagés, afin de renforcer le lien social.  La création d’espaces partagés permet de promouvoir, dans la durée, le lien social et la cohésion sociale, indispensables au bien vivre ensemble dans le quartier et dans les logements. Cette initiative est soutenue par une équipe de proximité, avec un gardien d’immeuble chargé de la médiation, de l’accompagnement et de l’animation des espaces partagés. L’objectif est de promouvoir une gestion partagée avec les habitants.

Avancement du projet

Consultation pour la conception / réalisation en cours pour une désignation fin 2026 sur la base d'un AVP 

OS pour démarrage chantier prévu mi 2027

Retour d'expérience

Capitalisation et évolution du programme des paires de tours

Le programme de réhabilitation des 10 tours s'appuie sur une première expérience avec la première paire de tours, puis une deuxième phase avec 3 autres pairs pour lesquels on retrouve des processus communs, notamment un montage commun de contractualisation avec une maîtrise d'œuvre une entreprise générale, le tout selon un cadencement très resserré.

Si les opérations concernant ces trois pairs ont été pilotées conjointement, la dernière paire de tours se distingue car elle bénéficie directement du retour d'expérience des opérations précédentes, lesquelles ont servi de témoins. Cette phase finale permet de capitaliser sur l'ensemble du travail accompli sur les quatre paires de tours. Elle apporte une connaissance fine du programme, des capacités de réalisation, des coûts associés ainsi que de la méthodologie d'intervention en milieu occupé. Ce niveau de maîtrise a permis d'évoluer vers un modèle en conception-réalisation en réhabilitation, jugé suffisamment cadré pour ce type de patrimoine, et encore jamais mis en œuvre par Archipel Habitat.

Par ailleurs, l'intégration des travaux de recherche en cours dans le cadre de la thèse de Louise Vannes enrichit la démarche globale. Bien que cette thèse ne soit pas encore soutenue, l'apport de ce travail de fond démontre l'importance qu'Archipel Habitat accorde au « rétro-recyclage immobilier », c'est-à-dire aux restructurations lourdes et profondes à travers une approche globale.

Évolution de la démarche de concertation avec les habitants

À partir de la série de six tours, la concertation a été engagée très tôt, avant même la désignation des équipes de maîtrise d'œuvre. Cela a permis d'associer directement les locataires au processus de sélection. Très en amont des projets, l’office a recueilli les attentes des locataires et les a intégrées dans le programme de consultation de maitrise d’œuvre. Les différentes réponses proposées par les équipes en lice ont été présentées aux locataires qui se sont exprimés sur la qualité de prise en compte de leurs attentes. Leur avis a été relayé lors du comité de sélection des équipes retenues, dont faisait également partie les associations de locataires.

 

Cette évaluation s'est structurée autour de trois thématiques principales, complétées par le volet urbain :

  1. L'intérieur des logements.
  2. Les parties communes et les espaces partagés.
  3. Les façades, l'attractivité de l'image de la tour et son rapport à l'espace public.


La méthodologie de concertation avec les résidents n'a pas été appliquée de manière uniforme ; elle s'est enrichie, renforcée et adaptée aux spécificités de chaque site au fil du temps.
Sur la dernière paire de tours, bien que la gestion de l'amont ait été complexifiée par le temps long du projet global de réhabilitation de l'ensemble du patrimoine, une attention particulière a été portée aux actions de proximité (usages des parties communes, traitement des interfaces avec l'espace public) avant le lancement opérationnel du projet.

 

Equipe du projet
  • Maîtrise d’ouvrage : Archipel Habitat
  • Maîtrises d’œuvre : Atelier Robin et Guieysse (Tours Groix et Guérande – Mounier 5&7), agence RVA (Tours Brocéliande et Cézembre – Brno 10&12) ; JBA architectes (Tours Trégor et Guerlédan – Brno 6&8), agence Litotes (Tours Brennilis et Kreisker - Brno 2&4) et consultation en cours pour les Tours Er Lannic & Les Glénan – Mounier 1&3
  • Structure de recherche : GRIEF-ENSA Bretagne  
  • Autres membres de l’équipe : Agence Versions  
  • Collectivité : Rennes Métropole
Photo
© Erilia

© Erilia

Equipe
Commune de Septèmes-les-Vallons, Erilia, Nomade architectes, GCC
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 54 logements
  • Nature: 20 logements en BRS (neuf), 34 logements collectifs (réhabilitation)
  • Innovations : Expérimentation d’un référentiel de qualité d’usage du logement neuf; une dynamique de réhabilitation et de lutte contre l’habitat indigne
Description

Ce projet s’inscrit dans une démarche écoquartier, portée par une commune engagée dans une politique active de réhabilitation du parc existant. Il témoigne d’une volonté affirmée de travailler prioritairement sur le tissu bâti avant d’envisager toute extension de l’urbanisation. La qualité d’usage constitue un axe central de l’opération, avec l’expérimentation du référentiel dédié (confort thermique et acoustique) et la reconversion d’un ensemble immobilier par la transformation de studios en logements de plus grande taille.

La programmation mixte, composée de 34 logements locatifs sociaux réhabilités et de 20 logements neufs en bail réel solidaire, s’inscrit dans une démarche d’innovation et de réflexion sur les parcours résidentiels des habitants de la commune.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Septèmes-les-Vallons
  • Maitrise d’ouvrage : ERILIA
  • Maitrise d’œuvre : Nomade architectes (conception/réalisation)
  • Structure de recherche : PROJECT[s] ENSA Marseille
  • Autres membres de l'équipe : GCC (mandataire conception/ réalisation), APPY Architecture, Cetis, IGETEC Acoustique, Positiv/Nortec, RAEDIFICARE et Geoterria.
Photo
© SEMISE (bailleur social)

© SEMISE (bailleur social)

Equipe
Commune de Vitry sur Seine, SEMISE (bailleur social)
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 48 logements
  • Nature : 30 PSLA, 21LLS
  • Innovations : modularité des logements et des espaces communs, espaces communs partagés généreux, process de conception collaboratif 
Description

Ce projet de 48 logements sociaux s’appuie sur des idéaux forts en matière de participation et de qualité du logement. La participation d’un groupe de 15 habitants, intégrés tout au long du projet pour concevoir la conciergerie et la charte des habitants, est doublée d’une mobilisation du CAUE 94 sur l’accompagnement des futurs habitants, la maîtrise d’usage et l’appropriation des espaces communs. La modularité des cellules de logement est réalisée en fonction des saisons, des besoins, des usages, et des espaces collectifs et communs sont lisibles, notamment par la présence d’une conciergerie. L’inclusion est également favorisée par un projet en mixité logement social/accession sociale à la propriété, par la volonté de favoriser l’intergénérationnel dans un périmètre NPNRU.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Vitry sur Seine
  • Maitrise d’ouvrage : SEMISE (bailleur social)
  • Structure de recherche : ENSA Paris Belleville, laboratoire ACS Paris Malaquais
  • Autres membres de l'équipe : CAUE Val de Marne, Groupe Joël Nissou architecte-urbanistes, groupe de 15 habitants
Photo
Pose des premiers modules © TTU

Pose des premiers modules © TTU

Pose des premiers modules © TTU

Pose des premiers modules © TTU

Insertion du projet

Insertion du projet

insertion du projet 2

insertion du projet 2

Pose de premiers clous © GIP EPAU

Pose de premiers clous © GIP EPAU

TTU

Prototype BBM

Equipe
Stains, Groupement de commande : Banque des Territoires, ICF Habitat, SNCF Immobilier, Conseil départemental Seine-Saint-Denis, SELVEA (mandataire)
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération pilote : 30 logements pour 90 places
  • Nature : hébergements pour femmes seules avec enfants
  • Surface SDP : 1000 m2
  • Surface SHAB : 704 m2
  • Innovations : logements modulables, ZAN, Logement d’Abord
Description

Pour cette opération expérimentale et pilote, le leitmotiv est la création de logements durables et déplaçables avec un travail sur la sobriété foncière via l’utilisation de terrains délaissés, des bâtiments prévus pour trois cycles de vie, le respect de la RE 2020 et un travail sur l’efficacité thermique et acoustique.

Les Toits Temporaires Urbains (TTU) est un projet développé par la Banque des Territoires, SNCF Immobilier, ICF Habitat et le Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis. Il vise le déploiement d’une solution hautement qualitative de constructions déplaçables, en structure bois, afin de satisfaire les besoins en matière d’hébergement, de logement et de locaux d’activité, en zone urbaine tendue ou en zone détendue. Le pari consiste donc à concevoir et déployer :

  • des constructions performantes en matière environnementale ;

  • déplaçables facilement par un tiers ;

  • reconfigurables entre deux sites d’installation,

  • pour répondre à un programme différent ;

  • avec une ambition de haute qualité architecturale et de confort de l’usager ;

  • à coût global maîtrisé.

Le concept de Toits Temporaires Urbains, développé au travers d'un Partenariat d’Innovation afin de répliquer et multiplier les usages en réaménageant les BBM (bâtiments mobiles et modulables), déploie une première opération pilote située à Stains sur le quartier du Clos Saint Lazare.

En 2023, Toits Temporaires Urbains devient une société par actions simplifiée détenue à 80% par la Banque des Territoires, 16M par ICF Habitat et 4% par SNCF Immobilier.

Equipe du projet
  • Collectivité : Seine-Saint-Denis
  • Maitrise d’ouvrage (Groupement de commande dans le cadre du partenariat d'innovation): Banque des Territoires, ICF Habitat, SNCF Immobilier, Conseil départemental de Seine-Saint-Denis
  • Architecte : Alt 
  • Groupement lauréat du partenariat d'innovation : Selvea, Virtuel, Alt, Ethic, Géranium, Atelier Rouch, Edile Construction 
  • Structure de recherche : LET LAVUE
  • Autres membres de l'équipe (AMO partenariat d'innovation) : 13HorsSite, Palabres, Socotec, Wigwam, Arep, Ginkgo avocats
Photo
Perspective

Perspective

© TIKOAM

© TIKOAM

Equipe
Commune de Floirac, DOMOFRANCE, TIKOAM
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 29 logements
  • Nature : 29 en accession sociale (BRS)
  • Typologies : du T2 au T5
  • Surface SDP : 3730 m²
  • Surface SHAB : 2010 m²
  • Innovations : Une équipe unique de conception-construction aux côtés du bailleur social pour garantir les conditions d’évolutivité des logements et des espaces communs
Description

Cette opération de 26 logements située dans la ZAC des quais à Floirac fait l’objet d’une expérimentation avec une équipe unique de conception-construction, dans le cadre d'un contrat de promotion immobilière, aux côtés du bailleur social pour garantir les conditions d’évolutivité des logements et des espaces communs. Elle s’appuie sur une recherche à long terme avec trois axes de travail : 

  • Cloison meuble : ergonomie, évolutivité
  • Usage augmenté : mètres carrés supplémentaires pour agrandir les logements
  • Modèle intégré : démarche de co-développement industriel avec les entreprises partenaires.

L’amélioration de la qualité d’usage des logements est basée sur la cloison utile, pour augmenter l’espace à vivre dans les logements : un principe combinatoire de meubles pour répondre aux configurations de chaque logement. Ainsi l’évolutivité se fait à l’échelle du volume dans le temps. Les méthodes et outils d’expérimentation sont multiples : une méthode précise pour réduire les délais et gagner en efficacité, des outils numériques utilisés comme un levier d’interaction avec les usagers, et de dialogue entre acteurs du projet, entreprises, maîtrise d’œuvre, bailleur, ainsi qu’une matrice de mesure de la performance

Avancement du projet

Après l'obtention du PC en juin 2024 et le lancement de la commercialisation en mars 2025, les travaux devraient débuter au T3 2026 pour une livraison prévisionnelle au T2 2028.

Retours d'expérience

L’ambition était de concilier deux exigences habituellement en tension : préserver un prix de sortie compatible avec l’accession sociale et doter les logements d’une capacité d’évolution dans le temps.


L’évolutivité n’a pas été logée dans la structure, mais dans le second œuvre. Un système de « cloison utile » et de meuble combinatoire permet à chaque ménage de reconfigurer l’intérieur de son logement, sans intervention lourde, au fil de sa trajectoire familiale. Le surcoût est contenu, et c’est l’intégration contractuelle (équipe unique de conception-construction, co-développement industriel) qui permet de l’absorber. En réduisant les intermédiaires entre conception et réalisation, la marge dégagée a permis de financer la modularité. Ici, l’innovation n’est donc pas seulement architecturale, mais aussi organisationnelle.
 

Equipe du projet
  • Collectivité : Bordeaux Métropole
  • Maitrise d’ouvrage : DOMOFRANCE
  • Architecte : TIKOAM architecture
  • Structure de recherche : TIKOAM
  • Autres membres de l'équipe : ETCHART, Omage
Photo
© FCML architectes

© FCML architectes

Esquisse 13 rue Ambrail © Bouillon Bouthier Architecture

Esquisse 13 rue Ambrail © Bouillon Bouthier Architecture

Esquisse 13 rue Ambrail © Bouillon Bouthier Architecture

Esquisse 13 rue Ambrail © Bouillon Bouthier Architecture

Esquisse 13 rue Ambrail © Bouillon Bouthier Architecture

Esquisse 13 rue Ambrail - © Bouillon Bouthier Architecture

Equipe
Commune d’Epinal, Epinal Habitat
Région
Grand Est
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 14 logements (13 rue Ambrail)
  • Nature : 14 logements locatifs sociaux (13 rue Ambrail)
  • Typologies : T1 (1), T2 (7), T2bis (2), T3 (3), T4 (1) (13 rue Ambrail)
  • Surface SDP: 1184 m² (13 rue Ambrail)
  • Surface SHAB : 771 m² (13 rue Ambrail)
  • Innovations : Réhabilitation de patrimoine ancien, co-conception avec les acteurs du projet (partenaires, collectivités, AMO, architectes, entreprises, représentants de filières locales, habitants), consultation MOE en amont
Description

Le projet lauréat est structuré autour de 3 opérations : 13 rue Ambrail, 29-30 rue de l'Abbé Frisenhauser et Quai du Colonel Sérot. 

Les expérimentations proposées reposent principalement sur la réhabilitation d’un patrimoine ancien et la co-conception avec les différents acteurs du projets (partenaires, collectivités, AMO, architectes, entreprises, représentants de filières locales, habitants) dès la phase de programmation. Cette opération émane d’une volonté de réhabiliter un bâtiment ancien en préservant la qualité patrimoniale du bâti et en améliorant la qualité des logements.
La co-conception commence très tôt dans le projet, avec l’intégration de l’équipe de recherche, experte en maîtrise d’ouvrage, dès la phase de programmation. Elle se prolonge par une co-construction avec les futurs habitants, afin d’adapter les logements aux usages actuels, et par la volonté de développer des espaces communs. La méthode ambitionne d’être reproductible, grâce à l’identification et à l’objectivation des différents critères de qualité et d’attractivité, en lien avec leur impact sur l’économie du projet. Elle repose également sur l’évaluation du dispositif et des usages.

Avancement du projet

Les trois opérations qui composent le projet, sont à des stades d'avancement différents : 

  • 13 rue Ambrail : l'opération est coincée sur des sujets de confortement de falaise qui vont nécessiter la démolition de la tour accrochée à la falaise.
  • 29-30 rue de l'Abbé Friesenhauser : Plusieurs diagnostics préalables ont été réalisés et ont permis d'envisager différents scénarii : réhabilitation ou déconstruction / reconstruction de logements traditionnels. Les études de faisabilité sont en cours.
  • Quai Colonel Sérot : Rédaction de la consultation de la maîtrise d'œuvre.
Retours d'expérience

Le grand enjeu de cette opération est d'arriver à s'emparer et à transformer un héritage pour éviter que ce dernier devienne un poids sur la qualité. L'équipe a identifié dès le départ des éléments qui rendaient les logements existants insatisfaisants pour leurs occupants. C'est à partir de ce travail de diagnostic que les acteurs ont remis en cause l'enveloppe et qu'un travail aux côtés de l'ABF a été réalisé pour identifier les marges d'évolution possible et préférable au vue du diagnostic.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune d’Epinal
  • Maitrise d’ouvrage : Epinal Habitat
  • Architecte : Bouillon Bouthier architectes (rue Ambrail)
  • Structure de recherche : Filigrane Programmation
  • Autres membres de l'équipe : FCML, Barrault & Pressacco, Studio LADA (AMO)
Parole de lauréats

Photo
© François Scali architecte

© François Scali architecte

Equipe
Plaine Commune, Seine St-Denis Habitat, François Scali architecte
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : environ 50 logements
  • Innovations : logement modulable, smart grids
Description

Sur la base d’une hypothèse de 50 logements, ce concept s’attachait à développer un habitat collectif dense constitué d’un assemblage de typologies dans l'optique de développer une variété de configurations de foyers (logement familial, logement atelier, etc), allant du T1 au T6.

Le projet d’habitat modulable s’appuyait notamment sur un principe géométrique simple selon lequel la hauteur du séjour ne devait pas excéder 50% de la hauteur des chambres. Les logements étaient censés s’imbriquer les uns dans les autres tels une sorte de tetris. Ainsi, chaque pièce était pensée comme autonome, mais connectée aux circulations communes de l’immeuble.

Le projet a été mis à l'arrêt en raison de l'indisponibilité de fonciers mobilisables pour sa mise en œuvre.

Equipe du projet
  • Collectivité : Plaine Commune
  • Maitrise d’ouvrage : Seine St-Denis Habitat
  • Architecte : François Scali architecte
  • Structure de recherche : ESTP
  • Autres membres de l'équipe : Artelia
Photo
©  More architecture

© More architecture

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© More architecture

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© More architecture

Projet urbain ZAC Coeur de Ville ©  La Fab

Projet urbain ZAC Coeur de Ville © La Fab

Synthèse des enjeux © La Fab

Synthèse des enjeux © La Fab

Equipe
Le Haillan, La Fab, Aquitanis, More architecture
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 74 logements
  • Nature : 65 LLS et 11 BRS
  • Typologies : T2 (31), T3 (32), T4 (11)
  • Surface SHAB : 4614  m²
  • Surface SDP : 5108 m²
  • Locaux : 1 Maison d’Assistantes Maternelles (85 m²), 1 salle commune (72 m²)
  • Innovations : habitat intergénérationnel, co-conception
Description

Pensé dès la création de la ZAC en 2016, ce projet incarne un habitat modulable, intergénérationnel et co-conçu avec les habitants. Dès 2014, une concertation active avec les futurs usagers a permis d’élaborer un cahier des charges exigeant, avec une volonté forte d’une résidence séniors à dominante intergénérationnelle. Le projet intègre également une maison d’assistantes maternelles et une salle commune, répondant à une forte demande exprimée par plus de deux cents habitants de plus de 55 ans. En outre, le projet s’inscrit dans un périmètre urbain redessiné et les premiers espaces publics ont été livrés en amont des logements dès 2025 pour apaiser la coactivité du chantier et la démolition de l’ancienne école maternelle.

Avancement du projet

Une première équipe de maîtrise d'œuvre portait l'opération, mais suite au dépôt de bilan de l'agence, une nouvelle consultation a été lancée en 2024. Elle a aussi été l'occasion de revoir une partie du programme, notamment le stationnement en infrastructure qui alourdissait de façon rédhibitoire le bilan. More Architecture  avec les paysagistes Let's Grow a été désigné mandataire de l'équipe de maîtrise d'œuvre à l'été 2024.

Le PC a été déposé en décembre 2025, suite aux élections municipales de mars 2026, il est toujours en instruction. 

Le lancement de la consultation des entreprises et le début des travaux n'interviendront pas avant le début d'année 2027.

Retours d'expérience

Suite à l'abandon de la première équipe de maîtrise d’œuvre, aux difficultés économiques du secteur de la promotion immobilière et au coût trop impactant sur le bilan du parking souterrain, une nouvelle consultation de maîtrise d’œuvre a été lancée. En effet, afin de sécuriser au maximum la sortie de l’opération, la SCCV a été dissoute au profit d'une opération entièrement portée par Aquitanis. 

Une nouvelle fiche de lot (Lot 7) a été produite avec un programme revu. La programmation est en effet passé de 27 logements en accession libre, 38 logements locatifs sociaux et 9 logements en BRS à 65 logements locatifs sociaux (LLS) et 11 logements en BRS. Elle propose également une maison d'assistantes maternelles (MAM) et une salle commune de 72 m² liée au fonctionnement de la résidence avec une possibilité d’ouverture à une public plus large (activité CCAS, mise à disposition pour la commune, etc.).

L'impact de ces évolutions (programme, changement de maîtrise d'œuvre) fait que la mixité au palier ne sera présente que sur une seule des lanières et que la modularité des logements initialement envisagée par la première maîtrise d’œuvre n'a pas été reprise par la nouvelle équipe. 

Le parking est semi-enterré, au lieu d’un parking en sous-sol pour limiter les coûts d’infrastructure. Un compromis à 1 stationnement / logement a été adopté, contre 1,3 / logement initialement prévus dans les orientations de la ZAC, suite à une modification du PLUi de Bordeaux Métropole pour abaisser le ratio, du fait de la présence d'une ligne de bus à haut niveau de service à immédiate proximité. Cette solution est motivée par le fait que la majorité des logements sont destinés à des seniors et que la résidence est bien desservie. La maîtrise d'ouvrage soutient cette option qui permet une réduction de 16 places et donc de limiter les coûts d'infrastructure. Les élus de la commune ont toutefois émis des réserves quant au risque de report du stationnement sur la voie publique dégradant potentiellement les espaces publics de la ZAC. Un compromis a alors été trouvé en réalisant une étude d'autopartage pour objectiver la réduction du nombre de places, créant 3 places de stationnement sur l'espace public, et un parking silo est envisagé à l'échelle de la ZAC comme solution de report.

Ces coûts évités sont réinvestis dans la structure du bâtiment permettant une accessibilité quasi totale des logements (70 sur 76 logements). Tous les logements sont bi orientés ou traversants ouverts sur un espace extérieur.

Equipe du projet
  • Collectivité : Bordeaux Métropole
  • Aménageur : La Fabrique de Bordeaux Métropole (La Fab)
  • Maitrise d’ouvrage : Aquitanis
  • Architecte : More Architecture
  • Structure de recherche : Laboratoire PAVE
  • Autres membres de l'équipe : Let's Grow Paysagiste, R-Use, BET TCE, IG Concept
Photo
© Sam Banchet Architecture

Perspective Teinturerie © Sam Banchet Architecture

© Sam Banchet Architecture

Perspective Copernic © Sam Banchet Architecture

© Sam Banchet Architecture

Perspective Condé Leuze © Sam Banchet Architecture

© Sam Banchet Architecture

Copernic © Sam Banchet Architecture

© Sam Banchet Architecture

© Sam Banchet Architecture

© Sam Banchet Architecture

© Sam Banchet Architecture

Equipe
Commune de Roubaix, 3F Notre Logis, Sam Banchet Architecture
Région
Hauts-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 8 logements (Îlot Condé Leuze),19 logements (Îlot Copernic), 12 logements (Îlot Teinturerie)
  • Nature : 8 PLAI, 31 PLUS
  • Typologies : T2 (1), T3 (3), T4 (3), T5 (1) (Îlot Condé Leuze) ; T2 (3), T3 (7), T4 (7), T5 (2) (Îlot Copernic) ; T2 (5), T3 (3), T4 (4) (Îlot Teinturerie)
  • Surface SDP : 1612 m² (Îlot Condé Leuze), 1612 m² (Îlot Copernic), 1204 m² (Îlot Teinturerie)
  • Surface SHAB : 601 m² (Îlot Condé Leuze) ; 1405 m² (Îlot Copernic) ; 769 m² (Îlot Teinturerie)
  • Innovations : La plasticité des logements (capacité à varier d'une forme à l'autre)
Description

Cette opération prévoit la réalisation de 39 logements répartis sur 3 parcelles dans le quartier du Pile à Roubaix : 

S'intégrant dans un tissu historiquement industriel, le choix de matérialité de façade s’est porté sur la brique de teinte rosée. L'opération s’appuie sur un principe de qualité, porté par la plasticité des logements : grands logements traversants, espaces extérieurs privatifs, lumière naturelle, matériaux durables, réseau de chaleur. Les logements sont modulables et adaptés, avec des dispositifs comme l’ouverture verticale, la possibilité d’ajouter une pièce, ou encore une réflexion sur la mutabilité des parois.

L’évolutivité est également centrale, avec des logements accessibles (sociaux, en PLAI ou PLUS) et une diversité de typologies : logements intermédiaires, ateliers, individuels ou inclusifs. Le projet favorise les parcours résidentiels, notamment par les échanges intergénérationnels associés au tiers-lieu (conciergerie) installé dans l’ancien local.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Roubaix
  • Maitrise d’ouvrage : 3F Notre Logis
  • Architecte : Sam Banchet Architecture
  • Structure de recherche : Groupement interne
  • Autres membres de l'équipe : La Fabrique des quartiers, Métropole Européenne de Lille
Avancement du projet

Le projet en est à la consultation des entreprises avec un démarrage des travaux prévu finalement pour septembre 2026 et non plus avril 2026. La livraison est prévue pour juillet 2028.

Retours d'expérience

Le projet, réparti sur trois opérations, a fortement évolué pour des raisons économiques : l'îlot Copernic, initialement prévu sur trois bâtiments, a été ramené à deux, l'îlot Condé Leuze est passé d'une forme intermédiaire à une forme collective et l'îlot Teinturerie a abandonné le commerce prévu en rez-de-chaussée. Cependant, un élément n'a jamais varié : la trame poteaux poutres, garant du principe d'évolutivité.

Photo
© Luc Chéry

© Luc Chéry

© Luc Chéry

© Luc Chéry

©E. Dubourg

©E. Dubourg

©E. Dubourg

©E. Dubourg

©E. Dubourg

©E. Dubourg

©E. Dubourg

©E. Dubourg

© E. Dubourg

© E. Dubourg

Equipe
Commune de Bordeaux, Eiffage Immobilier et Axanis, Bruno Rollet Architecte / DND architectes
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 156 logements
  • Nature : 22 logements locatifs sociaux, 34 logements en accession sociale et 82 logements en accession libre et maîtrisée 
  • Typologies : T1 (12), T2 (52), T3 (64), T4 (25), T5 (3)
  • Surface SDP : 11989 m²
  • Surface SHAB : 9778 m²
  • Innovations : Créer un logement abordable, qui puisse évoluer dans le temps et qui propose une pièce en plus pour les habitants.
Description

Le projet fait partie du programme « 50 000 logements autour des axes de transports collectifs » initié par Bordeaux Métropole. Il vise à densifier les zones proches des transports en commun majeurs, dans le but de favoriser leur utilisation et ainsi atténuer l'artificialisation des sols.

Ce projet, livré en 2020, est composé de 156 logements et se distingue par le fait que 60 d'entre eux disposent d’une pièce supplémentaire de 10 m², sans fonction déterminée. Cette pièce permet d’adapter le logement aux évolutions du ménage et offre également un espace extérieur. Des économies importantes ont été réalisées sur les coûts de construction afin de proposer un rapport espace-prix intéressant pour un logement abordable. La pièce supplémentaire étant livrée sans le moindre aménagement préalable, son coût est réduit, ce qui permet de diminuer le prix du logement au m².

Avancement du projet

Le projet a été livré en 2020.

Retours d'expérience

Un suivi post-livraison a été mené par le laboratoire PAVE de l’ENSAP de Bordeaux afin mesurer l’usage effectif de la pièce modulable et la satisfaction des habitants. Le choix de limiter les finitions et de laisser libre l'appropriation dans la pièce en plus a non seulement permis de contenir le coût de construction, mais aussi de laisser la liberté aux résidents d’aménager cet espace à leur guise, favorisant ainsi la pérennité de l’investissement et la mixité des usages. À ce jour, les retours préliminaires indiquent une appropriation rapide de ces surfaces, que certains ménages ont transformé en bureau à domicile, en coin lecture ou en chambre d’appoint.

Le rapport est disponible au téléchargement.

Equipe du projet
  • Collectivité : Métropole de Bordeaux
  • Maitrise d’ouvrage : Eiffage Immobilier et Axanis
  • Architecte : Bruno Rollet Architecte / DND architectes
  • Structure de recherche : Laboratoire PAVE, ENSAP Bordeaux
Photo
Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

Visite du projet le 3 avril 2024 © GIP EPAU

© Arthur Pequin

© Arthur Pequin

© Arthur Pequin

© Arthur Pequin

© Lemerou Architecture

© Lemerou Architecture

© Arthur Pequin

© Arthur Pequin

Equipe
Commune de Bordeaux, COL (Comité Ouvrier du Logement), Lemerou Architecture
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 20 logements en habitat participatif 
  • Nature : accession sociale mixte : PSLA, VEFA et BRS
  • Typologies : Volumes capables
  • Espaces communs : salle polyvalente (50 m²), studio/chambre d'amis (30 m²), terrasse (700 m²) et potager (55 m²)
  • SDP : 1481 m² 
  • SHAB : 1362 m² et des espaces partagés
  • Innovations : Volumes capables en habitat participatif, logements installés sur un parking silo
Description

Les 20 logements de cette opération sont livrés comme plateaux non aménagés, à l’exception d’un bloc sanitaire, réduisant ainsi leur prix de vente. Les accédants peuvent aménager leurs espaces comme ils le souhaitent, aidés par des hauteurs importantes. De nombreux espaces partagés sont présents dans l’opération : une chambre d’amis commune et une salle supplémentaire sont proposées. À l’extérieur, on trouve une large terrasse, mais aussi un hall extérieur abrité et un potager de 65 m². L’opération est conduite en habitat participatif. L’ensemble des accédants est concerné, qu’ils achètent en libre, PSLA ou BRS.

Avancement du projet

Le projet a été livré en 2021.

Retours d'expérience

Depuis sa livraison en 2021, la totalité des 20 plateaux a été remise aux habitants, qui ont pu personnaliser leurs logements suivant leurs besoins et priorités, profitant notamment des espaces modulables pour créer bureaux, ateliers ou chambres supplémentaires. Le suivi post-livraison, mené par le COL avec l’appui de la structure Faire Ville (AMO), s’emploie à observer les usages du potager partagé et à accompagner les résidents dans la gestion de la chambre d’amis et de la salle commune. À ce jour, le potager produit régulièrement des légumes et aromates, et la salle multifonctionnelle est réservée plusieurs fois par mois pour des ateliers de réparation, des réunions de copropriété ou des événements conviviaux. Ces premiers retours confirment la pertinence du concept de volumes capables et d’espaces partagés pour renforcer les dynamiques collectives et assurer la pérennité du modèle d’habitat participatif.

Equipe du projet
  • Collectivité : Métropole de Bordeaux
  • Maitrise d’ouvrage : COL (Comité Ouvrier du Logement)
  • Architecte : Lemerou Architecture
  • Structure de recherche : Faire Ville (AMO concertation)
Photo
Projet de rénovation © Clément Vergély Architectes

Projet de rénovation © Clément Vergély Architectes

© Clément Vergély Architectes

© Clément Vergély Architectes

Tour IGH existante © Lyon Part-Dieu

Tour IGH existante © Lyon Part-Dieu

Equipe
Commune de Lyon, Icade Promotion, Clément Vergély Architectes
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 100 logements
  • Nature : 55 libres, 45 LLS (PLUS, PLAI, PLS/LLI)
  • Typologies : du T2 au T5
  • Surface : 9000 m²
  • Innovations : Réhabilitation d’une tour IGH, mixité fonctionnelle de l’immeuble, réversibilité des usages, empreinte bas-carbone
     
Description

La réhabilitation de cette tour IGH de 15 étages marque le passage d’un bâtiment « mono-usage » vers une mixité fonctionnelle intégrant logements et commerces. Elle promeut une réversibilité de programmation intelligente, rendue possible par la modularité des plateaux organisés autour d’un noyau central. L’opération s’inscrit dans une démarche bas-carbone, privilégiant la frugalité des ressources et le recours au réemploi, pour renforcer la mixité fonctionnelle au cœur du quartier d'affaires de la Part-Dieu.

Avancement du projet

Le projet est actuellement en chantier et la livraison est prévue pour le T1 2027.

Retours d'expérience
Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Lyon
  • Maitrise d’ouvrage : Icade Promotion
  • Architecte : Clément Vergély Architectes
  • Autres membres de l'équipe : SPL Lyon Part-Dieu

     
Pour aller plus loin

Consulter l'article de Diagonal :
 

Photo
© Projet 310

© Projet 310

Equipe
Commune de Foix, OPH de l’Ariège, AR 109, Groupe Crespy
Région
Occitanie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 10 logements
  • Nature : 10 logements locatifs (PLS)
  • Typologies : T3 (5), T4 (5)
  • Surface SDP : 815 m² dont une salle commune de 46 m²
  • Surface SHAB : 788 m²
  • Locaux : 1 salle commune de 46 m²
  • Innovations : construction modulaire en ossature bois, projet intergénérationnel
Description

Initialement, 13 logements d’habitat intergénérationnel social étaient à destination des locataires vieillissants de la résidence Pierre Faur et de familles, qui bénéficiaient de logements sociaux et d’un accompagnement spécifique, notamment d’une charte d’occupation définissant le vivre-ensemble. 

La salle commune sera équipée d'une cuisine partagée et permettra des activités de rencontre entre les résidents, dont certaines sont destinées plus particulièrement aux seniors.

Avancement du projet

Une nouvelle consultation en conception-réalisation a été lancée en 2025. Le Groupe Crespy mandataire avec l'agence d'architecture AR 109 ont été sélectionnés à l'automne 2025.

 PC a été déposé fin mars 2026.

Les travaux devraient débuter en fin d'année 2026-début d'année 2027 pour une durée d'environ un an.

Retours d'expérience

L'opération avait, initialement, comme objectif de produire 13 logements locatifs (PLS) à partir d'un travail de recyclage de containers maritimes, permettant d'inscrire l'opération dans deux objectifs : une conception innovante et modulaire du logement qui dialogue et s'insère dans son paysage environnant marqué à la fois par le grand ensemble (résidence Pierre Faur) et à la fois par un tissu pavillonnaire.

Toutefois, ces objectifs ont du être adaptés du fait que l'entreprise mandataire du marché, qui devait intervenir dans la réutilisation des containers, a fait faillite Les containers, pendant la durée du blocage juridique lié à la propriété des containers et à la cessation du marché, ont été endommagés, ce qui n'a pas permis de relancer le projet avec le même procédé constructif.

Il a alors été décidé de s'appuyer sur un procédé constructif plus vertueux du point de vu carbone, en préfabrication bois. Certains éléments des containers seront réemployés mais de façon uniquement ornementale et non structurelle.

Le projet a donc vu de nombreuses évolutions, avec un surcout important lié aux études juridiques pour pouvoir relancer l'opération.

La programmation quant à elle n'a pas évolué, la destination du projet, et son projet social sont restés la clé de voute pour l'opérateur départemental.

 

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Foix
  • Maitrise d’ouvrage : OPH de l’Ariège
  • Architecte :  AR 109
  • Structure de recherche : Exity
  • Autres membres de l'équipe : Groupe Crespy (mandataire conception/réalisation)
Photo
© MCBAD

© MCBAD

Equipe
Commune de Audun le Tich, Priams MCBAD.
Région
Grand Est
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : macro-lot de 240 logements (166 privés, 58 co-living)
  • Nature : 228 accession libre, 4 PLAI, 8 PLUS
  • Locaux : 3 commerces (327 m²), 80 chambres d'hotel (2424 m²), 3 locaux (sport, business center, coworking: 4449 m²)
  • Surface SDP : 31545 m²
  • Surface SHAB : 20344 m²
  • Innovations : évolutivité des logements, espaces communs mutualisables
Description

Pour cette opération d’un macro-lot dans une ZAC, la conception bioclimatique (exposition, vitrage, dessin des façades) s’accompagne de l’utilisation de matériaux « simples » à travers un mode constructif mixte de béton bas carbone et bois. Dans ce sens, plusieurs dispositifs sont développés pour permettre la flexibilité du plan et des usages : mode constructif poteau/dalle, cloisons modulables, pièces-satellites…  Le projet inclut des espaces extérieurs privatifs et des espaces partagés (terrasses, locaux vélos, coworking…).

Face aux contraintes économiques et des difficultés de commercialisation liées au phasage de la ZAC, le projet est arrêté provisoirement au stade du dépôt du permis de construire et sera relancé quand la conjoncture le permettra.

Equipe du projet
  • Collectivité : EPA Alzette Belval
  • Maitrise d’ouvrage : Priams
  • Architecte :  MCBAD
  • Structure de recherche : MCBAD+IBA
  • Autres membres de l'équipe : Espace Temps (BET), Cocoonut, Inowai (exploitants)
Photo
© Atelier Marie Leguillon, Djuric Tardio Architectes

© Atelier Marie Leguillon, Djuric Tardio Architectes

Equipe
Commune de Rouen, CAP HORN (promoteur immobilier), Atelier Marie Leguillon, Djuric Tardio Architectes
Région
Normandie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Innovations : Logements entièrement flexibles
Description

Le projet avait été imaginé pour rendre la qualité du logement lisible à travers des espaces communs et végétalisés, l’utilisation des ressources naturelles et la création de logements réversibles, résilients, reconfigurables. L’évolution des habitats en fonction des modes de vie avait été envisagée grâce à la création de pièces de travail, la transformation des rez-de-chaussée en espaces vivants et la présence d’îlots de fraîcheur. Cet habitat participatif et intergénérationnel avait pour objectif de réinventer la chaîne de production du logement grâce à sa production réalisée avec les habitants eux-mêmes.

Le projet initialement porté par CH Promotion (depuis racheté par Demathieu Bard), en partenariat avec OGIC (retiré depuis), a été abandonné fin 2023. Situé dans une ZAC pilotée par la Métropole de Rouen, le terrain s’est révélé difficile à exploiter et l’optimum technico-économique n’a pas été trouvé pour satisfaire l'ensemble des parties prenantes.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Rouen
  • Maitrise d’ouvrage : CAP HORN (promoteur immobilier)
  • Architecte :  Atelier Marie Leguillon, Djuric Tardio Architectes
  • Structure de recherche : CAP HORN
  • Autres membres de l'équipe : OGIC, Vraiment Vraiment
Photo
Remise de la plaque du programme avec la ministre de la ruralité Françoise Gatel © Arnaud Bouissou

Remise de la plaque du programme avec la ministre de la ruralité Françoise Gatel © Arnaud Bouissou

Scénario de l'atelier plan guide © Atelier de l'Ourcq

Scénario de l'atelier plan guide © Atelier de l'Ourcq

Vue piétonne © Atelier de l'Ourcq

Vue piétonne © Atelier de l'Ourcq

Atelier plan guide © Atelier de l'Ourcq

Atelier plan guide © Atelier de l'Ourcq

© Atelier de l'Ourcq

© Atelier de l'Ourcq

Equipe
Commune de Salles-de-Barbezieux
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Études pré-opérationnelles/complémentaires
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 6 logements
  • Typologie : T2 (5), T3 (1)
  • Surface SHAB : 399 m²
  • Locaux : 2 (bar associatif et salle commune)
  • Innovations : habitat intergénérationnel et inclusif, espaces communs
Description

Le projet prévoit la réalisation de 4 logements seniors et d’un « logement de crise / d’aller-vers », potentiellement pour des personnes victimes de violences conjugales. Les publics, les grilles de prix et les modalités d’accompagnement sont actuellement en phase de réflexion.

Un dispositif de concertation « à minima » est prévu pour informer et impliquer les habitants : une proposition qui pourrait être affinée au cours du projet pour consolider la thématique de l’évolutivité des logements. Le projet prévoit la réalisation d’une salle commune et la réhabilitation d’un bâtiment existant en bar associatif, qui serait ouvert aux résidents, à leurs proches et à l’ensemble de la commune.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Salles-de-Barbezieux
  • Maitrise d’ouvrage : Commune de Salles-de-Barbezieux
  • Architecte :  proposition de faire appel aux étudiants architectes de l’ENSA
  • Structure de recherche : ReSanté-vous
  • Autres membres de l'équipe : OGIC, Vraiment Vraiment
Photo
© Commune de Bois-Colombes

© Commune de Bois-Colombes

Equipe
Commune de Bois-Colombes, Hauts-de-Seine Habitat
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 33 logements
  • Surface SHAB : 1747
  • Surface SDP : 1890
  • Typologies : studio (1), T2 (20), T3 (9), T4 (3)
  • Locaux : 1 commerce (45 m2)
  • Innovations : habitat inclusif, logement évolutif, co-conception
Description

Sur les 33 logements de cette opération, 22 pièces étaient destinées aux seniors, 3 ou 4 pièces à des colocations de jeunes suivis par la Fondation d’Auteuil. Un commerce en pied d’immeuble de 45 devait être intégré au projet. La démarche de co-conception, portée par le projet, avait pour objectif d'associer des seniors de Bois-Colombes, des associations locales et l’équipe projet.

Avancement du projet

Le projet s'est temporairement arrêté en 2025 pour des problématiques liées au foncier. En juin 2026, la situation est toujours bloquée et le projet est définitivement à l'arrêt.

Retours d'expérience

La maîtrise d'ouvrage Hauts-de-Seine Habitat, avait pour objectif de mener trois innovations dans le cadre de cette expérimentation.

  • Mobiliser des seniors, des jeunes de la fondation des Apprentis d’Auteuil disposant de plusieurs appartements en co-location, ainsi que les habitants autour d'un processus de co-conception ;
  • Associer l'architecte de l'opération au groupe de travail dès le démarrage afin de permettre une traduction spatiale fine et précise des besoins sociaux ;
  • Au-delà de la co-construction du projet, l'accent devait également être mis sur l'évolutivité des logements, leur multifonctionnalité au vu des spécificités des catégories d'occupants, sur la typologie des espaces communs ainsi que leur usage. Si certains logements étaient à destination des Apprentis d’Auteuil et des seniors, d’autres logements devaient être loués à des ménages sans spécificités particulières, l’objectif étant de maintenir une diversité d’occupation.

La démarche ainsi expérimentée avait vocation à se pérenniser dans les méthodes de travail de Hauts-de-Seine Habitat pour ce type d'opération.

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Bois-Colombes
  • Maitrise d’ouvrage : Hauts-de-Seine Habitat
  • Autres membres de l'équipe : Fondation d’Auteuil, Habiter Autrement, Association Petits Frères des Pauvres
Photo
© Al'Ma

© Al'Ma

Visite du chantier avec l'USH

© Al'Ma

© Al'Ma

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© L'atelier architectes & ingénieurs

© L'atelier architectes & ingénieurs

© Al'Ma

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© L'atelier architectes & ingénieurs

© L'atelier architectes & ingénieurs

© Al'Ma

© Al'Ma

© L'atelier architectes & ingénieurs

© L'atelier architectes & ingénieurs

© Al'Ma

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Equipe
CADEMA (Communauté d'Agglomération Dembéni - Mamoudzou), AL'MA Action Logement, L'atelier.architectes,
Région
Hauts-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 33 logements
  • Nature : 33 logements locatifs intermédiaires (LLI)
  • Typologies : T1 (12), T2 (18), T3 (3)
  • Surface SDP : 1576 m² dont 255 m²d'espace commun (laverie, cuisine, coworking, espace loisir/détente)
  • Surface SHAB : 1636 m²
  • Innovations : concertation usages et vies ensemble, évolution modes de vies jeunes actifs
Description

Cette opération pilote de 33 logements s’est appuyée sur une étude sociologique et sur des ateliers participatifs pour concevoir des logements adaptés aux usages et au contexte local. La méthode mise en œuvre vise à élaborer un modèle reproductible, capable de s’adapter à la diversité des situations urbaines à Mayotte, et à proposer de nouvelles formes d’habitat collectif. Le projet constitue une alternative à plusieurs niveaux : à l’habitat individuel informel, à des logements souvent inadaptés aux conditions climatiques de l’Océan Indien, ainsi qu’aux enjeux spécifiques de la ville et du quartier. Il repose donc sur une ambition sociale forte ciblant une population en situation de mal logement, une volonté de diversification de l’offre (LLI, colocation), une attention portée à la mixité sociale et aux usages, une démarche de recherche associée à des partenaires académiques, et une ambition environnementale et paysagère affirmée. 

Il propose un cadre de vie accueillant, avec des espaces partagés. Ce projet s’inscrit aussi dans une dynamique sociale, intégrant l’évolution des modes de vie, la relation entre logement, usages et qualité de vie, ainsi que l’implantation de services de proximité : espaces de coworking, accompagnement à la création d’activité, services ouverts sur le quartier et à destination des habitants de la résidence.

Avancement du projet

Le projet a été inauguré le 19 décembre 2025 avec des premiers locataires qui ont pris place dans les lieux.

Retours d'expérience

Le projet s'inscrivait dans un contexte social et territorial particulièrement contraint, marqué par une forte précarité et un déficit important de logements. Adossé à un programme NPNRU et à une démarche de recherche et développement sur l'habitat de qualité, il visait à diversifier l'offre résidentielle. 

L'opération apparaît qualitative, notamment avec la mixité sociale, l'innovation sociale, prise en compte du contexte local. Toutefois, le projet a connu des conditions de chantier difficiles impactant le processus. 

Equipe du projet
  • Collectivité : Communauté d'Agglomération Dembéni - Mamoudzou (CADEMA)
  • Maitrise d’ouvrage : AL'MA Action Logement
  • Maitrise d'œuvre : L'atelier.architectes
  • Structure de recherche : Centre de Recherche sur l'Habitat du LAVUE (ENSA Paris Val-de-Seine) - CNRS UMR 7218
  • Autres membres de l'équipe : commune de Mamoudzou, Uni Vert Durable, Alpha Energie, EBIM Ingénierie, Dardel Ingénierie
Photo
© Projet

© Projet

© Commune de Périgueux

© Commune de Périgueux

Equipe
Commune de Périgueux, OPH Périgord Habitat, Groupe Schurdi Levraud
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 30 logements
  • Nature : 20 PLAI, 10 PLUS
  • Typologies : T2 (8), T3 (16), T4 (5), T5 (1)
  • Surface SHAB : 1934 m²
  • Innovations : Régénération urbaine d’une ancienne cité d’urgence, transition énergétique intégrée dans la production des logements (matériaux locaux, logements traversant, etc.), confort du logement et adaptabilité des usages (PMR), dialogue entre la MOE et la MOA pour favoriser un projet évolutif où le citoyen est intégré, participation et concertation sont prises en compte
Description

Ce projet de 30 logements mise sur un confort des logements et la transition énergétique en portant ses efforts sur d’une part la qualité énergétique (logements traversants, confort d’été, logements passifs) et d’autre part sur le jeu sur l’ouverture et la préservation de l’intimité dans les espaces extérieurs.

Le dialogue entre la MOA et la MOE peut se lire à plusieurs niveaux : multidisciplinarité de l’équipe, dialogue constructif entre les habitants, les porteurs de projets et la MOE permettant de réinterroger le programme tout au long du projet, autonomisation de l’équipe par rapport au séquençage APS/APB/PRO. Participation et concertation sont également au cœur du projet grâce à plusieurs mesures : associer les riverains, les associations représentatives des locataires en lien avec la collectivité locale, mise en place d’un Conseil de Concertation Locative à toutes les étapes du projet, occupation intergénérationnelle des logements sociaux.

Avancement du projet

Le Permis de construire (PC) a été déposé le 21 mai 2026 et est en instruction. les prochaines grandes échéances prévisionnelles du projet sont les suivantes : 

  • septembre 2026 : lancement du DCE
  • T4 2026 : lancement des travaux
  • mars 2028 et avril 2028 : livraison puis installation des premiers locataires.
Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Périgueux
  • Maitrise d’ouvrage : OPH Périgord Habitat
  • Maitrise d'œuvre : Groupe Schurdi Levraud
  • Structure de recherche : Direction de la Stratégie, de l’innovation et des Etudes de Périgord Habitat
Retours d'expérience

Le projet a d'abord connu une évolution programmatique passant de 32 à 30 logements.

L'intégration du projet dans le programme Engagés pour la qualité du logement de demain a été l'occasion de poser les bases d’une nouvelle façon de construire, en établissant formellement le recours à et la valorisation de l’expertise d’usage des locataires. Il a constitué un éclairage médiatisé localement et mobilisateur en interne. Toutefois, ces avantages ont un impact concret limité dans le temps auprès des partenaires du projet. Les ambitions d’excellence environnementale et d’innovation architecturale n’ont pas été accrues par rapport aux autres programmes de logements neufs portés par la MOA. Il aurait fallu que le projet soit doté de financements incitatifs, or, un OPH tel que celui de Périgord Habitat est contraint dans ces ambitions dès lors que les collectivités locales n’appuient pas sa démarche au-delà du droit commun et de leurs engagements financiers annuels ou pluriannuels contractualisés.

Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Abandonné
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 20 logements
  • Surface SHAB : 1220 m²
  • Innovations : relation cellule logement / espaces communs
Description

Ce projet de 20 logements intégrés dans un écoquartier était l’occasion d’une réflexion sur la transition écologique par l’insertion paysagère. Le logement était envisagé dans son approche relationnelle grâce à une réflexion innovante sur l’intime/extime, le privatif/les communs et sur la qualité des espaces de transition (cages d’escaliers, halls). Un focus était ainsi porté sur des ménages vulnérables avec une identification des besoins basée sur des contacts avec le tissu associatif local et une programmation de logements sociaux adaptée.

Le projet pilote devait se monter dans un périmètre de ZAC dont la programmation a été ajournée, mettant à l’arrêt le développement du projet.

Equipe du projet
  • Collectivité : Grand Poitiers
  • Maitrise d’ouvrage : OPH Périgord Habitat
  • Structure de recherche : CRH/LAVUE
  • Autres membres de l'équipe : partenariat avec le tissu associatif local
Photo
© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

© Vladimir de Mollerat du Jeu

Equipe
Commune de Lyon, SA de Construction de la Ville de Lyon (SACVL), WYSWYG ARCHITECTURE
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 6 logements
  • Nature : 6 PLAI (4 neufs, 2 réhabilités)
  • Typologies : T1 (3), T3 (2), T4 (1)
  • Surface SDP : 374 m²
  • Surface SHAB : 309 m² et 20 m² de salle commune
  • Innovations : Mener un projet social à petite échelle en zone tendue tout en conciliant les futurs usages et une exigence importante sur les enjeux environnementaux et urbains
Description

La dimension sociale était centrale dans cette opération de six logements sociaux collectifs PLAI, conçus sous forme de maisons (réhabilitation du bâti en fond de parcelle et construction neuve en front de rue). Elle s'est traduit par la présence de logements locatifs, d’espaces communs intérieurs et extérieurs (salle commune en rez-de-chaussée, potager partagé), d’un jardin ouvert sur la crèche, ainsi que par l’implication du gestionnaire en amont pour identifier précisément les besoins des futurs locataires. Les habitants et usagers ont été associés à chaque étape du projet.

L’intégration urbaine a fait l’objet d’un soin particulier, avec un travail sur les hauteurs et volumes des bâtiments afin de respecter la morphologie du quartier. La construction compacte avait pour objectif de proposer une écriture architecturale sobre et pérenne, avec des logements rationnels, efficaces, traversants ou à double orientation. Ce qui a nécessité des choix constructifs innovants : construction partiellement hors site pour limiter les nuisances, ossature bois pour l’extension de la maison existante en fond de parcelle, pierres massives géosourcées pour le bâtiment neuf. Le projet visait deux labellisations (NF Habitat et Bâtiment biosourcé) et proposait des logements traversants ou à double orientation.

Avancement du projet

Le projet a été livré en décembre 2025 et l'inauguration a eu lieue en janvier 2026.

Equipe du projet
  • Collectivité : commune de Lyon
  • Maitrise d’ouvrage : SA de Construction de la Ville de Lyon (SACVL)
  • Architecte :  WYSWYG ARCHITECTURE
  • Structure de recherche : interne SACVL
  • Autres membres de l'équipe : Crèche Montchat Botté, Agence Locale de l’Énergie et du Climat du Rhône (ALEC 69), Prestaterre
Retours d'expérience

Un tel programme (une offre de logements en PLAI) à cette échelle, avec ces ambitions et dans un contexte de zone tendue n'aurait pu trouver l'équilibre sans un appui public important. Ainsi les subventions de la Ville de Lyon et de la Métropole du Grand Lyon ont représenté une part importante du financement du projet (41%). C'est notamment ce niveau d'engagement qui a permis de d'articuler les objectifs de loyers bas tout en conservant un niveau d'exigence architecturale important. 

Le travail mené tout au long de la conception a permis de traduire fidèlement les intentions initiales dans la réalisation du projet. Comme tout projet de construction, celui-ci a néanmoins rencontré plusieurs défis au cours de sa mise en œuvre.

La principale difficulté a concerné le rythme d'avancement du chantier. En raison de la taille relativement modeste de l'opération (six logements), le choix s'est naturellement porté sur des entreprises artisanales et de petite taille. Si ces entreprises apportent un savoir-faire précieux, elles disposaient de capacités d'organisation et de planification plus limitées, et dès lors que le chantier s'est écarté du calendrier initial, la coordination des interventions est devenue plus complexe. Dans ce contexte, les leviers contractuels, tels que les pénalités de retard, se révèlent délicats à mobiliser. Leur mise en œuvre peut fragiliser la relation avec les entreprises, dont les marges de manœuvre sont souvent réduites, et risquer de compromettre la bonne poursuite des travaux. Cette expérience souligne ainsi l'importance d'un dialogue constant, d'une coordination étroite et d'une anticipation renforcée pour accompagner ce type d'opération.

Photo
Avancement du chantier, ©Siloge

Avancement du chantier, ©Siloge

Vue projetée du pôle santé de l’espace public © Atelier Bettinger Desplanques Architectes / groupement du projet

Vue projetée du pôle santé de l’espace public © Atelier Bettinger Desplanques Architectes / groupement du projet

Avancement du chantier, ©Siloge

Avancement du chantier, ©Siloge

Vue projetée de l’intérieur d’îlot vers la résidence autonomie © Atelier Bettinger Desplanques Architectes / groupement du projet

Vue projetée de l’intérieur d’îlot vers la résidence autonomie © Atelier Bettinger Desplanques Architectes / groupement du projet

Implantation volumétrique © Atelier Bettinger Desplanques Architectes / groupement du projet

Implantation volumétrique © Atelier Bettinger Desplanques Architectes / groupement du projet

Organisation fonctionnelle du RDC © Atelier Bettinger Desplanques Architectes / groupement du projet

Organisation fonctionnelle du RDC © Atelier Bettinger Desplanques Architectes / groupement du projet

remise du sceau de l'excellence @siloge

remise du sceau de l'excellence @siloge

Equipe
Commune de Mesnil-en-Ouche, Siloge, Atelier Bettinger Desplanques Architectes
Région
Occitanie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 33 logements
  • Nature : 33 PLS
  • Typologies : T1 (19), T2 (11), T4 (3)
  • Surface SDP : 2235 m²
  • Locaux : 6 locaux médicaux (285 m²)
  • Innovations : Mixité d'usages et maintien de l’autonomie ; mise en place d'espaces partagés
Description

Le projet de l’îlot de l’Ancienne Poste à Mesnil-en-Ouche vise à créer une polarité habitat-santé en centre-bourg, permettant le maintien de l’autonomie des habitants. Il s’inscrit dans une démarche de revitalisation du centre-bourg, associant recyclage foncier, diversification de l’offre de logement et développement de services de santé.

L’installation de cette résidence autonomie de 25 logements, plus des places externalisées d’un foyer santé et un pôle santé, en centre-bourg, est permise par la reconversion d’une friche à l’aide du fonds friches. Ce pôle de l’autonomie vise à favoriser l'indépendance des résidents par la proximité des services et les espaces partagés. La création d’un pôle santé et son installation en centre-bourg prévoient un potager partagé et des coursives larges pour favoriser les échanges. Le CCAS et l’association Jules Ledein sont associés dès la conception du projet.

Le projet est vertueux à plusieurs titres : en matière de sobriété foncière grâce au recyclage foncier d’une friche permettant la densification en centre-bourg, avec une insertion cohérente dans le tissu existant et proposant une mixité programmatique, sociale, handi-valide et intergénérationnelle. La conception de l'opération permet des espaces communs et un espace extérieur semi public contribuant au lien social et physique entre les usagers et le centre-bourg. Le traitement paysager est particulièrement vigilant au maintien de la biodiversité dans cet ilot reconstruit.

La cérémonie de la pose de la première pierre a eu lieu le 12 juillet 2024.

Avancement du projet

La cérémonie de la pose de la première pierre a eu lieu le 12 juillet 2024. Le chantier devrait se terminer d'ici la fin de l'année 2026.

Retours d'expérience
Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Mesnil-en-Ouche
  • Maitrise d’ouvrage : Siloge
  • Architecte : Atelier Bettinger Desplanques Architectes
  • Structure de recherche : HD-ID (psychosociologue)
  • Autres membres de l'équipe : CCAS ; Association Jules Ledein (futur gestionnaire)
Photo
© Groupe des Chalets

Photos du chantier, juin 2026. © Groupe des Chalets

© Groupe des Chalets

Photos du chantier, juin 2026. © Groupe des Chalets

© Groupe des Chalets

Photos du chantier, juin 2026. © Groupe des Chalets

© Groupe des Chalets

Photos du chantier, juin 2026. © Groupe des Chalets

© Benjamin Van den Bulcke Architecte

© Benjamin Van den Bulcke Architecte

© EQLD
Equipe
Commune de Toulouse, SA HLM des Chalets, Benjamin Van den Bulcke Architecte
Région
Occitanie
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Chantier
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 58 logements 
  • Nature : 5 PSLA , 17 PLS, 17 PLAI, 19 PLUS
  • Typologies : T1 (3), T2 (23), T3 (21), T4 (10), T5 (1)
  • Surface d'équipement : 253 m²
  • Innovations : AMU, présence d’un living lab, habitat inclusif pour les personnes en situation de handicap, Espace de Vie Sociale, mixité sociale
Description

Conçu par les agences BVA – Benjamin Van Den Bulcke et LSD Architectes – Lissarrague San Dupuis, le projet prévoit la création d’espaces partagés ouverts et conviviaux : un jardin partagé, un espace collectif dédié aux personnes en situation de handicap, ainsi qu’un Espace de Vie Sociale (EVS) de 230 m², dont la Ligue de l’enseignement de la Haute-Garonne assure la programmation et l’animation. Ces dispositifs visent à encourager les interactions entre résidents et habitants du quartier. 

Pensée avec le GIHP Midi-Pyrénées et le collectif Hip Hope, la résidence Azellia s’inscrit dans une démarche d’habitat inclusif, avec un accompagnement quotidien adapté aux besoins des habitants, en particulier des personnes en situation de handicap. Un living lab, animé par la Maison intelligente de Blagnac, accompagne le projet pour évaluer en continu la mise en œuvre des ambitions portées. Cette démarche vise à documenter les usages, capitaliser les apprentissages et renforcer la reproductibilité du modèle.

Equipe du projet
  • Collectivité : Toulouse Métropole
  • Maitrise d’ouvrage : SA HLM des Chalets
  • Architecte : Benjamin Van den Bulcke Architecte
  • Structure de recherche : Maison Intelligente de Blagnac
  • Autres membres de l'équipe : GIHP National (associations), OPPIDEA (SEM), Ville de Toulouse, IRT – UMR CNRS 5505
Avancement du projet

Le chantier a été lancé en juin 2026. Le Gros œuvre est finalisé à 80%.

Un logement témoin pour le GHIP est prévu pour octobre 2026 et la livraison globale du projet est prévue pour le S2 2027.

Retours d'expérience

Le projet était, dès l'origine, inscrit dans une démarche de mixité sociale et générationnelle en proposant une offre de logements à destination des personnes en situation de handicap, des seniors autonomes, des familles et des accédants à la propriété sociale.

Cette inclusion des enjeux dès la programmation a nécessité le support de partenaires sectoriels identifiés et contractuellement engagés avant la livraison.

Photo
Perspective ©Studio Mustard

Perspective ©Studio Mustard

Façade arrière ©Studio Mustard

Façade arrière ©Studio Mustard

Equipe
Commune de Grenoble, Bouygues Immobilier, Studio Mustard
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 44 logements
  • Nature : 40 en accession libre, 4 en accession encadrée (BRS)
  • Typologies : T2 (18), T3 (17), T4 (8), T5 (1)
  • Surface SDP : 3 200 m²
  • Surface SHAB : 2 800 m²
  • Locaux : commerces en RDC (132 m²), communs (coworking, loggia partagée), 8 places de stationnement en sous-sol
  • Innovations : approche en co-construction, logements conçus par et pour les personnes à mobilité réduite, évaluation continue du projet et reproductibilité
Description

Ce projet résultait de la volonté de développer une démarche co-construite de logements conçus par et pour les personnes à mobilité réduite. La méthodologie avait pour objectif d’assurer des échanges au sein d’une équipe variée pour concevoir le projet de logements adaptés aux usages et de mener des ateliers avant, pendant et après la construction du projet (co-rédaction d’un cahier des charges techniques).

Les principes d’adaptation aux handicapés du projet avaient pour objectif d'être multiples : la cellule logement est réversible selon l’évolution des modes de vie, les espaces communs auraient été adaptés à tous et à toutes et un système de préfiguration des circulations est mis en place. Le projet devait faire l’objet d’une évaluation continue, grâce à un travail de recherche réparti entre les différents acteurs : architecte, aménageur, et étudiants. Ce travail aurait permis d’élaborer une réflexion globale (nouveaux usages, conception architecturale) et de promouvoir un modèle reproductible et inclusif.

Avancement du projet

Le projet est actuellement à l'arrêt en raison de difficultés de commercialisation.

Retours d'expérience
Equipe du projet
  • Collectivité : ville de Grenoble
  • Maitrise d’ouvrage : Bouygues Immobilier
  • Architecte : Studio Mustard
  • Structure de recherche : Grenoble Ecole de Management
  • Autres membres de l'équipe : InnoVia Grenoble (société économie mixte), Juste pour Son Sourire (association), Handi Réseaux 38 (association)
Photo
© CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

© CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Atrium bioclimatique - © CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Atrium bioclimatique - © CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Atrium bioclimatique - © CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Atrium bioclimatique - © CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Coursives - © CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Coursives - © CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Façade - © CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Façade - © CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences

Equipe
Commune de Champs sur Marne, CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences/Atelier Villemard Associés
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Projet livré
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 172 logements 
  • Nature : 172 logements étudiants locatifs
  • Typologies : T1 (153), T2 T3 T4 (19) pouvant accueillir des colocations
  • Surface espaces communs : 500 m²
  • Innovations : atrium bioclimatique, espaces d'usage réversibles
Description

Il s'agit d'une résidence étudiante de 207 places livrée en 2019 au sein du Campus Descartes de Champs-sur-Marne. Porté par le Crous de Créteil et 3F Résidences et conçu par l'atelier Villemard Associés, ce bâtiment bas-carbone, sobre en matériaux, est conçu à partir d'une structure béton et une façade bois.

Il intègre également une fonction bioclimatique, grâce à un atrium respirant permettant un confort d'été et une inertie thermique limitant le recours au chauffage. Cet atrium, pensé comme un grand lieu commun distributif, permet également aux étudiants de se rencontrer et d'organiser des évènements, notamment dans les espaces communs prévus en rez-de-chaussée.

La structure en ossature béton et façade bois permettra au bâtiment d'évoluer dans le temps et de s'adapter à de nouveaux usages et à de nouvelles appropriations. 

Equipe du projet
  • Collectivité : Commune de Champs-sur-Marne, EpaMarne
  • Maitrise d’ouvrage : CROUS de Créteil/CNOUS/3F Résidences
  • Architecte : ATELIER VILLEMARD ASSOCIÉS
  • Structure de recherche : Ecole Nationale d’Architecture de la Ville et des Territoires Paris Est, Laboratoire de recherche OCS, ENSAP de Strasbourg, Laboratoire de recherche AMUP, Anyoji Beltrando
  • Autres membres de l'équipe : ARD Associés
Parole de lauréat

Ressource(s) liée(s)
Photo
Des logements réversibles 2022

Des logements réversibles 2022

La tour : à la livraison (©IDA Paris Habitat), aujourd'hui, et projet

La tour : à la livraison (©IDA Paris Habitat), aujourd'hui, et projet

Vivre ensemble mais séparément

Vivre ensemble mais séparément : réversibilité des modes d'habiter 2023

Ateliers de Co-Conception avec les étudiants, 2023

Ateliers de Co-Conception avec les étudiants, 2023

De typologies fixes à une multiplicité d'habitats 2023

De typologies fixes à une multiplicité d'habitats 2023

Coupes des nouvelles façons d'habiter le patrimoine moderne 2023

Coupes des nouvelles façons d'habiter le patrimoine moderne 2023

Géographie des communs 2022

Géographie des communs 2022

Gisement de réemploi in-situ 2022

Gisement de réemploi in-situ 2022

Equipe
Commune de Paris, Paris Habitat, L’AUC, Fagart & Fontana, Catherine Mosbach
Région
Île-de-France
Incubé
Désactivé
Type de MOA
Type de projet
Étape du projet
Dépôt de PC
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 184 logements étudiants
  • Nature : 184 PLUS
  • Typologies : T1 (145), T2 (8), T3 (25), T4 (7)
  • Locaux : 2 locaux associatifs (175 m²), 3 communs (sport, étude, buanderie cuisine, 288 m²)
  • Surface SDP : 8310 m²
  • Surface SHAB : 5368 m²
  • Innovations : apport d'une qualité par des communs partagés à l’échelle du bâtiment
Description

Ce projet de réhabilitation porté par Paris Habitat vise à la transformation d'une tour emblématique du nord de Paris réalisée par Raymond Lopez et livrée au début des années 60. La transformation de la Tour s’inscrit dans un processus novateur de dialogue et de co-construction entre le maître d’ouvrage et les futurs gestionnaires, les usagers ainsi que les maîtres d’œuvre.

La qualité de la réhabilitation des 96 logements sociaux en 185 logements étudiants de la Tour des Poissonniers réside dans la méthodologie de l’équipe. Le travail d’esquisse s’est appuyé sur la réalisation d’atlas : un atlas des hypothèses de transformation de la tour, un atlas des références européennes sur des projets similaires, un référentiel des bonnes pratiques du commun. Inclusif et partenarial, il s’agissait de « faire projet avec », grâce à des ateliers de co-conception avec des étudiants et étudiantes, la recherche d’une charte de la gestion future de la résidence et la création de podcasts qui documentent les ambitions du projet et présentent ses acteurs et actrices. Le site internet du projet reflète sa dimension expérimentale en présentant ses différentes étapes et documents de travail.

Avancement du projet

Le projet de la Nouvelle tour des Poissonniers n'a pas encore entamé sa phase opérationnelle. L'évolution de la programmation du rez-de-chaussée avec le retrait du Centre des arts vivants a en effet nécessité de retravaillé le projet et le permis de construire. En revanche, la partie logements n'a pas été affectée par cette nouvelle programmation, et les ambitions initiales sur les modes de vie, notamment en proposant de nombreux communs, sont maintenues en totalité. 

Par ailleurs, une attention particulière a été portée sur le réemploi in situ. Ce volet, identifié en amont comme un enjeu majeur, a été traité de manière singulière par l'agence : monter en compétence en interne plutôt que de déléguer le pilotage de la démarche à un AMO spécialisé ou à un bureau d’études au sein de l’équipe de maîtrise d’œuvre.

 

La phase PRO est actuellement entrain d'être finalisée (fin juin 2026). Le DCE et le lancement des AO devraient intervenir d'ici la fin de l'année et les travaux devraient débuter au T1 2027.

Equipe de projet
  • Collectivité : Commune de Paris
  • Maitrise d’ouvrage : Paris Habitat OPH, CROUS Paris
  • Architecte : l’AUC (mandataire), Fagart & Fontana (associés)
  • Structure de recherche : Laboratoire Lasur EPFL
  • Autres membres de l'équipe : Mosbach Paysagistes, Arcadis TCE, ETE, G-On, BMF, Link Acoustique, Casso et associés, Medieco, AHA
Photo
© Dauphins Architecture, Vue d'insertion depuis la rue Jules Verne

© Dauphins Architecture, Vue d'insertion depuis la rue Jules Verne

© Dauphins Architecture

© Dauphins Architecture

Equipe
Commune de Bègles, Coopérative d’Habitants « Boboyaka la Castagne », Dauphins Architecture
Région
Nouvelle-Aquitaine
Incubé
Désactivé
Type de projet
Étape du projet
Consultation des entreprises
Textes
Carte d'identité
  • Taille de l'opération : 21 logements
  • Nature des logements : 13 PLS, 2 PLI et 6 libre ou 17 en BRS et 4 en bail emphytéotique
  • Typologies : T1 (1), T2 (17), T3 (3)
  • Locaux : micro-crèche associative et espaces communs
  • Surface SDP : 1512 m² dont 136 m² de crèche et 160 m² d'espaces communs
  • Surface SHAB : 1329 m²
  • Innovations : Projet intergénérationnel intégrant une dimension sociale et écologique
Description

Composé de 21 logements (20 logements seniors, 1 studio pour étudiant ou jeune travailleur) pour 24 coopérateurs, 1 micro-crèche et un local commercial, ce bâtiment est réellement intergénérationnel. Les 20 logements dédiés aux seniors sont conçus pour favoriser l’ergonomie et l’autonomie, intégrant le handicap, couplés à un studio pour des étudiants et/ou jeunes travailleurs, une micro-crèche en RDC et un local commercial et un espace commun.

La dimension sociale et écologique est également très marquée, avec l’intégration des logements sociaux (agrément PLS ou BRS), d’espaces communs et une conception bioclimatique avec logements traversants, isolation des façades différenciée selon leur orientation et l'usage du bois dans la construction. Le futur projet est avant tout coopératif, les futurs habitants sont les maîtres d'ouvrage, ces derniers étant intégrés tout au long du processus à travers des entretiens individuels et des réunions de groupe. Ils ont confié la délégation de la maîtrise d'ouvrage pour la construction de l'ouvrage au COL, coopérative d'habitat social très engagée dans l'habitat participatif. Le projet est une propriété collective de la coopérative Boboyaka. Ce modèle de propriété permettra la transmission aux générations seniors à venir, reposant sur la non-spéculation.

Avancement du projet

La banque qui suivait jusque là l'opération a arrêté de la financer, un travail est donc actuellement engagé avec le COL sur le montage financier du projet, qui est en cours d'élaboration. 

Le démarrage des travaux est prévu pour septembre 2026. La livraison pour le S2 2027.

Retours d'expérience

Ce qui rend ce projet singulier, c’est ce qui s’est joué dans le processus lui-même. Conscients que l’un des membres d’un couple peut décéder ou rejoindre une structure médicalisée, les coopérateurs ont d’abord demandé des logements modulaires permettant d’adapter les surfaces aux évolutions des foyers. Cette solution a été jugée trop complexe d'un point de vue architectural. La participation a alors permis de faire évoluer la réponse : non pas transformer le logement, mais relocaliser les ménages à l’intérieur de la coopérative selon la taille des appartements disponibles. Ce mécanisme de rotation interne, fruit de la discussion collective, résout le casse-tête de demain non par la conception architecturale, mais par la gouvernance.

Le projet a connu et connaît encore des difficultés économiques, notamment avec l'obtention d'un prêt. Le fait que la MOA soit une coopérative influence grandement la capacité des banques à accorder un prêt ou non.

Equipe du projet
  • Collectivité : Bordeaux métropole
  • Maitrise d’ouvrage : Coopérative d’Habitants « Boboyaka la Castagne »
  • Architecte : Dauphins Architecture
  • Structure de recherche : Laboratoire PAVE/ENSAP Bordeaux associé au Centre Emile Durkheim
  • Autres membres de l'équipe : COL (Comité Ouvrier du Logement)
Parole de lauréats